Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

À la recherche de la paix en Centrafrique. Médiations communautaires, religieuses et politiques

Notes
|
Date de publication
|
Références
Notes de l'Ifri, juin 2017
Image de couverture de la publication
couv_vircoulon_centrafrique.jpg
Accroche

Cette note présente un panorama des différents types de médiation qui ont accompagné la dernière crise centrafricaine depuis son commencement fin 2012 jusqu’au début de l’année 2017 et ont abouti à une architecture de dialogue ad hoc et à un processus de médiation multidimensionnel toujours en cours.

Image principale
Casque bleu en patrouille à Bangui, août 2014
Casque bleu en patrouille à Bangui, août 2014
S. Sveicers/Shutterstock.com
Corps analyses

Dans un contexte d’enlisement de la crise centrafricaine, cette note tente de comprendre les limites de cette architecture et souligne les leçons et questions que suscite ce processus de médiation multidimensionnel. Alors que les médiations religieuses s’essoufflent, les médiations politiques en viennent à se contredire faute de coordination véritable et une tentative de remise en cohérence de ces dernières est en cours sous l’impulsion de l’Union européenne.

La dimension confessionnelle et intercommunautaire du conflit centrafricain à partir de 2014 a nécessité le déploiement de deux pratiques de médiation : la médiation communautaire et la médiation politique. Comme la réconciliation nationale était à l’ordre du jour durant la période de transition (2014-2016) et qu’un accord pour le Désarmement, la Démobilisation, et la Réinsertion (DDR) entre le gouvernement et les groupes armés était jugé indispensable, ces deux médiations ont été mises en œuvre simultanément et en parallèle. De nombreux acteurs de la société civile se sont investis dans la médiation intercommunautaire et interreligieuse tandis que la médiation politique entre le gouvernement et les groupes armés était du ressort des internationaux.

Il serait possible de parler de médiation par le haut et de médiation par le bas si la plupart des acteurs impliqués n’avaient pas une double présence, i.e. une présence et une action au niveau national et au niveau local. Il en est ainsi des leaders religieux qui ont joué un rôle sur les plans international, national et local mais aussi de certains acteurs internationaux. L’ONU par exemple a effectué des médiations par le haut (au niveau du gouvernement à Bangui) et des médiations par le bas (au niveau local, voire au niveau de quartier par l’intermédiaire de la section Affaires civiles de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine). Grâce au soutien des ONG internationales à des associations locales pour œuvrer à la réconciliation, l’international a rencontré le local pour donner naissance à des actions de médiation et de dialogue.

 

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

À la recherche de la paix en Centrafrique. Médiations communautaires, religieuses et politiques

Decoration
Auteur(s)
Photo
Thierry Vircoulon

Thierry VIRCOULON

Intitulé du poste

Chercheur associé, Centre Afrique subsaharienne de l'Ifri

Image principale
Afrique subsaharienne
Centre Afrique subsaharienne
Accroche centre

Créé en 2007, le centre Afrique subsaharienne de l’Ifri produit une analyse approfondie du continent africain, de ses dynamiques sécuritaires, géopolitiques, politiques et socio-économiques (en particulier le phénomène d’urbanisation). Le Centre se veut à la fois, via les différentes publications et conférences, un espace de diffusion d’analyses à destination des médias et du public mais aussi un outil d'aide à la décision des acteurs politiques et économiques à l'égard du continent.  

 

 

Le centre produit des analyses pour différents organismes tels que le ministère des Armées, le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’Agence française de développement (AFD) ou encore pour différents soutiens privés. Ses chercheurs  sont régulièrement auditionnés par les commissions parlementaires.

 

 

L’organisation d’événements de divers formats complète la production d’analyses en amenant les différentes sphères de l’espace public (académique, politique, médiatique, économique et société civile) à se rencontrer et à échanger outils d’analyse et visions du continent. Le Centre Afrique subsaharienne accueille régulièrement des responsables politiques de différents pays d’Afrique subsaharienne. 

Image principale

Une élection dans les crises. Quelles perspectives pour les élections générales éthiopiennes de 2026 ?

Date de publication
27 mars 2026
Accroche

Les citoyens éthiopiens sont appelés aux urnes le 1er juin 2026, à l’occasion des prochaines élections générales, les septièmes depuis la fondation de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en 1995. Il est peu probable que ces élections conduise à une alternance. Comme le montre en effet cette étude, le gouvernement semble avoir déjà mis en place les mesures qui permettront sa réélection, dans un contexte de multiplication des conflits armés qui n’est propice ni à l’ouverture ni aux transitions politiques.

Jean-Nicolas BACH
Image principale

Quelle place pour l’Afrique subsaharienne dans le monde ?

Date de publication
14 janvier 2026
Accroche

En s’appuyant sur une approche extrinsèque, alliant histoire globale, géopolitique et relations internationales, ce papier tente de périodiser les modalités des relations de l'Afrique subsaharienne avec le reste du monde. Après un retour rapide sur les périodes précoloniales, coloniales et de Guerre froide, sont explorées plus spécifiquement les périodes 1990-2015 et 2015-2025.

Image principale

Un « faux départ » : l’avenir des chefferies coutumières en Afrique

Date de publication
24 février 2026
Accroche

Au-delà du seul cas du Burkina Faso, la cérémonie hebdomadaire du « faux départ » du Moro Naba, « l’empereur des Mossi » symbolise dans l'Afrique d’aujourd'hui la position paradoxale de dirigeants traditionnels jouissant d'une influence qui se situe en marge de la sphère politique moderne tout en conservant à la différence de celle-ci, une forte dimension religieuse.

Image principale

La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne

Date de publication
18 décembre 2025
Accroche

La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.

Thierry VIRCOULON Horacio GIVONE
Crédits image de la page
Casque bleu en patrouille à Bangui, août 2014
S. Sveicers/Shutterstock.com

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
couv_vircoulon_centrafrique.jpg
Thierry VIRCOULON, « À la recherche de la paix en Centrafrique. Médiations communautaires, religieuses et politiques », Notes, Ifri, 19 juin 2017.
Copier
Image de couverture de la publication
couv_vircoulon_centrafrique.jpg

À la recherche de la paix en Centrafrique. Médiations communautaires, religieuses et politiques