Penser et anticiper les impacts socio- économiques de l’intervention humanitaire en République centrafricaine
Notes de l'Ifri, juin 2015
La République centrafricaine est aujourd’hui un pays sous perfusion internationale.
Depuis le coup d’État orchestré par Michel Djotodia en mars 2013 pour renverser l’ancien président centrafricain, François Bozizé, au pouvoir depuis 2003, la Centrafrique est dans la situation classique de l’État failli. L’insécurité prévaut dans la majeure partie des provinces qui sont sous la coupe de groupes armés de plus en plus divers et variés mais qui proviennent de deux matrices : les anti-balaka et les Seleka. L’autorité du gouvernement de transition est largement fictive, ce dernier ne contrôlant même pas entièrement la capitale, Bangui.
Après un an de crise sécuritaire et humanitaire, cet article s’interroge sur les impacts de l’intervention humanitaire dans un pays caractérisé par une extrême pauvreté et par un intérêt traditionnellement faible des donateurs. Pour ceux qui ont connu la Centrafrique d’avant la crise, le contraste en termes de présence et d’action internationale est aujourd’hui frappant. Un changement aussi important et rapide ne peut manquer d’avoir des impacts conséquents et peut-être déstabilisateur pour un pays considéré auparavant comme un « orphelin de l’aide ».
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