Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

L'indirection de la guerre ou le retour de la guerre limitée

Politique étrangère
|
Date de publication
|
Références
Politique étrangère, vol. 80, n° 4, hiver 2015
Image de couverture de la publication
PE4-2015_Couverture
Accroche

Tant les États-Unis que la Russie ont semblé ces dernières années modifier leur conception de l'emploi de la force.

Corps analyses

Recours au privé, actions d'alliés au sol, leadership from behind pour les Américains. Valorisation des actions spéciales, du renseignement, de la guerre de l'information, et même de la gesticulation nucléaire, pour les Russes. Ces choix stratégiques témoignent sans doute, après l'ascension vers la guerre totale qu'a connu le XXe siècle, d'un retour à l'idée de guerre limitée.

Olivier Kempf est docteur en science politique. Il dirige la lettre géostratégique « La Vigie » 

 

Article publié dans Politique étrangère, vol. 80, n° 4, hiver 2015

 

 

 

 

 

 

Plan de l’article

 

L’indirection stratégique américaine

Les moyens souverains

Les relais extérieurs

Retenue stratégique et leadership from behind

L’indirection stratégique russe

Une prise de conscience née des opérations en Ukraine

Guerre hybride ou doctrine Gerasimov ?

Eléments de surprise et indirection

Indirections et guerres limitées

Le refus des guerres limitées

Le retour des guerres limitées ?

Les principes d’indirection : jusqu’où ne pas aller trop loin ?

 

Decoration
Auteur(s)
Image principale
Un soldat contemplant un coucher de soleil sur un véhicule blindé de combat d’infanterie
Centre des études de sécurité
Accroche centre

Héritier d’une tradition remontant à la fondation de l’Ifri, le Centre des études de sécurité de l'Ifri fournit aux décideurs publics et privés ainsi qu’au grand public les clefs de compréhension des rapports de force et des modes de conflictualité contemporains et à venir. Par son positionnement à la jointure du politique et de l’opérationnel, la crédibilité de son équipe civilo-militaire et la diffusion large de ses publications en français et en anglais, le Centre des études de sécurité constitue dans le paysage français des think tanks un pôle unique de recherche et d’influence sur le débat de défense national et international.

Image principale

Des corsaires aux mercenaires : les acteurs maritimes non-militaires et les continuités historiques de la guerre navale

Date de publication
26 août 2026
Accroche

Depuis fin 2023, plusieurs attaques houthies contre des navires marchands ont vu intervenir des équipes armées privées, chargées d'assurer la défense des bâtiments et la coordination des réponses immédiates — souvent en l'absence de forces navales régulières sur place au moment des hostilités. Ces épisodes illustrent une tension stratégique à laquelle les marines contemporaines sont de plus en plus confrontées : d'un côté, elles doivent remplir des missions de sécurité maritime permanentes mais de faible intensité — lutte contre la piraterie, police des mers, protection du commerce maritime ; de l'autre, elles sont de nouveau sommées de se préparer à des conflits de haute intensité face à des adversaires de rang comparable, dans un contexte de retour de la compétition entre grandes puissances.

Pieter ZHAO
Image principale

Vers un renseignement spatial accessible à tous ? Le cas des frappes iraniennes du printemps 2026

Date de publication
15 juillet 2026
Accroche

Le conflit au Moyen-Orient a permis de constater l’efficacité des frappes iraniennes en termes de ciblage et de précision. Ce constat interpelle sur les moyens que le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) a exploités pour y parvenir.

Image principale

Lutter contre la flotte fantôme. La France en action

Date de publication
29 juin 2026
Accroche

La flotte fantôme, qui représente aujourd’hui 10 % de la flotte mondiale de navires de commerce et continue de croître, est un phénomène structurel alimenté par la surcapacité maritime et la logique de contournement des sanctions internationales, qui met au défi le monde maritime dans son ensemble.

Image principale

Stabilité sous pression. Un point de vue pakistanais sur la dissuasion nucléaire après Pahalgam

Date de publication
24 juin 2026
Accroche

La crise indo-pakistanaise de mai 2025, survenue après l’attaque de Pahalgam, a relancé un débat familier mais incomplet : la dissuasion nucléaire a-t-elle fonctionné, ou a-t-elle simplement permis aux deux parties de mener une guerre limitée sous l’ombre du nucléaire ? La meilleure réponse est que la dissuasion a fonctionné au niveau pour lequel elle a été conçue. Elle a empêché une guerre généralisée ainsi qu’une escalade verticale incontrôlée, tout en maintenant les armes nucléaires à l’arrière-plan. En revanche, elle n’a pas empêché l’Inde de chercher à se ménager un espace d’action conventionnelle, ni le Pakistan de répondre par des moyens conventionnels afin de rétablir la crédibilité de sa dissuasion.

Rabia AKHTAR

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
PE4-2015_Couverture
Olivier KEMPF, « L'indirection de la guerre ou le retour de la guerre limitée », Politique étrangère, Ifri, 1 décembre 2015.
Copier