La Chine déclare la guerre au Rafale français
Depuis mai 2025, l’industrie aéronautique française se retrouve au coeur d’un conflit diplomatique et industriel avec la Chine. Entre exercices militaires hostiles, combats aériens au Pakistan et ambitions françaises de ventes à Taïwan, l’avion de chasse Rafale, fleuron du groupe Dassault, est devenu une cible géostratégique.
Le Rafale, fleuron français de l’aéronautique, se retrouve au centre d’une guerre d’influence où s’entremêlent enjeux militaires, industriels et diplomatiques. Les dernières hostilités remontent à décembre 2025. La télévision d’Etat chinoise CCTV diffuse un reportage inédit : un exercice d’entraînement militaire mené à Xuchang, dans la province du Henan. On y voit huit avions J-16 de la Force aérienne de l’Armée populaire de libération (PLAAF) chinoise affronter six Rafale. Ces derniers sont volontairement placés en infériorité numérique et labellisés comme représentant une menace.
« Diffuser ça sur les médias, ce n’est pas anodin. Ce n’est pas une fuite. C’est contrôlé », martèle Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Ifri, auprès de Off Investigation.
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Un Rafale abattu par l’armée pakistanaise
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Comme le souligne Marc Julienne de l’Ifri, « le Rafale en question aurait été abattu par un J-10, donc un avion de fabrication chinoise, et plus précisément par un missile de fabrication chinoise également. Il y a une dimension industrielle beaucoup plus large qui oppose non plus l’Inde et le Pakistan, mais plutôt la Chine face à l’industrie de défense française et européenne. » Ce conflit indo-pakistanais a fourni à Pékin une opportunité inespérée pour promouvoir ses propres chasseurs. Et tenter d’éroder la réputation du Rafale auprès de ses clients actuels et potentiels.
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Comme l’explique Marc Julienne de l’Ifri, « la perte d’au moins un Rafale indien [celui abattu par les forces aériennes pakistanaises en mai 2025] a été transformée par Pékin en opportunité stratégique. Ce qui, pour l’Inde et la France, relevait d’un épisode tactique limité a été retravaillé par la Chine comme une preuve narrative de la vulnérabilité du chasseur français. »
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>> Retrouvez l'intégralité de cet article sur le site de Off Investigation.
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