The European Equation of Nuclear Deterrence, Variables and Possible Solutions
Depuis que des armes nucléaires ont été développées par les Etats-Unis et l’Union Soviétique, l’Europe a vécu sous la menace nucléaire. Une confrontation majeure directe entre l’Ouest et l’Est aurait probablement abouti à un échange de tirs de missiles nucléaires sur le continent européen.
La fin de la guerre froide a conduit à une réduction drastique des arsenaux (de 70300 en 1986 à 13890 en 2019) et à une nouvelle architecture de sécurité qui a transformé radicalement l’environnement européen. « Réduire l'importance des armes nucléaires » est devenu un objectif international partagé tandis que le rôle de la dissuasion nucléaire dans la garantie de la sécurité des pays européens et de leurs citoyens diminuait considérablement. Cette tendance s’est néanmoins récemment inversée. Suite à l’annexion de la Crimée par la Russie et la déstabilisation de l’Est de l’Ukraine, l’ombre de la menace nucléaire est revenue planer sur l’Europe.
Cette publication est disponible uniquement en anglais: The European Equation of Nuclear Deterrence
Des corsaires aux mercenaires : les acteurs maritimes non-militaires et les continuités historiques de la guerre navale
Depuis fin 2023, plusieurs attaques houthies contre des navires marchands ont vu intervenir des équipes armées privées, chargées d'assurer la défense des bâtiments et la coordination des réponses immédiates — souvent en l'absence de forces navales régulières sur place au moment des hostilités. Ces épisodes illustrent une tension stratégique à laquelle les marines contemporaines sont de plus en plus confrontées : d'un côté, elles doivent remplir des missions de sécurité maritime permanentes mais de faible intensité — lutte contre la piraterie, police des mers, protection du commerce maritime ; de l'autre, elles sont de nouveau sommées de se préparer à des conflits de haute intensité face à des adversaires de rang comparable, dans un contexte de retour de la compétition entre grandes puissances.
Vers un renseignement spatial accessible à tous ? Le cas des frappes iraniennes du printemps 2026
Le conflit au Moyen-Orient a permis de constater l’efficacité des frappes iraniennes en termes de ciblage et de précision. Ce constat interpelle sur les moyens que le Corps des Gardiens de la Révolution (CGRI) a exploités pour y parvenir.
Lutter contre la flotte fantôme. La France en action
La flotte fantôme, qui représente aujourd’hui 10 % de la flotte mondiale de navires de commerce et continue de croître, est un phénomène structurel alimenté par la surcapacité maritime et la logique de contournement des sanctions internationales, qui met au défi le monde maritime dans son ensemble.
Stabilité sous pression. Un point de vue pakistanais sur la dissuasion nucléaire après Pahalgam
La crise indo-pakistanaise de mai 2025, survenue après l’attaque de Pahalgam, a relancé un débat familier mais incomplet : la dissuasion nucléaire a-t-elle fonctionné, ou a-t-elle simplement permis aux deux parties de mener une guerre limitée sous l’ombre du nucléaire ? La meilleure réponse est que la dissuasion a fonctionné au niveau pour lequel elle a été conçue. Elle a empêché une guerre généralisée ainsi qu’une escalade verticale incontrôlée, tout en maintenant les armes nucléaires à l’arrière-plan. En revanche, elle n’a pas empêché l’Inde de chercher à se ménager un espace d’action conventionnelle, ni le Pakistan de répondre par des moyens conventionnels afin de rétablir la crédibilité de sa dissuasion.