The European Equation of Nuclear Deterrence, Variables and Possible Solutions
Depuis que des armes nucléaires ont été développées par les Etats-Unis et l’Union Soviétique, l’Europe a vécu sous la menace nucléaire. Une confrontation majeure directe entre l’Ouest et l’Est aurait probablement abouti à un échange de tirs de missiles nucléaires sur le continent européen.
La fin de la guerre froide a conduit à une réduction drastique des arsenaux (de 70300 en 1986 à 13890 en 2019) et à une nouvelle architecture de sécurité qui a transformé radicalement l’environnement européen. « Réduire l'importance des armes nucléaires » est devenu un objectif international partagé tandis que le rôle de la dissuasion nucléaire dans la garantie de la sécurité des pays européens et de leurs citoyens diminuait considérablement. Cette tendance s’est néanmoins récemment inversée. Suite à l’annexion de la Crimée par la Russie et la déstabilisation de l’Est de l’Ukraine, l’ombre de la menace nucléaire est revenue planer sur l’Europe.
Cette publication est disponible uniquement en anglais: The European Equation of Nuclear Deterrence
Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français
En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère.
Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe.
Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?
Identifier la menace terroriste avec lucidité et objectivité
Il y a 20 ans, en 2006, le gouvernement français a produit un Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme. Un passage de ce document expliquait pourquoi la France rejetait le concept américain de « guerre globale contre le terrorisme », bien que des soldats français aient été déployés en Afghanistan dès 2001 au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. La raison principale était juridique : qui dit guerre, dit législation d’exception. Mais elle était aussi stratégique : dans la mesure où des ressortissants de pays occidentaux rejoignent des groupes djihadistes, reconnaître un état de guerre pourrait conduire sur la pente glissante vers la guerre civile.
Convaincre pour vaincre. La France et la structuration d’une doctrine de guerre informationnelle
La guerre n’est pas seulement une affaire de force : elle se joue aussi — peut-être d’abord — dans les esprits. Ce constat ancien prend une acuité inédite à l’ère de la lutte informationnelle, avec trois confrontations récentes qui ont imposé ce domaine comme priorité stratégique : au Moyen-Orient, en Afrique et face à la Russie.