De la diplomatie financière à la géopolitique de la finance
Le système financier est devenu trop complexe pour être contrôlé par les États.
Ces derniers sont soumis au fonctionnement des marchés du fait de leurs contraintes budgétaires (besoin de financement ou excès d'épargne). Cependant, les acteurs les plus puissants - États-Unis et Chine en tête - cherchent à orienter les marchés dans un sens conforme à leurs intérêts. La lutte pour le contrôle des grandes institutions bancaires et financières s'annonce particulièrement âpre.
Plan de l’article
Permanence et mutations de la diplomatie financière
Les États, facteurs de désordre, et le rôle stabilisateur des banques centrales
Les acteurs mondiaux de la géopolitique financière : conflit ou coopération ?
Arnaud Odier, diplômé de Sciences Po et HEC, travaille pour la filiale suisse d'un grand groupe bancaire français.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 80, n° 4, hiver 2015
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesContestation de la mondialisation : vingt ans après la « bataille de Seattle »
En 1999 à Seattle, la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce a suscité d’importantes manifestations émaillées de violences. Vingt ans plus tard, il apparaît que les objectifs des manifestants n’ont pas été atteints. Le commerce international, en particulier, a connu un fort essor. Toutefois, la contestation et la colère ont pris de l’ampleur. Les populistes promouvant la démondialisation ont mieux su tirer profit du rejet de la globalisation que les altermondialistes.
La stabilisation du Sahel, nouveau rocher de Sisyphe ?
Le Sahel est traversé par des crises multiples qui peuvent avoir un impact au-delà de cette zone. Toutefois, la situation n’est pas désespérée. Certains pays et régions résistent mieux que d’autres face à la dégradation de l’environnement sécuritaire. La communauté internationale a un rôle important à jouer pour aider les acteurs locaux à lutter contre des maux variés : pauvreté, corruption, désertification, terrorisme, etc. L’aide internationale doit être pérenne et mieux coordonnée.
Les petits pays insulaires du Pacifique face aux changements climatiques
Les petits États insulaires du Pacifique sont plus grands qu’il n’y paraît : l’espace maritime de la Mélanésie, de la Micronésie et de la Polynésie représente 40 millions de km2. Or, la biodiversité de l’océan est affectée par le réchauffement climatique et la montée des eaux menace les habitants de certaines îles. Les territoires du Pacifique, en dépit de leur hétérogénéité, ont réussi à s’unir pour tenter de faire entendre leur voix dans différentes instances diplomatiques.
L’Indo-Pacifique aux couleurs de la Chine
La montée en puissance économique de la Chine l’installe dans une géographie stratégique nouvelle, du Pacifique à l’Afrique et au Moyen-Orient, ce que traduit sa grande stratégie dite Belt and Road Initiative. Le concept d’Indo-Pacifique, officiellement rejeté par Pékin, tente d’intégrer l’extension de la puissance chinoise dans un cadre multilatéral, qui ferait à sa puissance toute sa place, tout en ménageant les intérêts et les capacités de décision de tous les acteurs de la région.