4819 publications
DOSSIER - Bilan de la présidence allemande du Conseil de l’Union européenne
L’Allemagne n’avait pas exercé de présidence tournante du Conseil de l’Union européenne depuis 2007 et sa présidence a pris en 2020 un caractère symbolique en raison du contexte sanitaire de la pandémie de Covid-19. Le gouvernement allemand a ainsi été amené à revoir les priorités de sa présidence. Dès avril 2020, la chancelière Angela Merkel a reconsidéré la majorité des travaux préparatoires effectués.
La politique européenne d’asile et d’immigration : quel rôle pour le couple franco-allemand ?
En construction depuis plus de vingt ans, la politique européenne d’asile et d’immigration semble en panne en dépit d’un alignement des positions allemandes et française sur le sujet. La « crise migratoire » de 2015 a néanmoins souligné la fragilité de l’alliance franco-allemande et la timidité du soutien de la France à l’Allemagne confrontée à une situation exceptionnelle sur son territoire.
Les relations entre l’Europe et l’Afrique vues à travers le prisme franco-allemand
L’année 2020 devait être une année charnière pour (re)formuler la stratégie africaine de l’Europe. L’Allemagne et la France s’étaient engagées à renforcer les relations entre les deux continents. Basé sur une approche historique, ce papier propose d’analyser les évolutions des politiques africaines de Paris et de Berlin et leur éventuel impact sur une stratégie africaine de l’UE.
Sur le fil : l’Asie de l’Est face à la Chine
L’Asie de l’Est est sans nul doute la région du monde qui concentre aujourd’hui à la fois le plus de tensions (politiques, militaires, stratégiques) et le plus d’intérêts (commerciaux, financiers, technologiques). Elle se trouve prise entre les deux fronts d’une rivalité sino-américaine qui oblige les États de la région à adapter leur positionnement vis-à-vis des deux grandes puissances, et particulièrement d’une Chine dont l’assurance politique et militaire croissante s’exerce aux dépens de ses voisins. L’objectif de ce dossier est d’examiner comment ces acteurs ménagent leurs intérêts et leurs vulnérabilités face à l’imposante puissance chinoise.
Chine/Corée du Sud : une frustration réciproque
Les relations entre Séoul et Pékin sont de longue date marquées par l’alternance de rapprochements et de difficultés. Pékin cherche à éloigner la Corée du Sud des États-Unis. Séoul entend préserver ses relations avec la Chine, son premier partenaire commercial, tout en gardant la garantie de sécurité américaine. L’équilibrisme sud-coréen pourrait s’avérer dans l’avenir proche difficile à tenir, et Séoul pourrait avoir intérêt à s’appuyer, au-delà de Washington, sur d’autres partenaires.
Face à la Chine, l’Australie en résistance
La Chine est le plus important partenaire commercial de l’Australie depuis 2007 et cherche à étendre son influence dans ce pays en utilisant trois méthodes : la cooptation, la corruption et la coercition. Les responsables politiques australiens, toutefois, ne sont pas naïfs. Ils ont adopté une série de mesures pour limiter les ingérences étrangères, déclenchant la colère de représentants chinois. Le bras de fer entre Canberra et Pékin peut fournir des enseignements utiles aux Européens.
La dette publique est-elle un problème ?
Les inquiétudes souvent avancées sur la dette publique reposent sur nombre d’idées reçues. Le ratio de dette sur PIB est une mesure peu signifiante, et la dette publique absorbe l’épargne privée en excès. Le déficit public ne nuit pas au financement de l’investissement privé et n’est pas un fardeau pour les générations futures. Mais la dette publique doit être gérée sérieusement, mise au service de projets permettant de satisfaire les besoins et objectifs sociétaux, dès lors que l’épargne privée ne les finance pas.
Perspectives de l’endettement public
L’endettement public doit rester soutenable, adapté aux variations de la conjoncture, sauf à risquer des conditions d’emprunt dangereuses. Sa stabilisation dépend de la croissance, de la maîtrise des dépenses publiques et de la capacité à lever l’impôt. Les banques centrales peuvent prêter aux États, mais en prenant garde à une inflation affaiblissant les entreprises. L’annulation des dettes publiques par la Banque centrale européenne pourrait ouvrir un cycle d’inflation et de dépenses immaîtrisable.