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Rohingya : une sortie de crise est-elle possible ?
Le dossier rohingya renvoie à une histoire nationale et régionale complexe. La marginalisation, l’exclusion des Rohingya des communautés formant le Myanmar, s’aggravent encore avec la crise de l’été 2017. L’attitude du pouvoir birman traduit surtout la dominance de l’armée, qui s’assure du soutien du courant le plus nationaliste. L’ASEAN a, dans cette crise, surtout montré son inefficacité. Et l’ONU n’a pu dépasser le blocage chinois. Pour l’heure, nulle solution durable n’apparaît proche.
L’Intelligence artificielle révolutionnera-t-elle l’art de la guerre ?
Les développements de l’Intelligence artificielle (IA) n’en sont qu’à leurs débuts et ils ont déjà un impact sur les forces armées. Certains systèmes d’arme sont aujourd’hui capables de déterminer automatiquement les cibles à traiter. À terme, les progrès de l’IA pourraient conduire à une véritable révolution militaire voire à une mutation dans le rapport entre l’homme et la guerre. Les prospectivistes les plus pessimistes imaginent des scénarios apocalyptiques mais le pire n’est jamais certain.
Les guerres commerciales de Trump : haro sur le multilatéralisme
Le multilatéralisme commercial établi après la Seconde Guerre mondiale avait pour objectif de prévenir les guerres commerciales. La création de l’Organisation mondiale du commerce en 1995 et la mise en place de son mécanisme de règlement des différends ont renforcé ce multilatéralisme. Aujourd’hui, Donald Trump multiplie les mesures protectionnistes et cherche à réduire l’OMC à l’impuissance. L’issue de la guerre commerciale actuelle est bien incertaine.
Où va l'Afghanistan ?
Dans une conjoncture marquée par l’échec des interventions militaires, des attentats multiples et des législatives critiquées, l’incertitude est réelle dans le pays. Mais le gouvernement tient, et les divisions entre talibans limitent les avances de ces derniers. L’apparition de Daech pose un problème qui mobilise les acteurs extérieurs. La question centrale demeure celle du dialogue à entretenir avec les talibans. La société afghane elle-même bouge, mais ses perspectives demeurent brouillées.
Le Royaume-Uni et le monde après le Brexit
Lors de la campagne référendaire de 2016, la question des conséquences potentielles du Brexit sur la place du Royaume-Uni dans le monde a été éludée. Les partisans du Leave comptent sur la relation spéciale avec les États-Unis, sur l’appartenance à des institutions multinationales et sur les liens avec les pays du Commonwealth pour maintenir le statut international de leur pays. L’âpreté des relations entre Donald Trump et Theresa May montre toutefois qu’il s’agit d’un pari risqué.
L’impact économique et financier du Brexit
Depuis le vote du peuple britannique pour quitter l’Union européenne le 23 juin 2016, les analyses de l’impact économique et financier du Brexit sur le Royaume-Uni et sur l’Europe sont légion. Apocalyptiques ou fantasmées, objectives ou biaisées, ces analyses occultent souvent l’impact le plus important : l’inquantifiable perte des bénéfices d’une relation de coopération étroite entre Londres et le continent tissée depuis plus d’un demi-siècle.
La question irlandaise, enjeu majeur du Brexit
Le Royaume-Uni n’a qu’une seule frontière terrestre : celle qui le sépare de la République d’Irlande. L’intégration de ces deux États dans l’Union européenne a rendu cette frontière quasiment virtuelle. Les échanges entre l’Ulster et la République d’Irlande sont nombreux et variés. Le rétablissement d’une séparation physique entre ces deux entités est un véritable casse-tête qui risque d’avoir nombre de conséquences négatives. À ce stade, la « question irlandaise » est encore loin d’être réglée.
Brexit et défense européenne : vers un deal ambigu ?
L’héritage des positions du Royaume-Uni sur la défense européenne est contrasté, marqué par un attachement inconditionnel et exclusif à l’Alliance atlantique et, depuis vingt ans, une adhésion mesurée aux progrès européens. La proclamation de la volonté de Londres de garder, après le Brexit, un haut niveau de coopération s’accompagne cependant de la demande d’un statut spécial, qui dépendra largement des résultats de la négociation globale. Et plusieurs dossiers concrets restent en suspens.