Proche-Orient
Analyse des facteurs de crise au Proche-Orient, transformé par la guerre en Syrie et la persistance du conflit israélo-arabe, et où les enjeux de souveraineté et de frontières compliquent les problématiques humanitaires.
Face à Daech, l'étrange victoire
À son apogée, Daech contrôlait près du tiers de l’Irak et la moitié de la Syrie. Après avoir perdu Mossoul et Raqqa en 2017, l’organisation est en passe d’être chassée de son dernier réduit, une zone étroite située entre l’Euphrate et la frontière syro-irakienne.
La "voix de Daech" tuée en Syrie ?
Fabien Clain, l'homme qui avait revendiqué les attentats du 13 novembre 2015 au nom de Daech aurait été tué dans le dernier bastion de l'Etat Islamique en Syrie, par une frappe de la Coalition. Il était l'une des figures françaises les plus connues de Daech, et l'un des djihadistes les plus traqués au monde. Pour le spécialiste Marc Hecker, il était surtout le propagandiste francophone du groupe Etat Islamique.
Quel avenir pour la coalition anti-Daech ?
Washington accueille ce mercredi 6 février 2019 la 10e conférence ministérielle des pays membres de la coalition qui combat depuis 2014 l'organisation Etat islamique au Moyen-Orient (ISIS). Une coalition forte de 75 nations contributrices, mais alors que le président américain Donald Trump annonce le retrait de forces américaines de Syrie, la question de l'avenir de cette force reste en suspens. La coalition devrait à l'avenir se consacrer d'avantage à des missions de formation et de reconstruction, particulièrement en Irak. Côté syrien, en revanche, la question d'un maintien d'une présence occidentale est plus délicate.
Le Moyen-Orient en 2019 : à quoi s’attendre ? (Conférence Ifri)
Des conflits interminables, des régimes instables, une situation économique imprévisible : l’année 2019 est-elle celle de tous les dangers au Moyen-Orient ?
La société israélienne : vers la fragmentation ?
La société israélienne se fragmente. Quatre blocs y cohabitent plus ou moins paisiblement : les laïcs, les nationalistes-religieux, les ultra-orthodoxes et les Arabes. Chacun de ces blocs est représenté politiquement. Depuis plusieurs années, la droite – alliée à l’extrême droite – est au pouvoir. La popularité de Benjamin Netanyahou ne s’érode guère, malgré son implication supposée dans plusieurs affaires. Différents signaux laissent craindre une dérive illibérale d’Israël.
Comprendre la résilience de la République islamique d'Iran
Les dirigeants iraniens nourrissent des ambitions régionales et sont conscients des limites de la puissance de leur pays. Aussi optent-ils pour une stratégie indirecte, évitant tout affrontement direct avec les adversaires de la République islamique. Les nouvelles sanctions américaines risquent de rapprocher plus encore Téhéran de Moscou et Pékin. Ceux qui pensent que les manifestations sporadiques peuvent se transformer en véritable révolution sous-estiment la résilience du régime.
En Syrie, les forces pro-régime très durement touchées dans l'Est
En Syrie, 52 combattants pro-régime ont été tués lors d’un raid aérien dans la nuit du dimanche 17 au lundi 18 juin. La coalition menée par les États-Unis nie toute responsabilité, malgré les accusations de Damas.
«Beaux, nouveaux et intelligents» : quels sont les missiles dont parle Trump
Le président américain a promis qu’il frapperait le sol syrien, vantant la qualité des missiles de son armée. « La Russie jure d’abattre n’importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et intelligents ! »
Attaques chimiques: comment la France peut frapper la Syrie
Suite aux attaques chimiques à Douma, Emmanuel Macron et Donald Trump multiplient les échanges en vue de frappes conjointes sur le régime syrien. Le scénario le plus probable verrait l’utilisation de missiles Tomahawk et Scalp, voire le nouveau missile de croisière naval (MDcN) français. Frapperont, frapperont pas ?
Turquie, Coalition, Kurdes : derrière les déclarations, trois forces acculées ?
Dorothée Schmid, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri, revient sur les déclarations françaises de soutien aux kurdes du PYD et leurs impacts, tant sur les relations inter-Alliés que sur les équilibres régionaux.
Kurdistan syrien : jusqu'où ira Erdogan ?
A peine deux mois après le début de l'opération Rameau d'Olivier, la ville d'Afrin est tombée, et le président Erdogan a déclaré souhaiter poursuivre les opérations contre toutes les régions kurdes de Syrie. Dorothée Schmid, directrice du programme Turquie/Moyen-Orient à l'Ifri, se penche sur les objectifs turcs dans le nord de la Syrie et l'avenir du Rojava.
Liban : entre clientélisme régional et carcan national
En novembre 2017, les dirigeants saoudiens forcent le Premier ministre libanais, Saad Hariri, à démissionner. Ils commettent ainsi une erreur d’appréciation aux conséquences importantes. Si Riyad espère une mise à l’écart politique du Hezbollah chiite par la communauté sunnite, ces agissements ont été dénoncés par la majorité des Libanais, toutes confessions confondues. Une retombée de cette action pourrait être le renforcement des courants pro-iraniens aux élections législatives de mai 2018.
Les États au Moyen-Orient : crise et retour
Les révolutions arabes ont frappé des États dysfonctionnels qui se maintenaient basés sur l’usage récurrent de la violence. Mais elles ont aussi produit des réformes dans ceux qui ont tenu, et la redécouverte des vertus des États efficaces dans les pays ayant entrepris une transition démocratique, sans parler des revendications d’États des minorités. Les Occidentaux sont mal préparés à cette revitalisation d’une demande d’État qui passera par l’émergence des sociétés civiles et comporte encore bien des inconnues.
L'Égypte du général Sissi, entre réaction et aspirations révolutionnaires
L’élection présidentielle égyptienne du printemps 2018 aboutira selon toute vraisemblance au maintien au pouvoir d’Abdel Fattah Al-Sissi, l’opposition étant contrôlée de près. Pourtant, le bilan du chef de l’État est loin d’être bon. La situation sécuritaire de l’Égypte s’est dégradée, la pauvreté progresse et les libertés individuelles reculent. Les espoirs suscités par la révolution du 25 janvier 2011 ont cédé la place à de l’amertume, de la frustration et de la colère.
«En Syrie, Poutine n'est pas le seul à décider»
Le Président russe doit compter avec l’Iran, la Turquie et Bachar el-Assad, qu’il ne contrôle pas toujours. Analyse, dans ce «talk stratégique», de Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste de la Russie à l'Institut français des relations internationales.
Erdogan appelle les musulmans à reconnaître Jérusalem-est comme capitale de la Palestine
Lors du sommet extraordinaire de l'Organisation de la Coopération islamique (OCI), à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à reconnaitre Jérusalem-est comme capitale de la Palestine.
La souveraineté alimentaire ou le droit des peuples à se nourrir eux-mêmes
La plupart des pays en développement dépendent des importations pour nourrir leur population. Les politiques libérales impulsées par les organisations financières internationales ont mis à mal l’agriculture traditionnelle au profit de grandes firmes multinationales. Les États du Sud doivent désormais reprendre les choses en main et mettre en œuvre des politiques agricoles volontaristes permettant d’atteindre la souveraineté et la sécurité alimentaires.
Les fragilités du Kurdistan irakien
Le Kurdistan irakien arbore les institutions d’un État. Mais ses divisions politiques et ses faiblesses économiques minent ses prétentions à plus d’autonomie. Ses relations avec les acteurs de la région et au-delà ne semblent guère pouvoir concrétiser un appui à une marche vers l’indépendance qui demeure incertaine.
Simone Veil (1927-2017)
Simone Veil, qui vient de décéder, a été membre du Conseil d'administration de l’Ifri pendant de nombreuses années. Nous nous souvenons de son attention bienveillante et de son soutien constant.
Elle avait par ailleurs rédigé un article pour Politique étrangère (n° 2/1988) au sujet de son rapport à Israël. Nous reproduisons ce texte ci-dessous.
Le Hezbollah, héraut des ambitions régionales iraniennes ?
La guerre en Syrie a révélé toute l’ampleur et la complexité des liens entre le Hezbollah et l’Iran. Souvent perçue comme un rapport de donneur d’ordre à exécutant, la relation entre la République islamique et le mouvement chiite libanais recouvre en réalité de multiples dimensions, d’ordre politico-idéologique, socio-économique et militaire.
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