Proche-Orient
Analyse des facteurs de crise au Proche-Orient, transformé par la guerre en Syrie et la persistance du conflit israélo-arabe, et où les enjeux de souveraineté et de frontières compliquent les problématiques humanitaires.
Les violences dans la région druze de Soueida déstabilisent-t-elles le régime Syrien ?
La province de Sweida, dans le sud de la Syrie, est en proie depuis le 13 juillet aux affrontements entre la communauté druze et des factions de bédouins extrémistes. Israël s’érige en protecteur de la minorité druze, en intensifiant la pression sur Damas et sa présence dans le plateau du Golan.
Syrie : une victoire israélienne ?
En Syrie, les Druzes ont récupéré la gestion de la sécurité à Soueïda, la ville où les violences ont fait des centaines de morts depuis dimanche. Dernier épisode d'un cycle de violence qui dure depuis dimanche dernier. En cinq jours, plus de 500 personnes ont été tuées dans les affrontements.
Affrontements en Syrie : la neutralité druze mise à l'épreuve
Des combats entre druzes et groupes armés échappant à l’autorité de Damas ont fait des dizaines de morts dans la région de Soueïda. Cela fragilise la position des druzes qui continuent de clamer leur attachement à l’unité syrienne.
Un Moyen-Orient en recomposition
Au programme du Grand Live du Dessous des Cartes : les Etats-Unis de Trump, le pouvoir de nuisance de Poutine, le réveil des Européens, le Moyen-Orient, et un grand entretien autour de la Chine de Xi Jinping, avec 12 chercheur.e.s invité.e.s dans nos bureaux transformés en atelier de géopolitique à ciel ouvert.
Nétanyahou et Trump : deux visions du Moyen-Orient
Alors qu'Israël étend son offensive à Gaza, Donald Trump, doit recevoir Benyamin Nétanyahou à la Maison Blanche, lundi 7 juillet. Objectif : finaliser les termes d'un cessez-le-feu de deux mois dans la bande de Gaza et exhorter le Hamas à l'accepter.
Le Moyen-Orient en feu
Un dialogue entre Loulouwa Al-Rachid, spécialiste du Moyen-Orient et de l'Irak et Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie et Moyen-Orient à l'Ifri.
Guerre des douze jours Israël-Iran : les premiers enseignements stratégiques
Audition d'Élie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Ifri, et d'Héloïse Fayet, responsable du programme de recherche « Dissuasion et prolifération » au Centre des études de sécurité de l’Ifri, sur les premiers enseignements stratégiques de la crise iranienne, par la Commission de la Défense nationale et des Forces armées de l'Assemblée nationale.
Des impacts planétaires
Une recomposition des rapports de force. Nous sommes dans un moment d’enchevêtrement des conflits qui rend leur lecture de plus en plus complexe. Ce qui est certain, c’est que les « douze jours » qui viennent de se passer ont profondément modifié les rapports de force. Il est difficile d’analyser à chaud les bouleversements que cette intervention produira au Moyen-Orient mais nul doute que les effets des opérations américaines, « Midnight Hammer », et israélienne « Rising Lion » se feront sentir à une échelle bien plus large.
Trump, Poutine, Netanyahou… : la raison du plus fort est toujours la meilleure ?
Donald Trump, Benyamin Nétanyahou, Vladimir Poutine : ces hommes forts défient le système international et les règles qui ont été érigées après la Seconde Guerre mondiale. Assiste-t-on ces dernières années au retour de la force ? Qui est responsable ? Est-ce la fin du multilatéralisme ?
Dorothée Schmid : "Cette guerre a montré que le régime iranien a très peu d'amis"
Un cessez le feu est en cours entre l'Iran et Israël, et pourtant, l'incertitude est toujours aussi grande. Quels bouleversements cette guerre de douze jours a-t-elle entrainés ? La région est elle plus sûre ?
"Des missiles russes tirés sur la Syrie depuis la mer Caspienne"
Moscou a annoncé l’intensification de ses frappes sur la Syrie, avec notamment l’entrée en action de navires de guerre stationnés en mer Caspienne. Une opération qui mêle frappes aériennes et tirs de missiles de croisière sur près de 1 500 km et qui est « synchronisée avec les actions de l’armée syrienne au sol », selon les autorités russes.
Syrie : la puissance russe en question
Alors que se tient la 70e session de l’Assemblée générale de l’ONU, Vladimir Poutine, a proposé, dimanche 27 septembre, une nouvelle coalition pour combattre l’Etat islamique en Syrie, intégrant son allié le président Bachar al-Assad.
«L’Europe ne pouvait se faire à cette incongruité patente que la Russie fût une grande puissance», commentait la comtesse de Nesselrode dans les mémoires de son mari, chancelier du tsar au cœur du XIXe siècle. Tout mouvement diplomatique russe est encore vu comme une expansion, au Moyen-Orient surtout. Mais que nous dit vraiment l’engagement de Moscou dans le conflit syrien, réaffirmé ces dernières semaines ?
État islamique, PKK : quelle guerre mène la Turquie ?
Dorothée Schmid, Responsable du programme Turquie contemporaine à l'Ifri, répond à Pierre de Vilno dans Europe Midi sur Europe 1.
L'EI et le PKK dans le viseur de la Turquie
La Turquie est sur le pied de guerre. Le pays poursuit son offensive militaire contre le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan. Dans le même temps, le pays vise également le groupe jihadiste Etat islamique. Le samedi 25 juillet, la police turque a d'ailleurs procédé à des dizaines d'arrestations visant le groupe jihadiste et les rebelles du PKK, ont révélé les médias turcs.
L'interview de Dorothée Schmid, Responsable du programme Turquie contemporaine à l'Ifri, dans le Grand Soir 3.
La Turquie face au conflit syrien
Semaine décisive pour la Turquie. Jusqu’ici accusée de passivité, voire de complaisance face à la propagation de l’Etat Islamique en Syrie, le pays est cette fois passé à l’action. Depuis jeudi, et encore cette nuit, l’armée turque a mené plusieurs frappes contre les positions djihadistes de l’autre côté de sa frontière. Elle a surtout, et pour la première fois, autorisé l’armée américaine à utiliser ses bases aériennes.
Il faut dire que lundi dernier un attentat suicide attribué à l’Etat Islamique a fait 32 morts et une centaine de blessés dans la ville kurde de Suruç à l’est du pays.
Faut-il y voir un revirement de la politique étrangère turque ? Alors qu’elle semblait prise en tenaille entre le conflit kurde et la menace islamique, la Turquie est-elle en train de clarifier sa position ?
La Russie au Moyen-Orient
Au cours de cette émission, c’est le « renouveau de l’influence russe sur la scène moyen-orientale » qui est examiné et analysé. Les invités évoquent notamment « l’impact des printemps arabes sur la politique moyen-orientale de Moscou, soulignant en particulier les aspects sécuritaires et la nécessité pour la Russie de protéger son environnement proche des risques de contagion, face au développement de l’organisation État islamique en Syrie et en Irak, notamment dans le Caucase, en Tchétchénie » . C’est également pour la journaliste, l’occasion d’évoquer le dossier sur la Russie publié dans le numéro d'été (2/2015) de Politique étrangère : « La Russie, une puissance faible ? ».
Pour écouter et réecouter l'émission
L'intolérable indifférence au sort des chrétiens d'Orient
Poutine-Assad, l'axe d'avant
Les liens tissés depuis plus de quarante ans entre Moscou et Damas ont permis jusqu’ici au régime syrien d’échapper à une intervention militaire extérieure sous mandat des Nations Unies. Moscou n’a jamais ouvertement remis en cause le partenariat stratégique noué avec Damas dès 1970. Certains plaçaient leurs espoirs dans l’après-élection présidentielle russe. Réélu, Vladimir Poutine serait plus regardant sur les atrocités commises par l’armée syrienne. C’était mal le connaître.
Syrie: pourquoi ce soutien jusqu'au-boutiste de la Russie?
Lundi 12 mars, la Russie, par l'intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, a renouvelé son appel à la fin des violences en Syrie "d'où qu'elles viennent". Sergueï Lavrov a, par ailleurs, assuré de son soutien la mission de l'envoyé de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Kofi Annan, qui se trouvait à Damas samedi dernier. Le même jour, Russes et Arabes avaient cosigné une déclaration en cinq points : "mettre un terme à la violence en Syrie indépendamment de son origine", créer un mécanisme de contrôle d'une possible transition, organiser l'acheminement de l'aide humanitaire, soutenir la mission de Kofi Annan. Dernier élément: rappel du principe de "non-ingérence" dans les affaires syriennes.
Faut-il intervenir en Syrie ?
Le blocage de la diplomatie russe au Conseil de sécurité des Nations unies sur l’adoption d’une résolution ouvrant la voie à une solution sur la crise en Syrie fait l’objet de vives critiques internationales. Les raisons qui poussent la Russie à faire preuve d’une telle intransigeance sur la Syrie ont déjà été maintes fois exposées.
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