Politique étrangère des États-Unis
Les présidences récentes souhaitent restructurer la politique étrangère américaine autour de l'opposition à la Chine. L'administration Biden cherche à revitaliser les alliances (AUKUS, Union européenne) et à gérer au mieux les crises en Ukraine et au Moyen-Orient.
America First au pouvoir
Avec Mike Pompeo et John Bolton, le président Trump entend prendre directement la main sur les options de politique étrangère, même s’il n’est pas aisé de replacer une doctrine Trump dans la continuité des écoles diplomatiques américaines. L’arrivée de Pompeo et Bolton est aussi la mise sur la table de cartes utiles dans une stratégie de tension permanente, sur l’Iran, la Syrie ou la Corée du Nord. L’appel aux normes et aux valeurs reste vain face à une stratégie privilégiant les intérêts.
Les États-Unis et l’Arctique : de l’hibernation à l’engagement
Jusqu’à très récemment, les États-Unis n’ont accordé que peu d’attention à l’Arctique. Avec le réchauffement climatique et l’ouverture croissante de la région au reste du monde, on observe cependant un changement d’attitude du pays à son égard. La multiplication des documents stratégiques, à compter de la fin des années 2000, ainsi que le réinvestissement diplomatique du Conseil de l’Arctique, témoignent alors de l’intérêt accru des États-Unis pour une région en pleine mutation.
Europe centrale : l’Initiative des Trois mers
Lancée en 2016, l’Initiative des Trois mers réunit 12 pays d’Europe centrale, membres de l’UE, pour renforcer la coopération économique dans l’espace entre la Baltique, l’Adriatique et la mer Noire, selon un axe Nord-Sud. Le sommet de l’Initiative à Varsovie a été marqué par la présence du président des États-Unis. Donald Trump y a exprimé son appui, en abordant les questions de coopération dans deux domaines stratégiques : l’énergie et la défense. Depuis, l’Initiative a gagné en visibilité.
Bad cop, Bad cop : la nomination de Mike Pompeo et John Bolton
La nomination de Mike Pompeo au Département d’État et de John Bolton au Conseil National à la Sécurité a, une fois de plus, plongé les commentateurs dans la consternation et l’hyperbole. Le président Trump nomme deux juristes connus pour leurs positions dures et interventionnistes sur les questions de sécurité. Qui sont-ils et qu’indiquent ces changements ?
Politique étrangère américaine : la sombre vision de Monsieur Trump
Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, la politique étrangère américaine est devenue plus imprévisible. Plusieurs cohérences se dégagent pourtant, notamment en faveur d’une posture nationaliste. L’examen de son entourage montre aussi des personnalités plus classiques qui peuvent avoir une certaine influence. Mais des surprises sont encore possibles.
L'ordre international face à l'Amérique de Trump
Donald Trump bouscule l’ordre mondial établi. Mais, en dépit de ses déclarations provocatrices, cherche-t-il vraiment à le remettre en cause ? Les bouleversements du système international ne datent pas de l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Ils correspondent à des changements en profondeur du monde de l’après-guerre froide. Si le président américain accentue aujourd’hui le désordre du monde, il n’en est pas l’instigateur et ne fournit pas davantage de solutions, faute d’une stratégie claire.
L’Irak a-t-il jamais pu exister ?
Né de la décomposition de l’empire ottoman gérée par les impérialismes occidentaux, l’Irak, espace composite, a vu se succéder les régimes sans créer les bases psychologiques et politiques d’un État-nation. Les événements des deux dernières décennies n’ont fait, avec une lourde responsabilité occidentale, que creuser le fossé entre les communautés et les affiliations. L’Irak a-t-il jamais vraiment existé pour ses populations, et les conflits régionaux le laisseront-ils survivre ?
Jérusalem capitale d'Israël : quelles conséquences pour le processus de paix ?
Pour les Etats-Unis, la capitale d'Israël c'est désormais Jérusalem. Donald Trump l'a annoncé et c'est une vraie rupture dans la diplomatie américaine et internationale sur la question israëlo-palestinienne. Depuis la proclamation d'Israël en 1948 et l'annexion de Jérusalem-Est en 1967, c'était la position israélienne mais aucun état de la communauté internationale ne l'avait reconnu et les ambassades étrangères étaient situées à Tel Aviv.
Les États-Unis face à la Chine, de Henry Kissinger à Donald Trump
Déjà illustré par le retournement diplomatique des années 1970, le débat stratégique américain sur la Chine est ancien. C’est dans les années 1990 qu’il prend toute son ampleur cependant : au lendemain de la chute de l’URSS et à la veille des bouleversements du 11 septembre 2001, alors que la puissance chinoise commence à s’envoler sur les terrains économiques et militaires, la communauté de politique étrangère américaine multiplie les analyses sur ce nouveau grand acteur des relations internationales.
Trump, un an après. Un monde à l'état de nature ?
Dans la semaine qui avait suivi l’élection de Donald Trump, l’Ifri avait publié une étude destinée à identifier les probables changements de la politique étrangère des États-Unis. D’emblée, cette élection avait été présentée comme une bifurcation dans leur trajectoire avec des conséquences sur les rapports de puissance et sur le fonctionnement du système international.
"Trump découvre Macron et l'Europe" - 24 heures en questions
Ce jeudi 25 mai, Yves Calvi et ses invités sont revenus sur le déplacement de Donald Trump en Europe et sa première rencontre avec Emmanuel Macron, en marge d'un sommet de l'OTAN.
Première tournée délicate à l'étranger pour Donald Trump
La tournée internationale de Donald Trump commence aujourd'hui par l'Arabie saoudite et s'achèvera en Italie pour le sommet du G7. Aujourd'hui : départ pour l'Arabie saoudite. Dimanche: discours sur « une vision pacifique » de l'islam à Riyad. Lundi : visite en Israël. Mardi : visite à Bethléem et rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas. Mercredi : Donald Trump est au Vatican, où il est reçu par le pape François. Jeudi : réunion de l'Otan à Bruxelles, déjeuner prévu avec Emmanuel Macron. Vendredi 26 et samedi 27 mai : G7 en Sicile.
Comment expliquer le revirement international de Donald Trump ?
Comment expliquer le revirement international de Donald Trump ? Analyse avec Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord de l'Ifri.
Visites successives à Washington du maréchal al-Sissi et du roi Abdullah II
Semaine diplomatique chargée pour Donald Trump aux États-Unis. Avant le président chinois Xi Jinping et le jordanien Abdallah II, le dirigeant américain reçoit aujourd'hui son homologue égyptien Abel Fatah al-Sissi, avec la volonté affichée de renforcer les liens et de mettre en sourdine les critiques sur les droits de l'homme de l'administration Obama. L'analyse de Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Kissinger, ou le dernier diplomate
Kissinger inspire, dans la deuxième moitié du xx e siècle, les choix fondamentaux de la diplomatie américaine. Mais d’où viennent ses références dominantes ? Metternich et sa vision d’un ordre international conservateur, Bismarck et son relativisme démocratique y ont toute leur place. Quelle pertinence a aujourd’hui la conception kissingérienne, dans un monde marqué par la diversification des acteurs de la vie internationale et l’éclatement de l’ordre interétatique ?
L’Office of Net Assessment : plongée au cœur du think tank du Pentagone
La prospective de défense américaine s’est développée depuis plus de quarante ans autour d’une structure originale : l’Office of Net Assessment (ONA). Ce bureau, dirigé jusqu’en 2015 par Andrew Marshall, n’a compté depuis sa création qu’une centaine de collaborateurs directs. Il a toutefois contribué à alimenter tout un écosystème de recherche stratégique. Ses analyses, fondées sur la méthode pluridisciplinaire du Net Assessment, ont eu un impact important, parfois bien au-delà des États-Unis.
Trump et l'avenir de la politique commerciale européenne
Les tentations protectionnistes de la nouvelle administration américaine doivent être prises au sérieux. L’Europe a tout intérêt à préserver les acquis du multilatéralisme commercial, en particulier via une adaptation des pratiques de l’OMC : concevoir des accords économiques globaux et inclusifs, garantir l’équilibre des normes et la gouvernance des accords conclus. Pour cela, l’Europe doit gagner en efficacité institutionnelle et en cohésion politique, bref reprendre l’initiative.
Vivre avec la Russie
La Russie puise en partie sa force dans les erreurs et les illusions de l’Occident de l’après guerre froide. Sa force, bruyante, est largement en trompe-l’œil, économiquement et militairement. Ni leader ni modèle, la Russie a besoin des nations occidentales. Et ces dernières ne peuvent négliger le poids de Moscou dans des zones stratégiques du monde. Il faut considérer la Russie comme une puissance nécessaire dans un monde de la puissance en pleine recomposition.
De par le monde : L’idylle va-t-elle durer entre Trump et Poutine ?
Si Barack Obama termine sa présidence dans un conflit de plus en plus ouvert avec Vladimir Poutine, que peut-on attendre de Donald Trump ? interroge Laurence Nardon
Russie/OTAN : maîtriser la confrontation
La confrontation actuelle entre États-Unis, OTAN et Russie, si elle n’approche pas le niveau de la guerre froide, est porteuse de vrais dangers. L’expansion continue de l’OTAN vers l’est, le déploiement de la défense antimissile américaine en Europe, constituent pour Moscou de réels problèmes stratégiques. Les réactions militaires, de part et d’autre, sont encore limitées. La confrontation ne s’éteindra pas rapidement, mais un dialogue politique renouvelé pourrait la rendre maîtrisable.
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