Politique étrangère des États-Unis
Les présidences récentes souhaitent restructurer la politique étrangère américaine autour de l'opposition à la Chine. L'administration Biden cherche à revitaliser les alliances (AUKUS, Union européenne) et à gérer au mieux les crises en Ukraine et au Moyen-Orient.
L'Amérique latine, un continent sous influence états-unienne qui aiguise l'appétit de Pékin
Des élections ont lieu ces temps-ci dans un certain nombre de pays d'Amérique latine. Il est frappant de constater le contraste qui existe sur ce continent entre des gouvernements d'extrême gauche (Vénézuela de Maduro) et d'extrême droite avec le Brésil de Bolsonaro, mais aussi le Chili, où un candidat émule de Pinochet est présent au second tour de la présidentielle qui aura lieu le 19 décembre.
L’Ukraine au cœur de l’échange Biden-Poutine
Les présidents américain et russe s’entretiennent, mardi 7 décembre, par visioconférence. Le Kremlin veut obtenir des garanties écrites sur le dossier ukrainien au profit de la Russie. Washington n’entend rien céder.
Pourquoi les États-Unis préfèrent-ils le Royaume-Uni à la France ?
Il y a quelques semaines dans New Deal, nous évoquions le nouveau traité de défense entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni, le traité Aukus, qui a entraîné l'annulation du contrat de sous-marins signé en 2016 entre l'industriel français Naval Group et l'Australie –et qui a suscité la colère de Paris.
Le Qatar face à la rivalité sino-américaine : les dilemmes d'une monarchie du Golfe
Comme l’ensemble de ses voisins de la péninsule arabique, le Qatar se trouve de plus en plus confronté à une délicate équation : si l’avenir de son économie est tourné vers l’Est, et plus spécifiquement vers la Chine, la sécurité et la stabilité du pays restent fondées sur sa dépendance stratégique envers les États-Unis.
Colin Powell, un pur produit de la méritocratie américaine instrumentalisé par l'administration Bush
Le secrétaire d'État de George W. Bush est mort le 18 octobre des suites du Covid. Ce lundi 18 octobre, nous avons appris la disparition de Colin Powell, le secrétaire d'État de George W. Bush, connu pour son rôle déterminant dans le déclenchement de la guerre en Irak et ce, malgré sa réticence.
Crise entre Paris et Washington : Peut-on encore faire confiance aux USA ?
Le gouvernement français n'a toujours pas digéré ce qu'il considère comme une trahison de son allié américain : la signature d'un accord stratégique avec l'Australie et le Royaume-Uni, qui s'est traduite par l'annulation du “contrat du siècle”, à savoir la vente de douze sous-marins aux Australiens.
L'Indo-Pacifique, nouveau centre du monde stratégique des États-Unis
La colère française ne semble pas retomber après l'annonce inattendue de la rupture du contrat de vente de sous-marins à l'Australie le 15 septembre. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce soudain revirement: un coup de Jarnac britannique, les retards et dépassement des coûts de la part de Naval Group et d'autres encore, à découvrir dans le dernier épisode de notre autre podcast, "Le Monde devant soi".
Americans First : la géopolitique de l'administration Biden
La géopolitique de l’administration Biden commence à être perçue. Elle entend s’appuyer sur une nation réconciliée, et acceptant de voir dans les objectifs de politique étrangère la défense de ses propres intérêts. Elle cible la Chine comme défi prioritaire, suivant en cela l’administration précédente. Et mise sur les alliés pour reprendre un leadership des nations démocratiques. L’enjeu interne reste ouvert et la nécessaire réconciliation politique pourrait s’avérer difficile à atteindre.
L’Union européenne, entre États-Unis et Chine
États-Unis et Union européenne (UE) convergent désormais pour considérer la Chine, longtemps vue avec une certaine bienveillance, comme un rival systémique dans l’ordre international. En dépit de cette convergence, leurs intérêts vis-à-vis de Pékin diffèrent, l’Union européenne entendant garder une certaine dimension partenariale dans ses relations avec la Chine. Mais l’UE ne pèsera dans l’Indo-Pacifique que si elle y développe des stratégies de long terme, appuyées sur des moyens concrets.
Politique étrangère allemande : entre multilatéralisme et Germany First
Sous des discours engagés au service d’un ordre multilatéral, l’Allemagne assume une politique qui semble pour l’essentiel structurée par ses intérêts nationaux. Qu’il s’agisse de l’approvisionnement énergétique auprès de la Russie, des exportations vers la Chine, des excédents commerciaux avec les États-Unis ou les Européens, ou de la faiblesse de ses budgets militaires, Berlin semble assez loin de l’image qu’elle veut donner d’elle-même d’une puissance guidée par les règles.
Les premiers pas du président Biden au Moyen-Orient
Joe Biden a démarré son mandat de président des États-Unis avec la ferme intention de rompre avec les pratiques de son prédécesseur Donald Trump. Au Moyen-Orient, cette posture est particulièrement visible sur le dossier du nucléaire iranien, dans le conflit israélo-palestinien et sur les relations avec les États arabes du Golfe. La nouvelle administration démocrate semble accorder davantage d’importance à la stabilité régionale et au respect des droits de l’homme.
Chine, Indo-Pacifique et multilatéralisme : la difficile équation de Biden
Que révèle la formation d'une alliance avec le Royaume-Uni et l'Australie par l'administration de Joe Biden ? L'ancien vice-président de Barack Obama doit assumer un héritage difficile, que rythment entre autres la rivalité sino-américaine et la fragilisation du libéralisme international. Le président démocrate, qui semble s'inscrire dans la continuité de Donald Trump face à l'expansionnisme chinois, est résolu à réorienter l'effort sécuritaire américain vers la zone Indo-Pacifique.
Sanctions secondaires américaines : du vieux vin dans des outres neuves ?
La pratique des sanctions secondaires par les États-Unis n’est pas récente, mais Donald Trump l’a portée à un niveau inégalé. Le président républicain a fait preuve d’une grande défiance à l’égard des alliés traditionnels de Washington, qui s’est particulièrement fait ressentir sur les dossiers russe et iranien. Les Européens ont mis en place un nouveau mécanisme – baptisé INSTEX – pour tenter de contourner les sanctions américaines, mais il a rapidement montré ses limites.
« Nous sommes dans une relation perdant-perdant avec les Etats-Unis »
Pour Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord à l'Institut français des relations internationales, les États-Unis ne font aucun cas de leurs partenaires français et européens tant ils sont focalisés sur leur réorientation stratégique face à la Chine. Ils ont une nouvelle fois fait preuve de leur unilatéralisme et freinent toute velléité d'autonomie stratégique.
A Region of Flashpoints? Security in the Indo-Pacific
La méga-région indo-pacifique abrite l'environnement sécuritaire le plus fluide, complexe et dangereux au monde. Les points chauds traditionnels qui persistent (détroit de Taïwan, Corée du Nord, différends territoriaux) sont exacerbés par la montée en puissance de la Chine et la concurrence entre les grandes puissances américaine et chinoise.
Europe/États-Unis : 50 nuances de dépendance
Les États-Unis de Joe Biden en reviennent-ils à une diplomatie classique, multilatérale ? Leur posture plus ouverte ne gomme ni leurs problèmes internes ni les divergences d’intérêts qui les séparent des Européens : quelle diplomatie ouverte s’accordera avec la défense prioritaire des intérêts américains ? Washington organisera-t-il cette large coalition anti-chinoise dont se défient les Européens ? Les sanctions resteront-elles, avec leurs effets induits, au cœur des manœuvres américaines ? Les Européens pourront-ils, contre les mastodontes américains, affirmer leur souveraineté dans le domaine clé des nouvelles technologies ?
Politique étrangère n° 3/2021 - Europe/États-Unis : 50 nuances de dépendance
Le nouveau numéro de Politique étrangère (n° 3/2021) vient de sortir ! À la une de ce nouveau numéro deux dossiers : Europe/États-Unis : 50 nuances de dépendance et L'économie contre le climat ?
Corées : perpétuellement vers la paix ?
Au cours des cinq dernières années, les périodes d’ouverture et de tension se sont succédé dans la péninsule coréenne. Donald Trump pensait pouvoir obtenir la dénucléarisation de la Corée du Nord par ses relations personnelles avec Kim Jung-un. Il a échoué. L’administration Biden se veut plus réaliste et méthodique. Elle pourrait choisir des options intermédiaires, plus modestes, tout en conservant l’objectif lointain d’un démantèlement de l’arsenal nucléaire de Pyongyang.
Chine/Japon : redéfinir la coexistence
Face à la Chine, le Japon adopte une posture ménageant sa coopération économique avec Pékin, assurant la dissuasion de ses stratégies agressives, et sa sécurité économique globale : sécurisation des approvisionnements, autonomie du développement technologique… L’alliance nippo-américaine, renforcée et articulée à des accords régionaux, vise à former un contrepoids systémique à la Chine. Le raidissement des relations américano-chinoises pourrait rendre la posture d’équilibre de Tokyo plus difficile à tenir.
L’Europe, la puissance et la finance
La finance est devenue un attribut essentiel de la puissance. Son importance est accrue par les investissements considérables requis par les transitions énergétique et numérique, ou encore par la nécessité de soutenir les économies frappées par la pandémie de COVID-19. En matière de puissance financière, l’Union européenne dispose de nombreux atouts, à commencer par sa monnaie unique, mais elle souffre aussi de véritables handicaps, particulièrement visibles au moment de la présidence Trump.
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