Europe
L'Europe est entendue ici dans son acception géographique. Elle ne se limite pas à l'Union européenne, et inclut par exemple le Royaume-Uni ou les Balkans. Elle reste centrale dans les relations internationales.
Sujets liés
Métamorphose de la guerre : « Toutes les dépendances, des minerais aux monnaies en passant par les semi-conducteurs, sont désormais arsenalisées »
La compétition sur le contrôle des minerais, de la logistique et des flux de matières premières tourne au profit des Etats-Unis et de la Chine, explique Marc-Antoine Eyl-Mazzega dans un entretien au « Monde ». Les Européens sont à la traîne de cette confrontation géoéconomique dont l’impact est réel dans les transformations des outils de défense des puissances.
Un ordre mondial en destruction ?
Fin avril cette année, l’ONG Amnesty International a publié son rapport annuel dressant un portrait sombre de l’état du multilatéralisme face à la montée de ce que les auteurs du rapport qualifient d’ « ordre mondial des carnassiers » et d’ « ordre mondial de la prédation ». L’ONG estime en effet que « nous sommes au moment […] où tout peut basculer, où tout ce qui a été construit au cours des 80 dernières années risque d’être anéanti. » Marie Krpata, chercheuse au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) analyse ces évolutions et comment elles sont perçues en Europe et en Allemagne.
Allemagne : après ses alliances avec Trump et Meloni, quel bilan international pour le chancelier Friedrich Merz ?
Après un an au pouvoir à Berlin, le Chancelier allemand a marqué sur la politique étrangère par son attentisme face aux attaques du président américain Donald Trump.
« Il se voit sans cesse rappeler qu'il ne dispose pas de la majorité nécessaire » : l'Allemagne profondément frustrée par la première année de Friedrich Merz
Les sondages sont catastrophiques pour la coalition au pouvoir. Elu voilà un an, le chancelier conservateur Friedrich Merz pâtit du décalage entre les attentes des Allemands et les réalisations de son gouvernement, alors que l'économie reste engluée dans la stagnation.
« On en revient toujours à la question des valeurs » : entre Paris et Berlin, le rendez-vous manqué d’Emmanuel Macron et de Friedrich Merz
DÉCRYPTAGE - Un an après l’accession au pouvoir du chancelier allemand, les espoirs de relance de la relation franco-allemande n’ont pas été réalisés.
L’Allemagne a-t-elle les moyens de devenir la principale puissance militaire conventionnelle en Europe?
L'Allemagne cherche à se forger une place de premier plan dans la défense militaire et stratégique européenne. GEO.fr s'est entretenu à ce sujet avec Paul Maurice, Secrétaire général du Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa) à l’Ifri (Institut français des relations internationales).
La dissuasion avancée, une évolution de la dissuasion nucléaire française
Le 2 mars 2026, depuis la base stratégique de l’Île Longue, le président de la République a annoncé une nouvelle étape pour la dissuasion nucléaire française : la « dissuasion avancée », accompagnée d’un rehaussement de l’arsenal.
Quel bilan pour Merz après un an à la chancellerie allemande ?
Philippe Gélie reçoit Marie Krpata, Gonzague Dejouany, Leandra Viel et Patrick Saint-Paul pour dresser un bilan de la première année de Friedrich Merz à la tête du gouvernement allemand. Alors que Merz annonçait un tournant économique pour l’Allemagne lors de sa campagne électorale, la situation de stagnation économique reste inchangée et son taux de popularité est au plus bas.
« Avec le retrait des troupes américaines en Allemagne, Berlin se trouve confronté à une équation historique »
Paul Maurice, secrétaire général du Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa) de l'Ifri, explique dans une tribune au « Monde », comment l’annonce de Donald Trump du retrait des troupes américaines oblige Berlin à se confronter au tabou de sa défense.
Le retrait des troupes américaines d'Allemagne
Le retrait partiel des troupes américaines d’Allemagne annoncé début mai suscite des inquiétudes en Allemagne et sur le continent européen par rapport aux garanties de sécurités accordées par les Etats-Unis. Cette décision intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes et soulève des questions fondamentales sur l’avenir des relations transatlantiques. Il ne s’agit pas seulement d’une mesure militaire singulière, mais aussi d’un signal politique fort. L’Allemagne doit se demander quel rôle elle devra assumer elle-même à l’avenir. J’en parle avec notre chroniqueuse Jeanette Süẞ, chercheuse au Comité d’études des relations franco-allemandes à l’Ifri.
Le TPP et ses implications pour la Chine et l’Europe
John Seaman répond aux questions du China Daily sur la conclusion des négociations du Partenariat trans-pacifique (TPP) et ses conséquences pour la Chine et pour l’Europe.
Réforme de l'UE, TTIP, séparatisme : Vivien Pertusot invité de "La Semaine de l'Europe"
Vivien Pertusot est l'invité de "La semaine de l'Europe" pour parler de la réforme de l'Union européenne, du traité transatlantique d'investissement et de commerce (TTIP) et des mouvements séparatistes en Europe à la suite des élections catalanes.
Brexit : «Les Britanniques tournent autour du pot»
François Hollande effectue jusqu’à ce mercredi matin, un court déplacement en Grande-Bretagne. A quelques mois du référendum sur l'adhésion du Royaume-Uni à l'UE, les questions européennes sont au centre des discussions entre François Hollande et David Cameron.
France-Allemagne, ce couple vieillissant sans ambition pour l’intégration européenne
Mais, rappelle un observateur avisé, «pour s’affirmer vis-à-vis de Berlin, la France doit être crédible, et pour être crédible elle doit prouver sa capacité à réformer». Elle devra aussi montrer qu’elle peut être force de proposition et marquer sa différence quand il le faut. «Tous les Etats membres estiment que sa place doit être au cœur de l’Europe. Mais tant qu’elle n’aura pas clarifié ses intentions en matière de politique européenne et que ce message ne sera pas porté au-delà des frontières, elle ne pourra pas être proactive sur un projet de long terme», explique Vivien Pertusot, responsable d’IFRI Bruxelles.
Paris, Europe assistance d’Athènes
«Il y a eu deux phases dans l’implication de la France, explique Vivien Pertusot de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Avant le référendum, la France essayait de jouer ce rôle de trait d’union, mais sans l’assumer publiquement. Après le référendum, la France a été beaucoup plus claire.»
Que vont changer les nouvelles propositions grecques ?
Fariba Mavaddat :
“ Il y a une école de pensée en Europe, principalement conduite par l’Allemagne, qui estime que, quoi qu’il arrive, la Grèce va se plier à toutes les réformes, à toutes les règles et régulations de la zone euro. Et une autre école de pensée, conduite principalement par la France, qui juge que nous devons être flexible. Comment cela peut-il jouer sur les négociations futures ? “
Vivien Pertusot :
“ Eh bien nous avons dejà vu comment cela pouvait se passer. La proposition que le gouvernement grec a mise sur la table avait été apparemment largement négociée avec la Commission et le gouvernement français, alors vous voyez ce que ça peut donner.
La position la plus positive est d’essayer d’aider la Grèce à comprendre comment elle peut rendre la proposition acceptable aux plus refractaires et c’est peut-être la seule façon de faire pour que cela fonctionne. C’est assez nouveau qu’un pays admette presque publiquement qu’il aide un autre pays en lui trouvant une sortie de crise. Dans ce cas s’il y a bien un pays qui peut le faire, c’est la France “.
Grèce : aucun traité européen ne prévoit la sortie de l'euro de l'un de ses membres
Car l'éventualité d'une sortie de la monnaie unique n'avait été prévue depuis sa création. "Cela fait partie de la philosophie d’intégration de l’UE. Quand on adopte la monnaie commune, c’est pour de bon. La possibilité de retrait n’avait jamais été envisagée", explique Vivien Pertusot, interrogé par "l’Obs". Le traité de Lisbonne, signé en 2007, envisage bien la possibilité de quitter l’Union européenne mais uniquement à la demande du pays qui souhaite renoncer à son statut d’Etat membre.
Pourquoi les Etats- Unis s'inquiètent-ils tant d'une sortie de la Grèce de la zone euro?
- Le 8 juin, lors du G7 en Bavière, Barack Obama invitait ses partenaires européens à trouver un accord rapide pour résoudre la crise grecque.
- Mercredi, c'est le secrétaire d'État au Trésor, Jack Lew, qui s'est inquiété des « chocs extérieurs » qu'entraînerait un échec.
- Hier, les États-Unis ont dépêché un membre du département d'État à Athènes en pleine négociation avec ses créanciers.
À Berlin de prouver que sa posture stratégique a vraiment changé
L'Allemagne a annoncé qu'elle allait publier en 2016 un nouveau Livre blanc sur la défense. Cet exercice pourrait illustrer que les signaux positifs, mais dispersés, lancés par l'Allemagne depuis un peu plus d'un an auguraient d'un réel changement de posture stratégique, gage d'une reprise sérieuse de la coopération franco-allemande en matière de sécurité et défense et d'un éventuel co-leadership franco-germano-polonais pour la défense européenne.
Bruxelles, Strasbourg, les eurosceptiques sont dans la place, et après ?
En Europe, depuis quelques semaines, les appels au changement se multiplient au Royaume-Uni, en Espagne, en Grèce, en Pologne. Cette nouvelle donne politique dans plusieurs Etats membres va-t-elle influencer le cours de l'Europe ? Les institutions européennes sont-elles assez fortes pour "digérer", voire surmonter cette désunion ? A l'avenir, l'Union en ressortira-t-elle amoindrie ou différente ?
Vivien Pertusot et Coralie Delaume, journaliste, blogueuse, auteure, étaient les invités de l'émission "Dimanche, et après ?" animée par Olivia Gesbert.
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