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L'Alliance atlantique 1949-2009

Politique étrangère Sommaires (présentation du numéro)
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Politique étrangère, vol. 74, n° 4, hiver 2009
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Politique étrangère : vol. 74, n°4 (Hiver 2009)
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Un peu plus de soixante années après sa création, les interrogations sur l'avenir de l'Alliance se développent au confluent de trois constats. L'illisibilité du monde rend l'Alliance "inévitable", comme un des rares pôles de stabilité, de solidarité sur une planète parcourue d'incertitudes. Deuxième constat : le doute américain. Gendarme universel pour quelques esprits simples au début des années 1990, les États-Unis auraient consumé leur puissance dans l'aventurisme bushien. L'avenir oubliera les deux caricatures. Pour les membres de l'Alliance, les États-Unis demeureront encore longtemps l'ami nécessaire dont on redoute à la fois la puissance et le possible lâchage… Le troisième constat est, bien évidemment, cet incurable ethnocentrisme européen : si les Européens savaient voir le monde et la place qu'ils y tiennent, ils abandonneraient plus vite leurs médiocres impuissances. L'histoire va, ailleurs, plus vite, et pose dans son cheminement chaotique des questions auxquelles les autres répondent, l'Alliance pourra donc jouer, dans les années à venir, sans l'Europe, ou presque sans elle – et ce, même si les savoir-faire spécifiques des Européens peuvent lui être utiles.

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Archive de Politique étrangère
Corps analyses

« 1989 : quarante ans d'existence, et la victoire sans feu. L'Alliance atlantique est bien alors le plus clair symbole de la victoire de l'Occident, puisque le camp d'en face se défait en détricotant le pacte de Varsovie. Victorieuse sans responsabilité directe dans la victoire, l’Alliance est à l’avant-poste pour les gains et les risques de cette dernière : l’acquis d’un Occident qui s’imagine brusquement être le monde ; et le danger d’un occidentalo-centrisme qui ne mettra que dix ans à se dissiper. Les acquis, les succès, les états d’âme, les erreurs et les échecs, bref les débats de l’Alliance sont bien le reflet – légèrement distordu mais fidèle tout de même – d’un Occident qui ne connaît plus ses limites et qui, en pleine gloire, s’interroge sur son avenir.

Depuis 1989, l’Alliance atlantique – comme l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), puisqu’on rappellera au seuil de ce numéro que les Français aiment à distinguer les deux, institutionnellement et politiquement, bien que seuls à le faire –, l’Alliance atlantique a fait montre d’une formidable ductilité, d’une exceptionnelle capacité d’adaptation au monde nouveau. Les sceptiques – souvent français, pas toujours –, se sont trompés en imaginant que sa torpeur bureaucratique l’empêcherait de suivre une histoire marchant si vite. Pour d’évidentes raisons liées au rejet de la trop récente domination soviétique, et pour d’autres, plus complexes, qu’on laissera aux futurs historiens, l’Alliance s’est révélée depuis 15 ans une formidable machine à produire du « vouloir vivre ensemble ». C’est là sans doute son succès le plus spectaculaire – plus inattendu que celui qu’a produit, sur le long terme, sa considérable puissance militaire. Et pourtant son efficacité militaire – supposée, puisqu’elle n’avait jamais été questionnée…– a également constitué une carte décisive : l’OTAN est depuis 20 ans (sans doute pour longtemps encore) la seule coalition militaire immédiatement crédible. Pour cette raison, elle reprendra la main dans les Balkans en 1994 quelques années après y avoir été marginalisée ; et c’est aussi pourquoi pour tous ses membres, jeunes ou anciens, elle est vue au premier chef comme une garantie de sécurité suprême, inaliénable au sens le plus fort de ce terme. [...] »

(Extrait de l'Éditorial, par Dominique David)

 

SOMMAIRE

 

Le cadre du débat
Une Alliance bien vivante et qui s’adapte, par Lord Robertson of Port Ellen
L’OTAN, de Washington (1949) à Strasbourg-Kehl (2009), par Karl-Heinz Kamp

 

De l'OTAN élargie à l'OTAN globale ?

Un programme pour l'OTAN : vers un réseau de sécurité mondiale, par Zbigniew Brzezinski
Le débat sur une OTAN globale, par Michael Clarke
Quelle orientation future pour l’OTAN ?, par Christopher S. Chivvis

 

L'OTAN, l'Europe, la Russie

L’Alliance : un point de vue d’Europe centrale, par Bogdan Klich
OTAN et PESD : complexités institutionnelles et réalités politiques, par Jolyon Howorth
L’OTAN et la Russie : vu de Moscou, par Sergueï Rogov
OTAN-Russie : la « question russe » est-elle européenne ?, par Thomas Gomart

 

La France et l'OTAN

La France et l’OTAN : une histoire, par Maurice Vaïsse
Le « retour » de la France dans l’OTAN : une décision inopportune, par Jean-Pierre Chevènement

 

Réformer l'OTAN ?

L’OTAN et les armes nucléaires, par Ian Anthony
La réforme de l’OTAN : besoin, obstacles et nouvelles perspectives, par Diego Ruiz Palmer

 

Contre-point, 1964

La réforme de l’OTAN et le système de sécurité du monde libre, par Eugen Gerstenmaier
 

 

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Régions et thématiques

ISBN / ISSN

ISBN : 978-2-86592-614-5

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Un soldat contemplant un coucher de soleil sur un véhicule blindé de combat d’infanterie
Centre des études de sécurité
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Héritier d’une tradition remontant à la fondation de l’Ifri, le Centre des études de sécurité de l'Ifri fournit aux décideurs publics et privés ainsi qu’au grand public les clefs de compréhension des rapports de force et des modes de conflictualité contemporains et à venir. Par son positionnement à la jointure du politique et de l’opérationnel, la crédibilité de son équipe civilo-militaire et la diffusion large de ses publications en français et en anglais, le Centre des études de sécurité constitue dans le paysage français des think tanks un pôle unique de recherche et d’influence sur le débat de défense national et international.

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Comment les changements de l’opinion publique ont-ils influencé ou contraint les choix de politique étrangère dans votre pays ? Le cas français

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23 juillet 2026
Accroche

En France, la politique étrangère fait partie de ce que l’on appelle le « domaine réservé » du président de la République. Depuis qu’il est entré en fonction, Emmanuel Macron n’a – à notre connaissance – jamais reconnu une quelconque influence de l’opinion publique sur sa politique étrangère. 

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Faire face à l'arsenal russe hypervéloce : défis et solutions pour l'Europe.

Date de publication
11 septembre 2026
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Depuis février 2022, les frappes de missiles et de drones à longue portée russes contre l'Ukraine rappellent presque quotidiennement ce que les États européens pourraient affronter dans une guerre contre la Russie. Les mêmes systèmes d'armes qui frappent les infrastructures et les centres de population ukrainiens seraient dirigés contre des cibles militaires et civiles européennes dans toute confrontation entre la Russie et l'OTAN. À mesure que la production russe de missiles s'accélère et que son arsenal se diversifie, l'Europe doit se confronter à une question inconfortable : comment dissuader, et le cas échéant combattre, l'arsenal de frappe russe à longue portée ?

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Identifier la menace terroriste avec lucidité et objectivité

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Il y a 20 ans, en 2006, le gouvernement français a produit un Livre blanc sur la sécurité intérieure face au terrorisme. Un passage de ce document expliquait pourquoi la France rejetait le concept américain de « guerre globale contre le terrorisme », bien que des soldats français aient été déployés en Afghanistan dès 2001 au sein de la coalition menée par les Etats-Unis. La raison principale était juridique : qui dit guerre, dit législation d’exception. Mais elle était aussi stratégique : dans la mesure où des ressortissants de pays occidentaux rejoignent des groupes djihadistes, reconnaître un état de guerre pourrait conduire sur la pente glissante vers la guerre civile. 

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La guerre n’est pas seulement une affaire de force : elle se joue aussi — peut-être d’abord — dans les esprits. Ce constat ancien prend une acuité inédite à l’ère de la lutte informationnelle, avec trois confrontations récentes qui ont imposé ce domaine comme priorité stratégique : au Moyen-Orient, en Afrique et face à la Russie.

Laurent BANSEPT
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Image de couverture de la publication
Politique étrangère : vol. 74, n°4 (Hiver 2009)
« L'Alliance atlantique 1949-2009 », Politique étrangère, Sommaires (présentation du numéro), Ifri, 21 décembre 2009.
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