Le Golfe en quête de puissance(s)
Les pays du golfe Arabo-Persique sont devenus des acteurs visibles, lourds, du jeu international, dans leur région même et bien au-delà. Médiateurs diplomatiques, investisseurs, organisateurs d’événements mondiaux, ils tentent de dépasser leur définition classique de fournisseurs de matières premières énergétiques et de refonder leurs bases économiques, sociales et politiques dans d’ambitieuses « Visions ». Leurs solidarités internationales s’avèrent plus souples, ouvrant leur champ diplomatique, même si le poids de Washington demeure déterminant : Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis sont, à ce titre, parties d’une dynamique qui pousse nombre d’acteurs du monde au multi-alignement.
En Asie du Sud-Est, la balance hésite entre les influences chinoise et américaine. Les diplomaties, très diverses, des pays de la région sont-elles le signe de leur souplesse, de leur pragmatisme, permettant de tirer parti maximum de la compétition sino-américaine, ou la traduction de contradictions économiques, sociales, politiques d’un espace qui peine à s’organiser collectivement ? L’ASEAN, qui se rêve en architecture de référence, est de fait peu présente dans les choix de défense et de sécurité de ses membres, écartelés entre logiques largement contradictoires.
À des titres divers, le Golfe et l’Asie du Sud-Est symbolisent l’évolution d’un monde dérégulé, où de multiples acteurs tentent de jouer de leur espace d’autonomie, une autonomie qui reste incertaine face à de grands monstres accumulant sans trêve les moyens de leur puissance.
LE GOLFE EN QUÊTE DE PUISSANCE(S)
La nouvelle stature diplomatique des pays du Golfe, par Camille Lons (lire intégralement l'article)
Les fonds souverains du Golfe, acteurs majeurs de la finance mondiale, par François-Aïssa Touazi (lire intégralement l'article)
L’Arabie saoudite 2030 : la Vision de tous les défis, par Hasni Abidi
Qatar et Émirats, miroirs d’une même ambition, par Emma Soubrier
Le Golfe entre Pékin et Washington : la quête du multi-alignement, par Jean-Loup Samaan
L'ASIE DU SUD-EST : ENTRE PÉKIN ET WASHINGTON
L’Asie du Sud-Est entre Chine et États-Unis : la stratégie du non-choix ?, par Sophie Boisseau du Rocher et Françoise Nicolas
L’ASEAN, en marge de l’architecture régionale de sécurité ?, par Juliette Loesch
ACTUALITÉS
Le Bangladesh entre crise politique et montée de l’islamisme, par Charza Shahabuddin
Frontex, première et dernière « armée » d’Europe ?, par Thomas Canvel
Quand la politique étrangère s’invite à la mairie, par Yves Viltard
LIBRES PROPOS
Pour une stratégie géoéconomique latino-pacifique, par Andrés Bórquez, Juan E. Serrano-Moreno, Carlos Olguín et Rodrigo del Río
Blackout électrique en Irak : une gouvernance introuvable ?, par Myriam Benraad
Européaniser la dissuasion nucléaire française ? , par Elie Perot
LECTURES
Sous la responsabilité de Marc Hecker
L'ère des affrontements. Les grands tournants géopolitiques, de Thierry de Montbrial
Par Alain Dejammet
China’s Quest for Military Supremacy, de Joel Wuthnow et Phillip C. Saunders
Under the Nuclear Shadow: China’s Information-Age Weapons in International Security, de Fiona S. Cunningham
Par Marc Julienne
Autres informations :
216 pages. 23 euros.
En librairie le 2 décembre 2025.
Diffusion : Pollen/Dif'Pop.
Abonnement : Armand Colin.
Vente au numéro : leslibraires.fr.
Vente au format ePub : Immatériel.fr.
Consulter le blog de Politique étrangère.
Contenu disponible en :
Thématiques et régions
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Le Golfe en quête de puissance(s)
Océan Indien : le rapprochement stratégique indo-australien
En 2009, l’Inde et l’Australie ont signé une déclaration conjointe de sécurité. Depuis lors, les relations stratégiques entre ces deux États se développent. New Delhi et Canberra ont intérêt à éviter qu’un ordre régional dominé par la Chine ne s’instaure et que les relations entre Pékin et Washington ne s’enveniment. La coopération indo-australienne est néanmoins contrainte par plusieurs facteurs, dont le plus important a trait à une appréciation différente de la réponse à apporter à la menace chinoise.
L’Iran renoncera-t-il à l’arme nucléaire ?
En juillet 2015 a été conclu un accord sur le programme nucléaire iranien. Les restrictions imposées à Téhéran sont cependant en deçà des objectifs fixés par le Conseil de sécurité. Nombre d’analystes doutent de la sincérité des dirigeants iraniens et pensent que le temps joue en faveur de l’Iran. L’évolution des équilibres stratégiques au Moyen-Orient, de possibles changements à la tête du régime iranien et la détermination de la communauté internationale pèseront sur l’avenir de ce programme.
Diplomatie des armes autonomes : les débats de Genève
Les systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) n’existent pas encore mais pourraient bien transformer la manière dont les guerres seront menées demain. Depuis 2014, l’Organisation des Nations unies (ONU) a entamé une réflexion sur ces armes d’un genre nouveau, dont certains États voudraient interdire le développement. Si une telle interdiction paraît peu vraisemblable, on devrait néanmoins voir apparaître un code de « bonnes pratiques » encadrant leur utilisation.
Lutte antiterroriste : comment s’adapte le Japon ?
Le Japon a subi plusieurs attentats sur son sol, notamment en 1995 avec l’attaque au sarin dans le métro de Tokyo. Plus récemment, deux ressortissants japonais ont été exécutés par l’État islamique en Syrie. Pour faire face à l’évolution de la menace, le dispositif antiterroriste japonais a été fortement renforcé. Le sommet du G7 d’Ise-Shima, en mai 2016, s’est déroulé sans incident. Le défi sécuritaire sera d’une autre ampleur en 2020 pour les Jeux olympiques de Tokyo.