Dissuasion et prolifération
Les enjeux liés à la dissuasion nucléaire et à la prolifération des armes reviennent dans les rapports de force entre États. Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : les arsenaux s’accroissent et se modernisent.
Sujets liés
L’extension du parapluie nucléaire français et britannique en Europe suscite un intérêt grandissant de la part des alliés
Le 21 février, l’Allemagne, par la voix du probable futur chancelier Friedrich Merz, a pour la première fois admis son intention de « discuter » avec Londres et Paris d’un élargissement de la protection nucléaire. Beaucoup de questions demeurent toutefois sur la mise en œuvre d’un tel projet.
Dissuasion nucléaire européenne : est-ce que la France peut partager sa bombe ?
Au lendemain de l’entretien houleux entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, Emmanuel Macron remet sur la table la question de la dissuasion nucléaire et d’une défense européenne. Une proposition qui divise et qui questionne les capacités de la France en matière de défense.
Héloïse Fayet : « L’arsenal nucléaire français est dissuasif, mais nous devons aussi être crédibles politiquement aux yeux de nos alliés européens »
Après la volte-face de Donald Trump, Emmanuel Macron s’est dit prêt, vendredi 28 février 2025, « à ouvrir la discussion » sur la dissuasion nucléaire en Europe. Une meilleure complémentarité entre les forces conventionnelles et nucléaires pourrait être envisagée selon la chercheuse Héloïse Fayet.
La France est pleinement autonome dans la fabrication des armes nucléaires - à la différence du Royaume-Uni qui dépend des Etats-Unis pour le corps des missiles porteurs d'une ogive - et dans la décision de tirer. Et le restera.
citée par Charles Plantade dans Les Echos.
La France va-t-elle partager son parapluie nucléaire ?
La tension entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky marque davantage la distance entre l'Europe et les États-Unis. Pour se défendre alors, le Vieux Continent réfléchit à son autonomie de défense, dont celle de son parapluie nucléaire qui pourrait être partagé par la France.
La crédibilité de la dissuasion est à considérer de plusieurs façons : vis-à-vis de la Russie, pour dissuader une attaque, et vis-à-vis de nos partenaires européens, pour les convaincre qu’ils peuvent être protégés.
citée par Nicolas Barotte dans Le Figaro.
Il faudrait avoir des déclarations bilatérales fortes, au moins avec les Allemands, éventuellement les Polonais, peut-être les Suédois, comme celle faite avec les Britanniques à l'époque de Jacques Chirac.
citée par Clément Machecourt dans Le Point.
La prolifération nucléaire face aux incertitudes américaines
Alors que l’attitude récente de la diplomatie trumpienne avec les alliés des États-Unis laisse planer des doutes sur les garanties de sécurité américaines, le Collimateur fait le point sur les risques de prolifération nucléaire, avec Héloïse Fayet (Ifri) et Camille Grand (ECFR).
L'arme nucléaire en grave crise de prolifération
Depuis 10 ans, le nombre d’armes nucléaires dans le monde est en augmentation. Selon le SIPRI, l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm, on recense plus de 12.000 têtes dans les arsenaux des neuf États possédant des armes nucléaires, dont près de 4.000 déployées et 2.100 en alerte c’est-à-dire prêtes à l’emploi.
Quand l’armée affiche ses tirs de missile
Dans cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’armée française célèbre un tir d’entraînement complexe et entend ainsi démontrer sa force militaire par l’image. Une stratégie de communication inédite où la recherche d’équilibre entre visibilité et secret est un enjeu majeur.
Nucléaire : la fin de l'après-guerre froide
En retirant les États-Unis d'un traité avec la Russie sur les forces nucléaires, Donald Trump met le monde sous tension.
Le risque du nucléaire de retour entre Washington et Moscou, mais aussi Pékin
Mettant leur menace à exécution, les Américains déclenchent leur retrait d'un traité nucléaire passé avec Moscou à la fin de la Guerre froide. Ils accusent les Russes de ne plus le respecter, mais veulent surtout avoir les mains libres face à la Chine. Dans la foulée, Poutine a fait de même.
Retrait du traité FNI : le service après-vente américain à Moscou
Le conseiller américain à la Sécurité nationale John Bolton vient de passer deux jours à Moscou, lors desquels il a tenté de justifier aux responsables russes qu’il a rencontrés le retrait américain d’un traité majeur, le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI, ou INF en anglais). Et d'aborder les questions de sécurité internationale, avant de passer une heure et demie avec Vladimir Poutine.
Traité nucléaire: "Le retrait américain va affecter l'Europe"
Donald Trump a annoncé samedi que les Etats-Unis prévoyaient de sortir d'un important traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire, signé en 1987. "La Russie n'a pas respecté le traité; nous allons donc mettre fin à l'accord et développer ces armes", a annoncé le président des Etats-Unis lors d'une visite à Elko, dans le Nevada (sud-ouest). Directeur du Centre des études de sécurité de l'Institut français de relations internationales (IFRI), Corentin Brustlein explique la portée de cette décision.
Washington vise aussi la Chine en se retirant d'un important traité nucléaire
Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, signé avec l'URSS en 1987. Accusant la Russie de tricher, le président américain veut aussi montrer ses muscles face à l'influence militaire croissante de Pékin, qui n'est pas lié par le traité.
Désarmement nucléaire : ça urge ?
Une centaine de pays ont débuté aujourd’hui à l’ONU des négociations inédites sur un traité d'interdiction des armes nucléaires, malgré l’opposition des grandes puissances nucléaires…
Périls nucléaires, le retour ?
L'arme nucléaire, durant la guerre froide, avait un statut à part. Aujourd'hui, notamment en Russie, elle participe à la stratégie expansionniste. L'Amérique de Trump et l'Asie sont également sources d'inquiétude.
The ASEAN Community: The Reality of a Vision
Le 31 décembre 2015, l’ASEAN a lancé sa communauté, attendue depuis longtemps, avec peu de fanfare. Ce profil bas a surpris beaucoup d’observateurs : annoncé comme un tournant majeur et le signal de la détermination des Etats membres à renforcer la coopération régionale, le lancement a finalement été modeste et même imperceptible.
La bombe H, une nouvelle provocation de la Corée du Nord
La Corée du Nord pointée du doigt par la communauté internationale. Pyongyang a annoncé mercredi 6 janvier 2016 avoir lancé une bombe à hydrogène. Il s’agit de son quatrième essai nucléaire depuis 2006. Une nouvelle provocation nord-coréenne qui inquiète les États-Unis et les pays de la région, notamment la Corée du Sud, le Japon et surtout la Chine.
Incursion ukrainienne en Russie : "Non, la menace nucléaire n'est pas devenue une menace fantôme"
Alors que le conflit entre la Russie et l'Ukraine fait rage depuis près de deux ans et demi et l'invasion de la seconde par la première, les forces ukrainiennes mènent depuis le 6 août, une incursion d'envergure dans la région russe de Koursk. Si Vladimir Poutine a plusieurs fois agité le spectre de la bombe atomique pour faire pression sur les puissances occidentales, il a fort heureusement choisi de ne pas l'employer alors même que la Russie est directement attaquée sur son territoire. Doit-on comprendre que l'emploi de l'arme nucléaire est désormais inenvisageable ?
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