Dissuasion et prolifération
Les enjeux liés à la dissuasion nucléaire et à la prolifération des armes reviennent dans les rapports de force entre États. Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : les arsenaux s’accroissent et se modernisent.
Sujets liés
Les sous-marins de Cherbourg : l’industrie navale prend du galon (épisode 29/44)
Face aux menaces russe et chinoise et à l'arrivée de Donald Trump, le marché des sous-marins est en progression. La France y occupe une place déterminante grâce au groupe historique de Naval Group, qui exporte des sous-marins et assure une dissuasion nucléaire depuis son site de Cherbourg.
Armes nucléaires, vers un partage opérationnel ?
Une question revient sur le devant de la scène : l'Europe doit-elle se doter de son propre parapluie nucléaire ? Héloïse Fayet est avec Margot Haddad pour en discuter.
Face à Trump, des alliés de Washington rouvrent le débat sur l'arme nucléaire
Les assauts de Donald Trump contre l'OTAN et l'ordre établi sapent la confiance de ses alliés dans le parapluie nucléaire américain, alimentant les craintes d'une prolifération à terme des armes nucléaires, selon des experts interrogés par l'AFP. « La confiance dans le parapluie nucléaire américain a été profondément ébranlée par la rhétorique provocatrice et incohérente de Trump », explique Byong-Chul Lee de l'université Kyungnam à Séoul.
Vers une dissuasion nucléaire européenne ?
Neuf pays à ce jour possèdent l'arme nucléaire, dont la France, les États-Unis et la Russie. Seuls deux pays la détiennent en Europe : le Royaume-Uni et la France. Grâce à cette arme (au sol, en vol ou sous-marine), ces pays peuvent dissuader des États menaçants d'attaquer leurs intérêts vitaux. C'est ce qu'on appelle la dissuasion nucléaire.
Dissuasion nucléaire : Héloïse Fayet x Louis Gauthier
Héloise Fayet chercheuse et responsable du programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l'Ifri, et Louis Gauthier, Magistrat à la Cour des comptes, ancien secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, étaient les invités de France Inter mardi 18 mars pour débattre de la dissuasion nucléaire française.
L'Allemagne, nouveau moteur de la défense européenne ?
800 milliards d'euros pour "réarmer l'Europe", l'Union européenne redéfinit sa stratégie de défense alors que le parapluie américain prend l'eau. L'Allemagne est en première ligne de ce changement stratégique.
La France peut-elle proposer un nucléaire européen ?
La France peut-elle élargir son « parapluie nucléaire » à l’échelle européenne ? Emmanuel Macron relance cette question dans un contexte de tensions croissantes. Alors que l’OTAN est fragilisée et que l’engagement américain est incertain, une dissuasion nucléaire européenne est-elle envisageable ?
Sommet européen sur l'Ukraine
Les dirigeants des 27 pays membres de l'UE ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky sont à Bruxelles pour évoquer l'avenir de la défense européenne alors que les Etats-Unis ont gelé leur aide militaire à Kiev.
On a besoin d’inventer notre propre modèle de dissuasion, qui ne soit pas calqué sur le modèle américain [qui déploie des armes nucléaires dans plusieurs pays européens]. Il faut une dissuasion nucléaire française robuste, un dispositif militaire conventionnel et surtout un engagement politique.
Par exemple, les Estoniens considèrent presque que les militaires français déployés dans leur pays viennent avec chacun une petite arme nucléaire dans leur dos: ils représentent une sorte de projection de la dissuasion nucléaire française.
Citée par l'AFP dans Le Journal du Quebec.
Peut-on partager l'arme nucléaire ?
Face au risque de désengagement américain, Emmanuel Macron a indiqué mercredi 5 mars vouloir « ouvrir le débat » sur la protection de l’Europe par le parapluie nucléaire français. La France possède environ 300 têtes nucléaires pouvant être lancées par l’aviation ou les sous-marins nucléaires.
Guerre en Ukraine : Poutine peut-il déclencher seul l’arme nucléaire ?
Bombe atomique : l'Europe est-elle réellement menacée par Poutine ?
Le dimanche 27 février, Vladimir Poutine prenait une nouvelle fois de court l'ensemble des pays du monde en évoquant, dans un discours à la télévision, l'arme ultime : la bombe nucléaire. La menace nucléaire doit-elle être prise au sérieux ?
La Biélorussie, le nouvel avant-poste de Moscou pour faire pression sur l'Europe
Rapprochement économique, alliance militaire, "complicité" dans l'invasion de l'Ukraine... La Biélorussie, devenu un état vassal de la Russie, multiplie les signes d'allégeance envers Moscou et pourrait même accueillir une partie de l'arsenal nucléaire russe à la faveur d'une modification de la constitution prévue dimanche.
Ukraine : la Russie envoie des «signaux nucléaires» aux Occidentaux
Vladimir Poutine a multiplié les messages à destination des Européens et des Américains sur ses capacités de dissuasion. Cette escalade verbale intervient alors que la plupart des traités encadrant les armes atomiques ne sont plus en vigueur.
Poutine se lance-t-il dans un chantage nucléaire ?
En annonçant l'invasion de l'Ukraine, le président russe a fait une mise en garde inquiétante en cas d'interférence avec ses projets expansionnistes.
Ukraine : comment la Russie pourrait déployer un arsenal nucléaire en Biélorussie
Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a affirmé que son pays serait prêt à accueillir des «armes supernucléaires» en cas de menace de la part des Occidentaux. Un référendum le 27 février doit annuler le statut dénucléarisé du pays. Héloïse Fayet est chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri et coordinatrice du programme Dissuasion et prolifération. Elle explique quelles armes pourraient être déployées en Biélorussie et pourquoi Moscou et Minsk pourraient s'entendre sur un tel accord.
Nucléaire, le contrat de coalition allemand rassure les alliés de l’Otan
Le nouveau gouvernement allemand poursuivra le partage du nucléaire au sein de l’Alliance atlantique mais n’aura qu’« un statut d’observateur au traité sur l’interdiction des armes nucléaires ». Une réunion des ministres des affaires étrangères de l’Otan doit se tenir mardi 30 novembre et mercredi 1er décembre.
Contrat de sous-marins rompu par l'Australie : on vous explique pourquoi la France estime avoir reçu un "coup dans le dos"
L'Australie a annulé mercredi le gigantesque contrat qui la liait à la France depuis 2016. Un contrat à 56 milliards d'euros, pour la fourniture de 12 sous-marins.
"Un risque de prolifération nucléaire"
La région est-elle devenue le point chaud du globe ?
Où en est la course aux armes nucléaires ?
DÉCRYPTAGE - L’augmentation du plafond du nombre de têtes nucléaires détenues par le Royaume-Uni vient mettre un terme à des décennies de réduction du nombre d’armes nucléaires dans le camp occidental. Est-elle le signe d’un basculement vers une nouvelle course aux armements?
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