Dissuasion et prolifération
Les enjeux liés à la dissuasion nucléaire et à la prolifération des armes reviennent dans les rapports de force entre États. Chine, Russie, Iran, Corée du Nord : les arsenaux s’accroissent et se modernisent.
Sujets liés
Dans quelles conditions la Russie pourrait-elle mener une frappe nucléaire ?
La pratique russe de la dissuasion nucléaire a souffert d'un fort décalage entre une rhétorique très agressive et des actions beaucoup plus modérées, voire prudentes. Pour rendre plus crédible sa stratégie, Moscou, qui a abaissé son seuil d'emploi de l'arme atomique, accompagne désormais ses menaces de mesures concrètes. Interviewé par La Libre Belgique, Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, a consacré une étude à l'évolution de la stratégie de dissuasion nucléaire russe au regard de la guerre en Ukraine.
Qu'est-ce que le missile de croisière à propulsion nucléaire testé par Moscou?
Le missile de croisière à propulsion nucléaire testé par la Russie est une arme innovante, pensée pour contrer les efforts américains de défense antimissile, mais qui ne bouleverse pas les équilibres stratégiques actuels, selon les experts.
La dissuasion nucléaire russe à l’épreuve de la guerre en Ukraine
Dès le lancement de son « opération militaire spéciale » (SVO) contre l’Ukraine, le 24 février 2022, le Kremlin, qui dispose de l’un des plus vastes arsenaux nucléaires au monde, a adopté des mesures de dissuasion agressives et une rhétorique résolument menaçante. Décryptage d’un possible emploi de l’arme nucléaire par Moscou, avec Dimitri Minic, docteur en histoire des relations internationales, historien et chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, où il est aussi rédacteur-en-chef adjoint des collections numériques Russie.Eurasie.Visions et Russie.Eurasie.Reports. Il est l’auteur de Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Paris, Maison des sciences de l’homme, avril 2023), le livre tiré de sa thèse pour lequel il a reçu le Prix Albert Thibaudet.
Poutine, le chantage nucléaire
Depuis bientôt quatre ans de guerre en Ukraine et alors que les tensions avec l'Occident s'aggravent, le maître du Kremlin brandit sans relâche la menace atomique.
La bombe, une histoire française
Le survol des avions de chasse russes dans l’espace aérien estonien le 19 septembre dernier, la guerre en Ukraine, les tensions entre l’Inde et le Pakistan, ou encore la situation au Proche-Orient, chaque semaine ou presque, un incident nous rappelle la possibilité d’une escalade nucléaire. Pour autant, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la dissuasion nucléaire joue son rôle, dans la discrétion. Cette même dissuasion a permis de résoudre de nombreuses crises et peut-être d’éviter un troisième conflit mondial ; l’équilibre de la terreur pour assurer la paix, une subtile partie de poker.
Dimitri Minic : « La guerre en Ukraine a entraîné une perte de crédibilité de la dissuasion nucléaire russe »
ENTRETIEN - Le conflit ukrainien a mis en exergue les failles de la dissuasion russe et entraîné l’élaboration d’une nouvelle doctrine plus agressive. Mais il faut « relativiser le risque d’emploi d’arme nucléaire, même dans ce cadre », souligne l’historien spécialiste de la Russie. Dimitri Minic est historien, docteur en histoire des relations internationales de Sorbonne Université et chercheur au Centre Russie/Eurasie de l’Ifri. Il publie ce lundi une étude intitulée « La dissuasion nucléaire russe à l’épreuve de la guerre en Ukraine ».
Désarmement nucléaire : Poutine propose de prolonger d'un an les limites du traité New Start
Le président russe Vladimir Poutine a proposé lundi de prolonger d'un an les limites prévues par le traité de désarmement nucléaire New Start, le dernier accord de maîtrise des armements liant Washington et Moscou, qui doit expirer en février prochain.
Nucléaire iranien : qu'est-ce que le "snapback" ?
L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni ont déclenché le « snapback » contre contre l’Iran le 28 août. « Le snapback », c’est le nom de cet outil diplomatique qui ouvre la possibilité de rétablir des sanctions onusiennes. Celles-là mêmes qui avaient été levées par l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien. Pourquoi brandir cette menace maintenant ? Que va-t-il se passer ? Des négociations sont-elles encore possibles ? Quelles peuvent être les conséquences pour l’Iran ?
80 ans après Hiroshima, quid des ambitions d’abandon des armes nucléaires ?
Ce mercredi 6 août marque les 80 ans du bombardement atomique d'Hiroshima par les Américains. Le Japon y organise une cérémonie, qui devrait réunir 120 pays, avec l'espoir de dénucléariser les arsenaux. Mais cette volonté se heurte à un monde de plus en plus instable, où le recours à l'arme atomique est brandi avec de plus en plus d'hubris.
"On reste inaudibles": les partisans du désarmement nucléaire tentent de faire bouger les lignes pour les 80 ans d'Hiroshima
De nombreuses commémorations sont organisées ce mercredi 6 août pour les 80 ans des bombardements d'Hiroshima. Le mouvement pour l'interdiction des armes nucléaires participe à cet anniversaire mais peine à faire avancer sa cause. En France, les partisans de ce désarmement voient le contexte géopolitique actuel comme un moment décisif.
Menace nucléaire : les discours et les actes
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine début 2022, l’arme nucléaire est revenue un sujet d’inquiétude. La Russie menace-t-elle vraiment de s’en servir ? La France pourrait-elle partager son arme avec le reste de l’Union européenne ? « Retex » fait le point avec la chercheuse Héloïse Fayet.
La dissuasion nucléaire française
Emmanuel Macron l'a redit la semaine dernière : c'est notre capacité nucléaire qui donne une sécurité aux Français. L'armée dispose de 290 ogives et de quatre sous-marins lanceurs d'engins. Un arsenal qui coûtera 54 milliards d'euros pour les six prochaines années. Un budget redevenu stratégique, y compris pour l'Europe.
À quoi ressemblerait le monde en cas de conflit nucléaire ?
Les menaces sont répétées, et l'hypothèse est soulevée : et si l'humanité devait faire face à une attaque nucléaire, sur fond de guerre ukrainienne ? Pour examiner la potentialité d'une telle catastrophe, et son impact, GEO a interrogé Héloïse Fayet, chercheuse à l’Ifri, coordinatrice du programme de recherche "Dissuasion et prolifération".
Guerre en Ukraine: la menace nucléaire a-t-elle augmenté ?
Héloïse Fayet, chercheuse à l'Ifri et responsable du programme de recherche Dissuasion et prolifération, était l’invitée de Vincent Roux dans «Points de Vue».
Guerre en Ukraine: c'est quoi le concept d'ambiguïté stratégique ?
Emmanuel Macron a-t-il réveillé le vieux principe de l’ambiguïté stratégique en assurant qu’il n'exclurait pas l’envoi de troupes en Ukraine ? Une sortie qui a reçu un accueil mitigé chez les alliés au point que les conseillers de l’Élysée font le service après-vente. Néanmoins, aujourd’hui le statu quo mondial repose en partie sur ce principe d’ambiguïté. Dans notre époque moderne, ce dernier s'appuie en grande partie sur un autre grand principe : la dissuasion nucléaire. Décryptage.
Un risque géopolitique global multiforme
Ce lundi 4 mars, Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Ifri, parle du nucléaire, notamment de l'avertissement de Vladimir Poutine vis à vis des Occidentaux contre une menace réelle de guerre, dans l'émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier et Christophe Jakubyszyn.
Finlande/Russie, la dissuasion nucléaire de retour
Héloïse Fayet, invitée dans le 20h de Darius Rochebin, revient sur la possibilité du stockage d'armes nucléaires en Finlande.
La menace nucléaire de Poutine vise à dissuader mais le risque n'a pas augmenté
En brandissant encore jeudi la menace nucléaire, le président russe Vladimir Poutine espère dissuader les Occidentaux d'aider l'Ukraine mais "il n'y a pas de signe plus important de risque d'emploi de l'arme nucléaire", souligne à l'AFP Héloïse Fayet, experte à l'Institut français des relations internationales.
Les armes nucléaires françaises peuvent-elles protéger l‘Europe ?
Alors que la guerre en Ukraine se trouve toujours aux portes de l'Europe, et que le soutien américain à l'OTAN se fait de plus en plus incertain, la question d'un partage de l'arme nucléaire à l'échelle européenne se pose. La dissuasion nucléaire est-elle à un tournant ?
Avec Héloïse Fayet, chercheuse au Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales (Ifri) et coordinatrice du programme de recherche sur la dissuasion nucléaire et la prolifération.
Thomas Gomart : « On peut imaginer des scénarios où la dissuasion nucléaire ne fonctionnerait pas »
Géopoliticien et directeur du principal think tank français, l’Institut français des relations internationales (Ifri), Thomas Gomart prend le temps d’analyser les bouleversements stratégiques mondiaux. En Europe, le chercheur préconise une approche lucide pour relever les défis qui s’imposent, tout en « soignant son pessimisme ».
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