Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
Les Talibans menacent déjà l'Amérique
Kaboul n'en finit pas de sombrer dans le chaos. Des milliers d’Afghans désespérés se massent toujours autour de l'aéroport de la capitale dans l'espoir d'embarquer dans un avion pour quitter le pays. Les scènes de confusions et de tensions s'y multiplient.
Afghanistan : les talibans en quête de reconnaissance internationale
Les pays occidentaux semblent se résigner à établir des canaux de communication avec les talibans au nom du pragmatisme. Ceux-ci en ont absolument besoin pour financer le pays.
L’échec des Etats-Unis en Afghanistan résonne au Sahel
Depuis la chute de Kaboul, des voix s’élèvent au Mali pour que les leçons de l’échec américain soient tirées. Car, comme en Afghanistan, l’interventionnisme occidental ne parvient pas à contrer l’insurrection djihadiste.
Charia, terrorisme, nouveaux équilibres géopolitiques... Les conséquences du retour des talibans à Kaboul
Les conflits et la géopolitique n'attendent pas, Le Monde devant soi non plus. Qui aurait imaginé que les talibans reprendraient le contrôle de l'Afghanistan si vite après le retrait des États-Unis? Il y avait bien des signaux plus ou moins faibles depuis quelques semaines, mais la rapidité avec laquelle le mouvement fondamentaliste a fait tomber Kaboul a pris tout le monde de court, à commencer par Washington.
L'Occident a-t-il abandonné l'Afghanistan ?
Vingt ans après leur chute, en 2001, les Talibans contrôlent de nouveau l’intégralité de l’Afghanistan. Que signifie cette défaite pour l'Occident ? Peut-on parler d’une véritable déroute occidentale ? L'Europe et les Etats-Unis ne sont-ils pas en train d'abandonner le peuple afghan ?
ENTRETIEN. Les talibans représentent-ils une menace terroriste pour la France ?
Deux jours après la prise de Kaboul par les talibans, la question des relations entre ces fondamentalistes et Al-Qaida se pose. Avec, en toile de fond, le spectre de nouvelles attaques terroristes en France et en Occident dans les mois à venir. Élie Tenenbaum, directeur du centre des études de sécurité à l’Ifri (Institut français des relations internationales) et spécialiste de l’Afghanistan, apporte son éclairage sur le sujet.
Elie Tenenbaum : "Il y a une élite [afghane] qui a sa responsabilité dans la débâcle"
Après la prise du pouvoir à Kaboul par les talibans : Elie Tenenbaum, directeur du centre des études de sécurité à l'Ifri (institut français des relations internationales), spécialiste de l'Afghanistan et Solène Chalvon Fioriti, grand reporter.
Quel avenir pour l'Afghanistan ?
Les Talibans ont repris le contrôle de l'Afghanistan, mettant ainsi un terme d'un conflit de 20 ans les opposant au reste de la société et de l'Occident, représenté dans le pays notamment par les forces américaines. Cette déroute intervient notamment après le retrait des troupes américaines.
Afghanistan : possible victoire des talibans, défaite certaine de l’OTAN
L'opération militaire des Etats-Unis en Afghanistan prendra officiellement fin le 31 août. Les Taliban sont-ils aujourd'hui la seule force politique crédible en Afghanistan ? Quelles leçons pour l'OTAN après cet échec ?
La Russie annonce dans une vidéo un nouvel essai de missile hypersonique dans l'Arctique
Le ministère russe de la Défense a publié la vidéo d'un tir d'un missile hypersonique Zircon depuis la Mer Blanche (Arctique russe). Il annonce son intention d'en équiper ses sous-marins et ses navires.
Les Français appelés à quitter l'Afghanistan : "ça devient un taliban's land !"
Le 13 juillet dans la soirée, l'ambassade de France à Kaboul a demandé à tous ses ressortissants de quitter l'Afghanistan, invoquant « l'évolution de la situation sécuritaire » et les « perspectives à court terme ». Pour « Marianne », Elie Tenenbaum, directeur du Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (IFRI), analyse cette position forte et inédite depuis 2001.
Une armée française en transition défile ce 14 juillet
Alors qu’elle va réduire sa présence au Sahel, l’armée française se prépare à des conflits de haute intensité, exigeants et certainement plus meurtriers.
Que signifie la souveraineté numérique pour la France et pour l'Europe ? Interview avec Bruno Sportisse, INRIA
Dans le cadre de son programme Géopolitique des technologies, l’IFRI lance une nouvelle série de Brown Bag Seminars « technologie ». Interview de Bruno Sportisse, président-directeur général de l'Institut National de Recherche en Sciences et Technologies du Numérique (INRIA) par Marjorie Paillon, journaliste à France 24. (Le 29 juin 2021 à l'Ifri).
Bientôt une "guerre des drones" ?
Défense : demain, des guerres sans soldats ? La France doit se préparer à la "guerre des drones", selon le Sénat. En 2017, Mustafa Suleyman, responsable de DeepMind chez Google, déclarait que les "armes offensives autonomes (...) permettront des conflits armés à une échelle jamais vue auparavant et à des vitesses difficiles à concevoir pour les humains".
L’importance de l’OSCE dans la diplomatie allemande
Quoiqu’à des degrés divers, l’Allemagne a toujours attaché de l’importance à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), forum de dialogue essentiel d’un multilatéralisme qu’elle considérait comme fondamental. Son soutien au processus de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) était, à l’origine, inspiré par l’objectif de pallier et à terme de surmonter sa partition.
La masse dans les armées françaises : un défi pour la haute intensité
Depuis 1990, les armées françaises n’ont eu de cesse de financer leur modernisation par la réduction des effectifs et du nombre de plateformes.
Chine/Corée du Sud : une frustration réciproque
Les relations entre Séoul et Pékin sont de longue date marquées par l’alternance de rapprochements et de difficultés. Pékin cherche à éloigner la Corée du Sud des États-Unis. Séoul entend préserver ses relations avec la Chine, son premier partenaire commercial, tout en gardant la garantie de sécurité américaine. L’équilibrisme sud-coréen pourrait s’avérer dans l’avenir proche difficile à tenir, et Séoul pourrait avoir intérêt à s’appuyer, au-delà de Washington, sur d’autres partenaires.
Amiral Pierre Vandier - La Marine française au défi de l’Indo-Pacifique
Interview de l'amiral Pierre Vandier, chef d'état-major de la Marine nationale française, par Jean-Dominique Merchet correspondant Défense et Diplomatie au journal l'Opinion.
Armes hypersoniques : quels enjeux pour les armées ?
Les systèmes hypersoniques deviennent des attributs de la puissance pour les États qui les conçoivent et les mettent en œuvre, au risque d’une relance d’une course aux armements.
Otan: un sommet pour poser les bases du « concept stratégique 2030 »
Soixante dix ans après sa création, l’Otan reste le seul cadre formel de discussion entre l'Europe et les États-Unis. Après les secousses et les doutes de la présidence Trump qui a entamé la relation transatlantique, Joe Biden a fait le déplacement pour rassurer ses alliés européens. Et sa venue coïncide avec un sommet-clé qui doit redéfinir le « concept stratégique » de l’Otan.
La bleuite, le virus du soupçon
Aujourd’hui dans Affaires sensibles : la bleuite, l’épidémie du soupçon qui a décimé le FLN algérien. Avec :
- Jean-Paul Mari grand reporter et écrivain
- Élie Tenenbaum Historien, spécialiste de sécurité internationale et de l’histoire des relations internationales
Guerre en Ukraine : pourquoi la France livre si peu d'armes à Kiev
Avec minutie, depuis l'invasion russe du 24 février, les chercheurs du groupe de réflexion allemand Kiel Institute évaluent l'aide militaire fournie à l'Ukraine. Le classement qu'ils en tirent est loin d'être à l'avantage de la France. Celle-ci a beau disposer de l'une des armées les plus puissantes d'Europe occidentale - plus grand effectif et deuxième budget derrière l'armée britannique -, elle ne pointait, en octobre, qu'au 13e rang financier (216 millions d'euros). Loin derrière le trio de tête, formé des Etats-Unis (27,6 milliards), du Royaume-Uni (3,7 milliards) et de la Pologne (1,8 milliard, essentiellement pour du matériel d'origine soviétique).
Ukraine: le soutien militaire mesuré de la France
Le 19 novembre dernier, dans un entretien au JDD, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, assurait que la France se trouve « dans les cinq premiers pays » en matière d'aide militaire. Pourtant, une note de l'Ifri, l'Institut français des relations internationales, publiée ce mardi matin, nuance cette position. Si la France, souligne Léo Péria-Peigné, auteur de la note, a bien donné des systèmes de pointe comme les canons Caesar ou les systèmes de défense antiaérienne Crotale, le soutien militaire français à l'Ukraine interroge lorsqu'il est comparé à ceux de nations similaires, comme le Royaume-Uni, l'Allemagne et la Pologne, indique le chercheur.
Une production d’armes en rafale
Comment la guerre en Ukraine rebat-elle les cartes pour l'industrie de la défense ?
Avec
- Lucie Béraud-Sudreau Directrice du programme de recherche « Armement et dépenses militaires » au Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).
- Léo Péria-Peigné chercheur au Centre des études de sécurité de l’IFRI (Institut français des relations internationales)
Armement : les leçons de la guerre en Ukraine
Cela fait plus de neuf mois que la Russie a envahi l'Ukraine. Un conflit à haute intensité où plus de 60.000 obus ont été tirés en une seule journée au plus fort de la guerre. Quels sont les pays fournisseurs d'armes ? Que révèle ce conflit sur nos capacités d'armement et celles de nos voisins ?
Guerre en Ukraine : les canons livrés à Kiev par les pays occidentaux subissent une usure accélérée
Des centres de maintenance sont créés en Slovaquie ou en Pologne pour réparer les dommages causés à certaines unités par les missiles russes, mais surtout par les contraintes d’un conflit dit de « haute intensité ».
L’Iran au seuil de ses ambitions nucléaires
Téhéran a de nouveau progressé dans son programme nucléaire : la République islamique enrichit désormais de l’uranium à 60% dans un deuxième site, celui de Fordo, qui a la particularité d’être profondément enfoui sous terre. Cette accélération survient alors qu’il n’y a plus de négociations pour un nouvel accord nucléaire. Et alors que l’isolement de l’Iran s’accroît en raison de la répression du mouvement de contestation qui dure depuis le mois de septembre.
Femme, vie, liberté : révolution à l’iranienne
480 morts et 16 800 arrestations en deux mois. Tandis que le slogan "Femmes, Vie, Liberté" résonne dans l'hémicycle à quelques jours de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, Téhéran passe un nouveau cap vers l’arme nucléaire annonçant produire de l’uranium enrichi à 60 %.
Nucléaire iranien : Avec un uranium enrichi à 60 %, l'accord pourrait « être mort »
Le gendarme du nucléaire sermonne, l’Iran riposte. Ces derniers jours, la tension est montée d’un cran entre l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et Téhéran. Face aux critiques sur « son manque de coopération », cette dernière a annoncé avoir commencé, ce mardi, la production d’uranium à 60 % et qu’elle allait limiter les visites des inspecteurs de l’agence onusienne sur son territoire. La décision del a République islamique inquiète la communauté internationale, qui n’a pas manqué de réagir. Mais alors qu’il fait face aux révoltes internes dues aux manifestations liées à la mort de Mahsa Amini, l’Iran semble déterminé à avancer sur le nucléaire. 20 Minutes fait le point avec Héloïse Fayet, chercheuse spécialiste des doctrines de prolifération nucléaire.
Avec la guerre en Ukraine, le retour à l’ambiguïté stratégique, principe indispensable de la doctrine nucléaire
Plonger l’ennemi dans l’incertitude sur ce que sont nos intentions ou ce que sera notre riposte : l’ambiguïté stratégique est une pratique très ancienne, déjà théorisée dans L’Art de la guerre, du Chinois Sun Tzu, au VIe siècle avant notre ère. Si cette notion n’est pas liée à la seule dissuasion nucléaire, elle y trouve néanmoins sa pleine dimension en raison des enjeux et des risques propres à l’arme atomique.
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