Sécurité - Défense
Sous l’effet de la compétition stratégique mondiale, les enjeux de sécurité et de défense sont marqués par le retour des guerres majeures et de la dissuasion nucléaire, la transformation du terrorisme et la course aux technologies militaires.
Sujets liés
Armes nucléaires : un communiqué plein de bonnes intentions et d’angles morts
La Chine, les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie ont publié lundi une déclaration «pour prévenir la guerre nucléaire et éviter les courses aux armements». Alors que tous réarment ou modernisent leur arsenaux.
Technology at the Center of Geopolitical Relations
Technologies from big data to quantum computing, artificial intelligence and next-generation drones are fueling power struggles between nations and large industrial companies. Alice Pannier, head of the Geopolitics of Technology program at the French Institute of International Relations (IFRI), talks us through the impact of these new technologies, which have added a further level of complexity to the major energy issues seen in the 20th century.
Enlisement de l'accord sur le nucléaire iranien : tous responsables ?
Les négociations entre les sept membres de l'accord sur le nucléaire iranien ont pu reprendre à Vienne le 29 novembre dernier, après cinq mois de suspension. Toutefois, les discussions demeurent laborieuses et font planner le doute quant à un retour possible à l'accord de 2015.
Mali : quelle réforme du secteur de la sécurité ?
Les réformes du secteur de sécurité (RSS) entreprises dans plusieurs pays africains ont produit des résultats contrastés. En Guinée-Conakry, des mesures d’urgence ont suscité l’espoir, mais n’ont pas été suivies dans la durée. En Côte d’Ivoire, les effets positifs semblent plus pérennes. Au Mali, la RSS s’est embourbée par manque de volonté politique. Le double coup d’État de 2020 et 2021 vient compliquer la donne, mais la communauté internationale doit maintenir la pression sur les autorités.
Fin de partie : retour sur l’interventionnisme militaire occidental, 1991-2021
Le retrait d’Afghanistan en août 2021, sur l’échec de l’engagement militaire des États-Unis et de leurs alliés, signe un changement d’approche dans la lutte armée contre le terrorisme et plus généralement un retournement de la politique occidentale d’interventions suivie depuis 1991. Américains et Européens ne peuvent plus compter sur une supériorité stratégique et tactique leur garantissant une faible prise de risque. Ils ont aussi pris conscience qu’en banalisant le recours à la force, ils ont incité d’autres à les suivre dans cette voie.
En attendant le retour de l'Etat...
L'échec de la coalition internationale en Afghanistan et les difficultés rencontrées par Paris et ses alliés au Sahel soulèvent nombre de questions sur l’ingénierie internationale imaginée depuis les années 1990 pour reconstruire ou renforcer les États « faillis ». L’association entre, d’une part, une opération militaire destinée à contenir ou affaiblir une insurrection et, d’autre part, une coopération internationale plus ou moins importante, destinée à renforcer ou redéployer l’État – l’ensemble constituant ce que les stratèges appellent une opération de « stabilisation » – n’a pas débouché sur la stabilité attendue. En Afghanistan comme au Mali, le lien direct postulé entre apaisement des tensions et délivrance de services publics n’est pas validé. Ni les Provincial Reconstruction Teams (PRT) afghanes ni les « colonnes foraines » accompagnées par Barkhane n’ont pu apaiser les conflits violents ou relégitimer l’État.
Défense européenne : agir à temps
Le moment semble propice pour renforcer la coopération européenne de défense. Les objectifs sont identifiés et clairs : pouvoir déployer une force militaire européenne face à une crise ; pour ce faire, développer des capacités et un marché intérieur de défense. Les institutions existantes – état-major, Agence européenne de défense, embryon d’académie militaire… – sont sous-utilisées. Il est possible de franchir d’importants pas sans révolution institutionnelle, sans modification des traités.
Comment préparer 2050 ? De la « prévoyance » à la « grande stratégie »
La Chine et les États-Unis ont tous deux une « grande stratégie ». Pékin aspire à devenir la première puissance mondiale en 2049, tandis que Washington entend demeurer primus inter pares. Dans ce contexte de compétition entre superpuissances – marqué aussi par la dégradation environnementale, la transformation numérique et la fragmentation sociale –, la France et l’Europe devraient se doter d’une « grande stratégie » et renforcer leurs dispositifs de « prévoyance ».
Toujours pas d’interdiction pour les robots tueurs
Des discussions se sont tenues cette semaine à Genève dans le cadre d’une Convention des Nations unies. Une coalition de plus de 185 ONG propose la négociation d’un traité interdisant les systèmes d’armes autonomes.
Nucléaire iranien : est-il trop tard pour un accord ?
Les négociations sur le nucléaire iranien entre les grandes puissances et l’Iran ont repris le 29 novembre à Vienne.
Unique ou fondamental ? Le rôle de l’arme nucléaire dans la politique déclaratoire de Joe Biden
Document cadre de la doctrine nucléaire américaine émis par toute nouvelle administration, la Nuclear Posture Review (NPR) de l’administration Biden est attendue début 2022.
Iran : l'engrenage nucléaire
Joe Biden peut-il continuer à se désengager du Moyen-Orient alors que la région est au bord d’une crise ouverte ?
Au Sahel, l’hostilité contre les soldats de Barkhane monte d’un cran
Les militaires français déployés au Sahel depuis 2014 font face à une hostilité de plus en plus visible, illustrée ces derniers jours au Burkina Faso puis au Niger par la mobilisation contre le passage d'un convoi militaire en route pour le Mali.
Nucléaire iranien : des négociations vouées à l'échec ?
Alors que se sont rouvertes hier à Vienne les négociations pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien de 2015, les positions israéliennes et américaines semblent de moins en moins compatibles.
Nucléaire iranien: l'accord de 2015 peut-il encore être sauvé ?
Après cinq mois d'interruption, les négociations pour sauver l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien ont repris aujourd'hui à Vienne, en Autriche. Ce texte offrait à Téhéran la levée d'une partie des sanctions étouffant son économie, en échange d'une réduction drastique de son programme nucléaire, placé sous un strict contrôle de l'ONU.
Le cloud défense : défi opérationnel, impératif stratégique et enjeu de souveraineté
Le ministère des Armées français a décidé de faire de l’informatique en nuage – ou cloud computing – l’un des piliers de sa transformation numérique.
La perception de l'armée turque et de l'expansion de la Turquie en Méditerranée orientale par l'armée française
Durant l’été 2020, la Méditerranée centrale et orientale a été le centre de nouvelles tensions entre la France et la Turquie. Celles-ci ayant été en partie militaire, ce qui est inhabituel pour les deux pays, il est particulièrement important d’étudier la perception de l’armée turque et de sa doctrine par l’armée française.
Guerre augmentée : des technologies à double tranchant ?
Alors que les attaques par drones tendent à se généraliser, que la compétition pour se doter de missiles hypersoniques fait rage, peut-on dire que nous sommes entrés dans une nouvelle ère de la guerre ? Que font l'intelligence artificielle et la robotique à la configuration des conflits ?
Migrants en Biélorussie: le casse-tête stratégique des menaces «hybrides»
Dans les états-majors militaires, on surveillait le cyber, la désinformation ou encore la prédation économique, comme autant de nouveaux terrains de conflits dit «hybrides». On regardait aussi la manipulation des flux migratoires à des fins de déstabilisation. «Elle peut être très efficace», confiait un haut gradé il y a quelques mois. L’exemple turc et le spectre d’une nouvelle crise comme celle de 2015 était en tête. Le coup est finalement venu de Biélorussie, qui laisse s’amasser à sa frontière avec l’Union européenne des centaines de migrants.
L'ailier de demain : le partenariat homme-machine dans l'armée de Terre
L’armée de Terre s’est résolument engagée dans l’acquisition de capacités de haute technologie, notamment de systèmes automatisés évoluant dans un environnement connecté, afin d’obtenir la supériorité opérationnelle. L’association de combattants et de robots permet à une force déployée d’atteindre sa masse critique, de mieux appréhender son environnement et d’accroître son agilité.
Nucléaire : "C'est très important que l'Iran ne devienne pas une nouvelle Corée du Nord"
Pour Héloïse Fayet, de l'Institut français des relations internationales, si l'Iran pouvait fabriquer suffisamment de matière fissile en douze jours, le processus pour acquérir une bombe nucléaire prendrait encore un ou deux ans.
Emmanuel Macron, chef des armées
Il est bien trop tôt pour faire le bilan du double mandat d’Emmanuel Macron, réélu en mai 2022. Cependant, il est un domaine dans lequel il s’est déjà singularisé par rapport à ses trois prédécesseurs, celui de la défense.
Nucléaire iranien : 5 minutes pour comprendre pourquoi l’Iran veut "tester la ligne rouge occidentale"
Jusqu’où ira l’Iran dans la poursuite de son programme nucléaire ? La question se pose une nouvelle fois alors que l’Agence internationale du nucléaire (AIEA) a détecté sur son sol des particules d’uranium enrichi à 83,7 %, soit juste en deçà des 90 % nécessaires pour produire une bombe atomique. Sous pression, Téhéran a évoqué des « fluctuations involontaires », continuant de nier toute volonté de produire une telle arme. Cette position sera-t-elle tenable sur le long terme ? Le Parisien fait le point.
Iran : Bientôt capable de fabriquer une arme nucléaire ?
Jusqu'où l'Iran va-t-il poursuivre son programme nucléaire ? La République islamique a franchi un stade jamais atteint selon l'AIEA. Le gendarme du nucléaire a détecté des particules d'uranium enrichi à 83,7 %, c'est-à-dire juste en-dessous du seuil de 90 % nécessaire à la fabrication de l'arme atomique.
Désarmement nucléaire : en suspendant sa participation au traité New Start, la Russie "augmente le risque d'escalade"
Livraisons d'armes à l'Ukraine: pourquoi ça traîne ?
À la veille d'une possible nouvelle offensive russe, les pays alliés de Kiev, notamment la France, peinent à lui fournir suffisamment de matériel militaire, et vite, pour tenir. L'Occident serait-il à court de munitions?
Nucléaire, et si Poutine passait à l'acte ?
Avec la guerre en Ukraine, c'est l'escalade que tout le monde redoute depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Et si Poutine utilisait l'arme atomique ? Que se passerait-il ? Quels sont les différents scénarios possibles ? Quelles seraient les décisions prises par l'OTAN et par la France ? Pour tout savoir sur les missiles russes, le fameux code nucléaire français et l'équilibre de la terreur.
Menace nucléaire : depuis un an, Poutine joue avec nos nerfs
Depuis le début de la guerre, le président russe brandit à intervalles réguliers la menace nucléaire. Sans que cela n’ait influencé, pour l’heure, le comportement des alliés de l’Ukraine.
Sébastien Lecornu et Thomas Gomart: « La France face au nouvel ordre post-guerre d’Ukraine »
GRAND ENTRETIEN - Pour Le Figaro Magazine, le ministre des Armées et le directeur de l’Institut français des relations internationales (Ifri) ont débattu de l’avenir de notre sécurité face à de nouvelles formes de conflit, de nouvelles alliances et de nouvelles menaces.
L'Ukraine risque-t-elle de perdre la guerre faute de munitions ?
Ukraine : un an après le début de la guerre, les stocks de munitions sont au plus bas et la capacité de production des alliés ne suit pas. L’Ukraine risque-t-elle de perdre face à la Russie, faute de munitions ?
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