Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

Les conséquences stratégiques et politiques des armes nouvelles

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Références
Politique étrangère, n° 2, printemps 1958
Image de couverture de la publication
2_1958.jpg
Accroche

Si je voulais résumer les problèmes de l'armement, je dirais qu'ils sont caractérisés par deux phénomènes. L'un est leur accélération au cours des siècles. On peut, grosso modo, distinguer un certain nombre de périodes. Pendant la première, qui a duré des millénaires, la destruction de l'homme par l'homme était, si j'ose dire, individuelle, depuis l'époque de la hache en pierre taillée jusqu'au projectile plein de la Révolution, engin qui, lorsqu'il atteignait son but, détruisait un homme.

Image principale
Archive de Politique étrangère
Corps analyses

Il n'y a pas de très grands progrès durant toute cette période, de même que les Encyclopédistes n'avaient pas tellement accru leurs connaissances par rapport à celles d'Archimède ou des philosophes chinois de deux millénaires antérieurs. Puis vient une période d'un siècle et demi de destruction artisanale, marquée par l'invention d'un Anglais, Shrapnell, donnant à Wellington le moyen d'envoyer un obus qui, en éclatant en nombreux morceaux, pouvait toucher un certain nombre d'hommes quand il arrivait au but. Cette période, d'ailleurs, coïncide avec l'évolution de la technique, avec la mise au point de la machine à vapeur et, par elle, des grandes concentrations humaines de la société anonyme et de l'industrie moderne.

 

Ensuite, durant une trentaine d'années, à partir de la veille de la première guerre mondiale, arrive une période de destruction en petite série : les gaz, les liquides enflammés, les canons à tir rapide et fauchant, les mitrailleuses lançant, pendant quelques secondes, des projectiles à la cadence de 1.000 à la minute, les bombes d'avion de plus en plus lourdes. Tout cela permet de réaliser, si le coup arrive au but, la destruction d'une compagnie ou d'un îlot d'immeubles dans une ville bombardée.

 

Cette période se termine en 1944, où commence la destruction en grande série, avec les deux bombes d'Hiroshima et de Nagasaki, qui acculent à la capitulation un Empire de 72 millions d'habitants à l'époque, fanatiquement dévoué à son empereur-dieu, et profondément imbu de vertus militaires, mais qui, dans ces deux uniques coups au but, avait compté 215.000 morts et un nombre équivalent de blessés.

 

Enfin depuis 7 ans, depuis 1952 pour l'Occident et neuf mois plus tard pour l'U.R.S.S., c'est la destruction presque universelle ou la destruction au moins à l'échelle des nations qui est possible par l'engin thermonucléaire.

 

PLAN DE L'ARTICLE

I. Par Jules Moch

II. Par le général Pierre M. Gallois, du cadre de réserve

 

 

 

Decoration

Contenu disponible en :

Régions et thématiques

Partager

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

Les conséquences stratégiques et politiques des armes nouvelles

Decoration
Auteur(s)
Image principale

L’émancipation contrainte de la politique étrangère saoudienne

Date de publication
21 juin 2016
Accroche

Le retrait progressif des États-Unis du Moyen-Orient a profité à l’Iran. Cette situation n’est pas acceptable pour l’Arabie Saoudite qui s’affirme comme une puissance régionale de plus en plus active. Pour freiner l’expansion iranienne, Riyad n’hésite pas à s’impliquer militairement, que ce soit en Syrie ou au Yémen. L’affrontement saoudo-iranien ne doit pas être vu comme un choc entre sunnites et chiites : la politique étrangère saoudienne ne suit pas des considérations religieuses.

Louis BLIN
Image principale

L’Iran dans les crises du Moyen-Orient

Date de publication
21 juin 2016
Accroche

La politique régionale de l’Iran vise à la fois la préservation du régime et le renforcement de la sécurité d’un pays isolé. Dans un environnement qu’elle perçoit comme dégradé, la République islamique renforce ses défenses, et met en œuvre une stratégie asymétrique jouant de divers alliés dans les crises régionales, sans référence systématique à une logique chiite. L’accord nucléaire de 2015 et la crise syrienne pourraient inciter l’Iran à briser son relatif isolement régional.

Mohammad-Reza DJALILI
Image principale

Moyen-Orient : en attendant la nouvelle administration américaine

Date de publication
21 juin 2016
Accroche

Au-delà d’une histoire marquée par l’intervention des puissances, le Moyen-Orient est traversé aujourd’hui de conflits entrecroisant dimensions politiques, ethniques ou religieuses. Les États-Unis ne peuvent abdiquer leur leadership dans la région. La prochaine administration américaine devra donc se confronter au-delà de la question syrienne, à une multiplicité de problèmes, sans imaginer qu’ils pourraient se résoudre d’un coup, et redéfinir le réseau de ses partenariats dans la région.

John MCLAUGHLIN
Image principale

Océan Indien : le rapprochement stratégique indo-australien

Date de publication
22 septembre 2016
Accroche

En 2009, l’Inde et l’Australie ont signé une déclaration conjointe de sécurité. Depuis lors, les relations stratégiques entre ces deux États se développent. New Delhi et Canberra ont intérêt à éviter qu’un ordre régional dominé par la Chine ne s’instaure et que les relations entre Pékin et Washington ne s’enveniment. La coopération indo-australienne est néanmoins contrainte par plusieurs facteurs, dont le plus important a trait à une appréciation différente de la réponse à apporter à la menace chinoise.

Frédéric GRARE
Sujets liés

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
2_1958.jpg
Jules MOCH, Général Pierre M. GALLOIS, « Les conséquences stratégiques et politiques des armes nouvelles », Politique étrangère, Articles, Ifri, 1 avril 1958.
Copier
Image de couverture de la publication
2_1958.jpg

Les conséquences stratégiques et politiques des armes nouvelles