Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

Après le COVID-19 : une terre démondialisée ?

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Références
Politique étrangère, vol. 85, n° 3, 2020
Image de couverture de la publication
Page couverture PE vol. 85, n° 3, 2020
Accroche

Après une poussée sans précédent de mondialisation depuis 1945, le xxie siècle amorce un choc en retour que vient démultiplier la crise sanitaire, puis économique, produite par le COVID-19. Mais entre exigences de re-localisation, mirages d’auto-suffisance, et contraintes de l’internationalisation, l’avenir de la planète mondialisée n’est pas écrit : on peut souhaiter que l’avenir voie l’émergence d’une mondialisation réformée, voire maîtrisée.

Image principale
Archive de Politique étrangère
Table des matières
Table des matières
body

2020 : année du coronavirus ou du COVID-19, choc et traumatisme planétaire par le cumul de quatre phénomènes : diffusion foudroyante et planétaire du virus ; fermeture des frontières et confinement des populations par la quasi-totalité des États ; comparaison et compétition systématiques de leurs performances ; enfin certitude angoissée que l’avant – les jours heureux de l’ignorance, de l’innocence – ne reviendra pas. Le coronavirus est l’une de ces innombrables gouttes d’eau qui, tout au long de l’histoire, font déborder le vase, mettant à nu l’ordre établi et le bouleversant, le contenu réel du « plus rien ne sera comme avant » appelant débats et controverses à l’infini.


Le coronavirus s’inscrit dans une lame de fond de plus en plus visible depuis les années 2000 : perturbation des saisons par le changement climatique ; migrations provoquées tant par des explosions conflictuelles que par l’espoir d’échapper à la misère ; crises financières ; vagues terroristes ; désarroi des acteurs établis (États, multinationales…) Au temps de la mondialisation semblent succéder les « dé » : dé-mondialisation, dé-croissance, dé-consommation ou même dé-production. L’idée de démondialisation s’est banalisée dans les années 2000, notamment avec l’ouvrage du sociologue philippin Walden Bello (né en 1945), Deglobalization, Ideas for a New World Economy (2002) : « La mondialisation n’a pas tenu ses promesses […] Un autre monde est possible ! » En 2001, à Porto Alegre, le premier Forum social mondial s’était déjà revendiqué « altermondialiste ».


Les multiples ondes de choc des années 2000, de la décomposition du Moyen-Orient à la crise financière des subprimes de 2007-2008, des catastrophes de tous types (incendies, ouragans, pollutions…) aux étés toujours plus chauds, confirment les interactions entre mondialisation et démondialisation. Dans cette perspective, le COVID-19 donne une illustration capitale des oscillations ambivalentes, contradictoires, entre mondialisation et démondialisation. Dès lors, quels pourraient être les déterminants d’une démondialisation au XXIe siècle ? […]


PLAN

  • Du XXe au XXIe siècle : un basculement révolutionnaire ?
     - 1945-années 2000 : une poussée sans précédent de mondialisation
     - Le choc en retour : massif et brutal
  • COVID-19 : entre mondialisation et démondialisation
     - Les pandémies : biologiques et sociales
     - Entre tendances lourdes et réactions individuelles et collectives
  • Démondialisation agressive ou mondialisation maîtrisée ?
     - Une croissance en morceaux ?
     - La révolution scientifico-technique entre « mondialisateurs » et « démondialisateurs »
     - États-Unis, Chine : à chacun sa sphère démondialisée ?
     - Coopération à la carte ou coopération multilatérale institutionnelle ?
  • Démondialisation, ou mondialisation réformée ?


Philippe Moreau Defarges est politologue et ancien diplomate.

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

Après le COVID-19 : une terre démondialisée ?

Decoration
Auteur(s)
Photo
philippe md_photo.jpg

Philippe MOREAU DEFARGES

Intitulé du poste

Ancien chercheur à l'Ifri et co-directeur du RAMSES

Image principale

Des empires dans tous leurs États

Date de publication
20 mars 2018
Accroche

L’idée d’empire s’est concrétisée en Europe dans une histoire complexe, héritière de l’éclatement de l’empire romain, du Saint-Empire romain germanique à l’empire austro-hongrois et à celui des tsars. Les empires peuvent être des facteurs de paix en internalisant les conflits, mais aussi, comme au xxe siècle, facteurs de guerre. Leur dissolution conduit souvent à l’instabilité ; mais leur mode de fonctionnement pré-national pourrait aussi aider à penser le post-national.

Georges-Henri SOUTOU
Image principale

Les débats contemporains sur « la fin des États »

Date de publication
20 mars 2018
Accroche

La thématique de « la fin des États » a suscité de vigoureux débats dans les cercles universitaires dans les années 1970 et à la fin de la guerre froide. Ils ont connu de nouveaux développements après le 11 septembre 2001, la crise économique de 2008, le Brexit et la victoire de Donald Trump. Si l’on examine ces débats à travers un triple prisme – stratégique, économique et morphologique –, on s’aperçoit que l’opposition entre disparition et résistance des États est largement stérile.

Frédéric RAMEL
Image principale

Danser avec les États

Date de publication
20 mars 2018
Accroche

Depuis les années 1990, l’Europe a connu un processus de fragmentation, et ses États les plus anciens subissent aujourd’hui des tentations sécessionnistes. Ailleurs, nombre d’intégrités territoriales ont volé en éclat et la mondialisation accouche, de fait, d’une multiplication des structures étatiques. Sur l’impuissance de nombre des nouveaux États rôde l’ombre des empires, mal disparus ou renaissants, et la sécession ne garantit pas le fonctionnement harmonieux des nouveaux États.

Serge SUR
Image principale

Chine : l’énergie, un enjeu stratégique

Date de publication
21 juin 2018
Accroche

Les besoins énergétiques de la Chine sont très importants et vont continuer à augmenter. Du développement économique et de la réduction de la pauvreté dépend la stabilité du Parti communiste. Pékin est déjà le premier importateur de pétrole et de gaz et le premier producteur et consommateur de charbon. Le facteur énergétique joue un rôle central dans les décisions stratégiques des dirigeants chinois qui font preuve d’un « internationalisme utilitariste fortement teinté de Realpolitik ».

Michel GUELDRY

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
Page couverture PE vol. 85, n° 3, 2020
Philippe MOREAU DEFARGES, « Après le COVID-19 : une terre démondialisée ? », Politique étrangère, Articles, Ifri, 22 septembre 2020.
Copier
Image de couverture de la publication
Page couverture PE vol. 85, n° 3, 2020

Après le COVID-19 : une terre démondialisée ?