Le jeu politique allemand. La situation intérieure et les positions internationales
On peut dire que, depuis bien longtemps, en Europe, il n'y a plus d'évolution de la politique intérieure qui puisse se dissocier de l'évolution de la politique internationale. C'est ainsi, par exemple, que la date la plus importante de l'histoire de France depuis 1945, est la même que pour l'Allemagne : c'est l'échec de la conférence de Moscou, en mars-avril 1947.
Elle a marqué, pour la France, le départ des communistes du pouvoir quelques semaines plus tard et, pour l'Allemagne, la séparation progressive en Allemagne orientale et en Allemagne occidentale.
Les répercussions de la politique internationale sur la politique intérieure peuvent être de tous ordres. Par exemple, des répercussions immédiates s'exercent sur l'économie et sur les structures sociales intérieures à la suite d'une conjoncture de réarmement et de coupure du monde en deux. Un autre aspect que nous signalons pour ne plus y revenir, c'est l'intervention directe d'un pays étranger ; ceci est particulièrement sensible en Allemagne. Voici un récent exemple : 15 millions de Deutschmarks vont être « prêtés » à la presse allemande, théoriquement pour améliorer ses conditions d'exploitation ; 33 journaux allemands vont recevoir de ces subsides d'outre-Atlantique : la Franckfurter Rundschau est en tête avec 1,6 millions de marks, sans doute parce qu'elle est très liée avec M. Kempner, l'accusateur général à Nuremberg ; la petite Voelkische Zeitung vient en queue de liste, avec simplement 50 000 marks. Il s'agit bien d'une influence « internationale » sur la politique intérieure.
En revanche, on peut citer des cas où la politique intérieure influe sur le développement de la politique internationale. C'est ainsi que la résistance allemande au réarmement (et la résistance française également) a eu une répercussion profonde sur les négociations entre Alliés.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Le jeu politique allemand. La situation intérieure et les positions internationales
La société israélienne : vers la fragmentation ?
La société israélienne se fragmente. Quatre blocs y cohabitent plus ou moins paisiblement : les laïcs, les nationalistes-religieux, les ultra-orthodoxes et les Arabes. Chacun de ces blocs est représenté politiquement. Depuis plusieurs années, la droite – alliée à l’extrême droite – est au pouvoir. La popularité de Benjamin Netanyahou ne s’érode guère, malgré son implication supposée dans plusieurs affaires. Différents signaux laissent craindre une dérive illibérale d’Israël.
Le marché pétrolier à un tournant
Les cours du pétrole sont repartis à la hausse depuis 2016, sous l’effet de facteurs conjoncturels comme la dégradation de la situation politique au Venezuela ou le renouveau des sanctions contre l’Iran. La hausse des cours favorise l’exploitation des pétroles de schiste, ce qui a permis aux États-Unis de devenir le premier producteur mondial de brut. Le peak oil ne résultera pas de l’épuisement des réserves mais d’une baisse de la demande liée au développement des énergies alternatives.
Des néo-nationalistes au pouvoir à Rome ?
Les élections italiennes de mars 2018 ont consacré la victoire de la Ligue du Nord et du Mouvement 5 Étoiles. Ces deux partis populistes se sont alliés pour former un gouvernement eurosceptique. Leurs principaux griefs à l’égard de l’Union européenne ont trait à l’imposition de politiques d’austérité qui ont pesé sur l’économie italienne et au manque de solidarité européenne sur les questions migratoires. Rome ne souhaite pas rompre avec Bruxelles mais va devenir un partenaire difficile.
La crise du Golfe de 2017 : un an après
En juin 2017, plusieurs États arabes menés par l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis annoncèrent des mesures très dures à l’encontre du Qatar. Loin d’accepter les conditions qui auraient permis la levée de ces mesures, les dirigeants du Qatar renforcèrent leurs liens avec d’autres pays, réussirent à trouver de nouvelles voies d’approvisionnement et surent maintenir leur souveraineté. Si la crise n’est toujours pas résolue, elle est d’ores et déjà un échec pour Riyad et Abou Dhabi.