Rechercher sur Ifri.org

À propos de l'Ifri

Recherches fréquentes

Suggestions

L’espace au XXIe siècle : à la recherche d’un nouvel équilibre

Politique étrangère Articles
|
Date de publication
|
Références
Politique étrangère, vol. 85, n° 1, 2020
Image de couverture de la publication
Page couverture PE n°1 printemps 2020
Accroche

Le milieu spatial est en pleine transformation stratégique, alors que nos sociétés sont de plus en plus dépendantes des technologies de communication. L’accès à l’espace s’est démocratisé et privatisé, même s’il reste largement dominé par les États-Unis. L’espace est aussi beaucoup plus encombré, ce qui accroît le risque d’accidents. Les comportements hostiles s’y déploient, ce qui incite les États les plus avancés à développer des postures de « dissuasion spatiale ».

Image principale
Archive de Politique étrangère
Table des matières
Table des matières
body

L’objectif des réflexions qui suivent est de restituer à l’espace son épaisseur historique et stratégique : en identifiant, tout d’abord, les éléments de permanence qui le caractérisent ; puis en rappelant que sa définition ne peut être dissociée des dynamiques profondes de nos sociétés et que ses contours sont donc évolutifs ; enfin, en étudiant comment sur cette base à la fois stable et mouvante, il se complexifie.


Les invariants de la conquête spatiale


Les États-Unis, nation spatiale par excellence

Toute analyse sur l’espace se doit de commencer par les États-Unis. Depuis la fin de la guerre froide, l’effort spatial américain constitue en effet un cas à part. Grossissant au risque de l’hypertrophie la suprématie déjà globale de ce pays sur le reste du monde, il constitue un des piliers de sa puissance. Pionnière dans les utilisations des satellites à des fins militaires, l’Amérique est la seule nation à disposer d’une doctrine complète d’emploi de l’espace. Celle-ci est à la fois stratégique, historiquement dominée par le fait nucléaire ; tactique, comme enabler en appui aux opérations militaires depuis les conflits des années 1990 et 2000 ; et désormais « contre-spatiale », pour protéger et défendre des moyens qui, du fait de leur importance grandissante, sont aussi devenus des cibles potentielles. Le fait est qu’aucun autre pays ne bénéficie à ce point des avantages que les États-Unis retirent de l’utilisation de la technologie spatiale. Aucun autre pays non plus n’a autant investi cette dernière (et n’y a autant investi), et sur une durée aussi longue.


Cela est vrai sur le plan matériel. À titre indicatif, les États-Unis consacrent toujours plus d’argent aux activités spatiales que tous les autres pays réunis (40,9 milliards de dollars en 2018 selon le cabinet spécialisé Euroconsult, sans compter les programmes classifiés – ce qui représente un écart d’un facteur de plus de six par rapport à la Chine, la Russie, la France et le Japon). Cette prédominance est par ailleurs particulièrement marquée s’agissant de l’espace militaire (72 % du total mondial). Et si les États-Unis sont désormais devancés par la Chine à l’aune du nombre de lancements, environ 45 % des satellites en orbite demeurent américains, contre un peu plus de 16 % et 7 % respectivement pour la Chine et la Russie. […]


PLAN

  • Les invariants de la conquête spatiale
     - Les États-Unis, nation spatiale par excellence
     - La difficile maîtrise du milieu spatial
     - Les paradoxes de la puissance spatiale
  • L’espace à l’heure du renouvellement stratégique
  • Les nouveaux enjeux spatiaux


Guilhem Penent est docteur en science politique, spécialiste des questions spatiales.

Téléchargez l'analyse complète

Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.

L’espace au XXIe siècle : à la recherche d’un nouvel équilibre

Decoration
Auteur(s)
Image principale

Crise de l’Union européenne ou crises de la démocratie ?

Date de publication
20 mars 2017
Accroche

Les institutions européennes sont régulièrement mises en cause pour leur déficit démocratique. Pourtant, depuis les années 1990, les traités successifs ont instauré différents instruments permettant de pallier ce déficit. Aujourd’hui, la crise de l’Union européenne est sans doute plus profonde et dépasse la question du fonctionnement des institutions. Elle touche la confiance même qu’ont les citoyens dans le projet d’intégration et dans la démocratie.

Sabine SAURUGGER
Image principale

L’Italie entre déclin industriel et impuissance politique

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

L’Italie fait face à une crise économique profonde. Malgré l’application de mesures d’austérité recommandées par les autorités européennes, la croissance est en berne et le chômage progresse. Les privatisations ont eu pour effet de faire passer des fleurons de l’industrie sous pavillon étranger. L’État ne joue plus son rôle de régulateur et ne parvient à endiguer ni la corruption ni la fraude fiscale. Cette situation est d’autant plus problématique qu’elle se double d’une crise politique.

Martino AVANTI
Image principale

Brexit : une certaine idée de l’Europe

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

Le résultat du référendum de juin 2016 relève d’explications connues, touchant à l’évolution de la société britannique et à ses débats politiques particuliers. Il renvoie surtout à une divergence fondamentale sur la nature et l’objectif de la construction européenne. Le Royaume-Uni n’a pas été le mauvais élève de la classe européenne trop souvent décrit. Mais son héritage et sa culture lui font préférer l’idée d’une Europe où la souveraineté resterait le privilège des États.

Jonathan STORY
Image principale

Conflits locaux : le mal insidieux de l’Afrique

Date de publication
21 juin 2017
Accroche

Les conflits locaux, de plus en plus nombreux et dévastateurs en Afrique, ne sont le plus souvent analysés par les acteurs internationaux qu’à travers le prisme des conflits ou des déstabilisations d’États. Leur nature complexe, le mélange qu’ils opèrent entre traditions et modernité, leurs rapports aux niveaux national et international doivent faire l’objet d’approches nouvelles, à la fois stratégiques et ponctuelles. Des approches qui doivent intégrer les dimensions militaires et civiles.

Comment citer cette étude ?

Image de couverture de la publication
Page couverture PE n°1 printemps 2020
Guilhem PENENT, « L’espace au XXIe siècle : à la recherche d’un nouvel équilibre », Politique étrangère, Articles, Ifri, 20 mars 2020.
Copier
Image de couverture de la publication
Page couverture PE n°1 printemps 2020

L’espace au XXIe siècle : à la recherche d’un nouvel équilibre