The Changing Landscape of European Cloud Computing: Gaia-X, the French National Strategy, and EU Plans
Les fournisseurs de services cloud non-européens hébergent la grande majorité des données européennes, ce qui est considéré comme un problème économique et politique. Gaia-X, les gouvernements européens et l’Union européenne visent à soutenir le marché européen du cloud tout en répondant aux préoccupations en matière de confidentialité des données et de cybersécurité.
On estime qu’avec la transformation numérique en cours, le volume mondial de données sera multiplié par cinq d’ici 2025. Les technologies cloud jouent un rôle central pour faciliter cette croissance. Aujourd’hui, les prestataires de services non-européens hébergent 80 % des données européennes. Cette situation a été remise en question ces dernières années.
Depuis près d’une décennie, mais surtout à partir de 2018, la souveraineté numérique – en particulier la souveraineté sur les données – est considérée comme une réponse nécessaire aux préoccupations des Européens en matière de protection des données et de cybersécurité, qu’il s’agisse d’individus, de gouvernements ou d’industries. L’Europe a cherché à construire son propre cadre de gouvernance des données et à développer des solutions cloud européennes.
Les initiatives européennes dans le secteur du cloud - même si elles ne sont pas entièrement coordonnées - illustrent de manière pratique ce que la notion parfois floue de « souveraineté des données » peut signifier. En ce qui concerne le cloud, cela signifie au minimum stocker et traiter des données en Europe, conformément à la législation européenne, et favoriser un écosystème numérique diversifié qui donne aux clients le choix entre différents fournisseurs et régimes de protection des données.
Ce briefing est disponible uniquement en anglais : The Changing Landscape of European Cloud Computing: Gaia-X, the French National Strategy, and EU Plans
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
ISBN / ISSN
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLes fausses promesses du Golden Dome. Incertitudes d’un projet déstabilisateur
Le Golden Dome, annoncé dans le Bureau ovale en mai 2025 par Donald Trump, est un projet de système de défense antimissile visant à protéger l’intégralité du territoire américain contre les menaces balistiques, hypersoniques, de croisière et autres missiles avancés. Inspiré du système israélien Iron Dome et de l’Initiative de défense stratégique (IDS) des années 1980, ce programme s’appuie sur une architecture multicouche intégrant des capteurs et des intercepteurs, dont une composante spatiale comprenant des intercepteurs orbitaux capables de détruire des missiles lors de leur phase de lancement.
L’Europe face au défi quantique : des ambitions à l’action
La nomination des chercheurs Alain Aspect puis Michel Devoret aux prix Nobel de Physique de 2022 et 2025 pour leurs travaux en physique quantique témoigne de l’endurant dynamisme de la recherche française et européenne dans ce domaine. Alors que le déploiement des technologies issues de la seconde révolution quantique n’en est encore qu’à son balbutiement, on pourrait croire que la patience stratégique s’impose, et qu’il faut attendre que le foisonnement de la recherche fondamentale laisse place à des innovations prêtes à être déployées. Ce serait là commettre une grave erreur, dans la mesure où le potentiel de transformation profonde que porte le secteur quantique a directement trait à l’autonomie stratégique des États et des organisations.
Trump II contre la gouvernance du numérique : une croisade aux États-Unis et en Europe
Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, l’administration Trump II mène une campagne systématique de déréglementation des secteurs technologiques, tant aux États-Unis qu’en Europe. Comment l'Europe peut-elle maintenir le dialogue tout en préservant son cadre de gouvernance ?
(Extra)territorialité des données : quelle souveraineté pour l'Europe ?
L’expansion de l’extraterritorialité aux données numériques traduit l’émergence de nouveaux rapports de pouvoir autour du contrôle des flux de données mondiaux. Dans ce contexte, la localisation des données s’est imposée progressivement comme un instrument stratégique mobilisé par différents États à des fins de contrôle politique et idéologique, de protection des intérêts industriels et de la sécurité nationale, ou encore de soutien à l’innovation et à la protection des données.