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Le paradoxe du transfert. Repenser les déséquilibres mondiaux

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Le paradoxe du transfert. Repenser les déséquilibres mondiaux Sébastien Jean Ifri
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Les déséquilibres mondiaux sont revenus au premier plan de l’agenda des politiques économiques. De nombreuses analyses et rapports ont été publiés ces derniers mois. La prescription standard consiste en une meilleure coordination des politiques macroéconomiques, autour de trois recommandations classiques : une consommation plus élevée en Chine, un investissement plus élevé en Europe et un assainissement budgétaire aux États-Unis.

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Géofinance et géopolitique
Géofinance et géopolitique
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Titre
Points clés

1
Texte courant

Un excédent de la balance courante peut s’interpréter comme un transfert de ressources vers les partenaires. Le fait que ces derniers s’en plaignent constitue un paradoxe pour l’analyse économique standard.

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Texte courant

Une perspective dynamique permet d’expliquer ce paradoxe : en tirant parti des marchés mondiaux pour démultiplier les effets d’échelle et d’apprentissage, les excédents créent et consolident un avantage compétitif et une domination technologique, au détriment des pays déficitaires.

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Texte courant

C’est ce que nous appelons le « paradoxe du transfert » : recevoir des ressources réelles devient un désavantage.

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Texte courant

Dans ce contexte, les déséquilibres mondiaux ne reflètent pas seulement une coordination insuffisante, mais aussi des stratégies conflictuelles. Reconnaître cet antagonisme objectif est un préalable à l’élaboration de réponses coopératives.

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Dans cette optique, les équilibres sectoriels sont sans pertinence. Puisque la balance courante est, par identité comptable, égale à l’épargne nationale moins l’investissement intérieur, les politiques sectorielles ne peuvent, à elles seules, corriger les déséquilibres extérieurs. Droits de douane, subventions, politiques industrielles et mouvements de taux de change peuvent modifier la composition des échanges mais, à moins d’affecter l’épargne ou l’investissement agrégés, ils ne changent pas le solde global de la balance courante. Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment introduit le concept de « politiques macro-industrielles », agissant directement sur les comportements d’épargne et d’investissement. Toutefois, en raison de leur coût pour la consommation et le bien-être intérieurs, elles étaient présentées comme des déterminants de second ordre de la balance courante.

Nous soutenons que ces analyses et recommandations dépendent étroitement des modèles utilisés, et sont donc fragiles. Les outils analytiques qui conduisent à ces conclusions existent depuis des décennies. Pourtant, ils n’ont pas suffisamment informé l’analyse dominante. Cette lacune a des conséquences directes sur les prescriptions de politique économique, ainsi que sur la nature et les objectifs de la coopération internationale.

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Le paradoxe du transfert. Repenser les déséquilibres mondiaux

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Sébastien JEAN

Sébastien JEAN

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Directeur associé de l'Initiative géoéconomie et géofinance de l'Ifri

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Initiative géoéconomie et géofinance
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Pour analyser l’impact des rivalités de puissance et des tensions sur la mondialisation, cette initiative croise expertises économiques et politiques. Face à un risque géopolitique grandissant, il s’agit de décrypter les dynamiques de recomposition : poussées protectionnistes, sanctions, restrictions, politiques industrielles ou préoccupations de sécurité économique redéfinissent les règles du jeu commercial. Ces tensions transforment également les relations financières internationales, en fragilisant les fondements de la confiance et en reconfigurant le système monétaire mondial. Elles interrogent le rôle de plusieurs acteurs-clés : fonds souverains, banques centrales, plateformes numériques, institutions multilatérales ou encore opérateurs d’infrastructures financières. Dans un contexte de rupture profonde, il ne suffit plus de raffiner les approches existantes. L'initiative est conçue sur un modèle flexible, mobilisant des expertises variées pour proposer à la fois des lectures globales et des analyses ciblées. Elle permet également à des acteurs et experts d’horizons variés d’en débattre librement.

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L'interdépendance peut-elle perdurer en période de tensions ? Réflexions issues du 2e Dialogue géoéconomique de Paris

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Les banques centrales, enjeux et outils des rivalités géopolitiques

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Couverture de Politique étrangère 1-2026

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Dépositaires centraux de titres et risques géopolitiques. Quels défis pour l'Europe ?

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Les dépositaires centraux de titres (en anglais, central securities depositories ou CSD) constituent une infrastructure fondamentale des marchés financiers, dont ils assurent l’enregistrement des titres, le règlement-livraison des transactions, la distribution des flux de trésorerie et la gestion des garanties. Souvent considérés comme une simple tuyauterie financière, les CSD sont en fait essentiels à l’accomplissement d’objectifs stratégiques comme l’établissement de l’Union de l’épargne et des investissements, la lutte contre la fraude fiscale et le renforcement de la position géopolitique de l’Europe. 

Olena HAVRYLCHYK
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Le paradoxe du transfert. Repenser les déséquilibres mondiaux Sébastien Jean Ifri
Sébastien JEAN, Jean-Pierre LANDAU, « Le paradoxe du transfert. Repenser les déséquilibres mondiaux », Briefings, Ifri, 16 juillet 2026.
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Le paradoxe du transfert. Repenser les déséquilibres mondiaux Sébastien Jean Ifri

Le paradoxe du transfert. Repenser les déséquilibres mondiaux