La Côte d’Ivoire : entre la géopolitique et l’émergence
La Côte d’Ivoire ambitionne d’atteindre le statut de pays émergent à l’horizon 2020. La Revue du Plan National de Développement 2012-2015, qui vient d’être publiée, a montré que les actions menées ont produit des effets en phase avec les objectifs escomptés. Ainsi, la Côte d’Ivoire a renoué avec une croissance rapide (9,4 % en moyenne entre 2012 et 2014), dans un contexte de paix et de sécurité fortement amélioré, ainsi que d’une meilleure gouvernance.
Les populations commencent également à tirer les fruits du dynamisme retrouvé, grâce aux efforts de redistribution et de correction des inégalités réalisés dans les différents secteurs. Des défis doivent toutefois être relevés dans plusieurs domaines : (i) accélérer l’amélioration du cadre général des affaires ; (ii) renforcer l’efficacité de l’Etat et la lutte contre la corruption ; (iii) améliorer le financement de l’économie ; (iv) développer le capital humain, notamment en ce qui concerne l’éducation secondaire et la formation technique et professionnelle ; (v) densifier le réseau d’infrastructures ; (vi) mettre l’accent sur la transformation structurelle de l’économie.
Poursuivez la lecture en téléchargeant le fichier:
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
La Côte d’Ivoire : entre la géopolitique et l’émergence
Gouvernance des mobilités : le hub djiboutien entre stratégies d’influence et souveraineté
Dans la Corne de l'Afrique, la multiplication des crises — conflits au Soudan et en Éthiopie, dérèglements climatiques — a porté le nombre de déplacés à 26,3 millions de personnes. Au cœur de ces flux, Djibouti s'impose comme un point de passage incontournable entre la région et la péninsule Arabique. Si les flux migratoires y ont bondi de 72 % en 2024, Djibouti n'est pas seulement un territoire de transit : il est devenu un enjeu diplomatique et sécuritaire, où l'Union européenne et l'OIM projettent leurs politiques d'externalisation migratoire, révélant des rapports de force qui dépassent largement la gestion humanitaire des mobilités.
La cybercriminalité en Afrique centrale : typologie, expériences et gestion par les pouvoirs publics
La présente Note examine la montée en puissance de la cybercriminalité en Afrique centrale et la réponse des États concernés.
Les vecteurs et moyens de l’influence extérieure grandissante du Rwanda de Paul Kagame
Le Rwanda de Paul Kagame mène depuis trois décennies une politique étrangère visant à accroître les investissements directs à l’étranger (IDE) vers l’économie nationale, à maximiser les coopérations militaires et les échanges de renseignements et à travailler à la promotion d’un modèle de reconstruction étatique post-génocide.
L’économie politique complexe des corridors d’Afrique australe
Construits pour certains à l’époque coloniale, les corridors d’Afrique australe ont connu depuis la fin du XXe siècle un développement frénétique. Depuis plus de 25 ans, les anciens corridors ont été rénovés, de nouveaux ont été bâtis et d’autres sont à l’étude. Le moteur de cette frénésie de corridors est le même qu’à l’époque coloniale : l’exploitation des ressources de l’hinterland africain. Les corridors de cette région sont donc tous adossés au secteur minier. L’analyse de leur économie politique fait apparaître leurs principales caractéristiques ainsi que des faiblesses qui posent question pour le futur.