Three Years of China’s New Silk Roads: From Words to (Re)action?
Études de l’Ifri, février 2017
Un peu plus de trois ans se sont écoulés depuis le lancement par le Président Xi Jinping du projet de Nouvelles Routes de la Soie. Utilisé pour la première fois à l’occasion d’un discours au Kazakhstan à l’automne 2013, ce concept a suscité bien des interrogations alors qu’une vaste campagne de diplomatie publique très bien orchestrée se déployait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Il était alors assez difficile de cerner ce que cette expression pouvait bien cacher et ce sur quoi cette stratégie déboucherait, les explications officielles et les projets concrets demeurant rares jusqu’au début de 2015. Un peu plus de trois ans plus tard, le projet des Nouvelles Routes (maritimes et terrestres) de la Soie, également appelé Initiative « Une ceinture, une route » (One Belt, One Road), a enfin commencé à prendre corps. Des projets concrets ont été identifiés, des institutions mises en place et des moyens financiers engagés. Pourtant l’initiative reste vague et confuse à bien des égards et l’expliquer demeure et demeurera une tâche difficile pour les chercheurs tant chinois qu’étrangers.
Un moyen de se faire une idée plus précise du projet et de ses objectifs est de s’appuyer sur les réalisations concrètes et d’examiner les réactions qu’elles ont pu susciter. C’est l’approche qui est suivie dans cette publication par un groupe de chercheurs de l’Ifri.
Ce contenu est disponible en anglais: Three Years of China's New Silk Roads: From Words to (Re)action?
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesEmmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud : une opportunité historique pour le rapprochement euro-asiatique
Le président Emmanuel Macron effectue une tournée au Japon et en Corée du Sud à un moment où les intérêts entre ces trois pays n’ont jamais été aussi alignés, et plus largement entre l’Europe et les démocraties d’Asie de l’Est.
Afghanistan-Pakistan : la guerre ignorée en marge du conflit au Moyen-Orient
Alors que le Pakistan était historiquement le pays le plus proche du mouvement taliban et qu’il attendait beaucoup de son retour au pouvoir en Afghanistan à l’été 2021, les deux voisins sont pris dans une logique d’escalade depuis l’automne. En octobre 2025, le Pakistan lance pour la première fois des frappes aériennes sur Kaboul. En février-mars 2026 : pendant trois semaines, l’Afghanistan multiplie les assauts terrestres du côté pakistanais de la frontière ainsi que les attaques de drones sur Islamabad et Rawalpindi. Le Pakistan, de son côté, multiplie les frappes aériennes sur les zones frontalières afghanes, ainsi que sur Kaboul et Kandahar. Au vu des dynamiques à l’œuvre aux échelles bilatérale et régionale, les perspectives d’un retour au calme durable paraissent limitées.
Union européenne-Inde : rapprochement durable ou partenariat de circonstance ?
Le partenariat entre l’UE et l’Inde s’est longtemps limité aux échanges économiques. Sa dimension politique s’est progressivement développée, jusqu’à être élevée au rang de « partenariat stratégique » en 2004. Néanmoins, l’échec des négociations d’un accord de libre-échange en 2013 a freiné cette dynamique. Depuis le début des années 2020, dans un contexte géopolitique incertain, le rapprochement bilatéral connaît une nouvelle accélération.
La politique américaine envers Taïwan, au delà de Donald Trump : cartographie des acteurs américains des relations entre les États-Unis et Taïwan
Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a ravivé une incertitude profonde quant à l’engagement des États-Unis en matière de sécurité envers Taïwan. Contrairement au président Joe Biden, qui a maintes fois réaffirmé sa détermination à défendre l’île, Donald Trump évite soigneusement de se prononcer sur une éventuelle réaction américaine en cas de crise dans le détroit de Taïwan.