Trump / Biden : le piège ukrainien
Mardi 24 septembre, Nancy Pelosi a annoncé le lancement d'une procédure de destitution contre Donald Trump, soupçonné d'avoir demandé à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, d'enquêter sur Joe Biden, vice-président et candidat à l'élection de 2020.
Les élections américaines de 2020 : 4 scénarios, 12 États-clés pour le Sénat
Alors que commence la campagne pour les élections de novembre 2020, l’attention se porte essentiellement sur le scrutin présidentiel : Donald Trump, ce président, hors-normes, sera-t-il réélu ? Quel candidat le Parti démocrate va-t-il sélectionner pour lui faire face ?
Quand Donald Trump demande un service à un dirigeant étranger
Le président américain est dans la tourmente après avoir sollicité l'aide de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky pour fragiliser son rival démocrate Joe Biden. Donald Trump doit désormais faire face à une procédure de destitution qui a toutefois peu de chances d'aboutir.
Procédure d'impeachment : « Donald Trump pourra jouer au martyr et convaincre sa base de rester à ses côtés »
Pour Laurence Nardon, responsable du programme Amérique du Nord de l'Ifri, la procédure de destitution de Donald Trump lancée par les démocrates a peu de chances d'aboutir.
L'impeachment lancé par Nancy Pelosi contre Donald Trump peut-il aboutir ?
Après des mois d'attente et d'hésitations, le camp démocrate passe à l'offensive contre Donald Trump. Le mardi 24 septembre, la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a déclaré ouvrir une enquête initiant la procédure de destitution –impeachment– de Donald Trump. Pourquoi la démocrate, jusque là hostile à la méthode, a changé d'avis? Le président américain pourra-t-il réellement être destitué? Quel effet la démarche aura-t-elle sur la campagne présidentielle?
La stratégie indopacifique de l’administration Trump : une difficile émergence
L’administration Trump a initié une nouvelle stratégie pour l’Indo-Pacifique. Cette stratégie vise avant tout à endiguer l’expansion chinoise, en développant le partenariat avec l’Inde et les coopérations en Asie du Sud-Est. Mais cette posture renforce un jeu à somme nulle qui incite les partenaires de Washington à la prudence. La capacité des États-Unis à proposer une alternative à Pékin s’érode tandis que les États de cette région cherchent à affirmer leur autonomie stratégique.
Ukrainegate: Donald Trump anime la campagne démocrate en faisant les poubelles de Joe Biden
En demandant au Président ukrainien d’enquêter sur les affaires du fils de l’ancien vice-président américain, l’hôte de la Maison Blanche anime les primaires démocrates.
Iran, Donald Trump mettra-t-il ses menaces à exécution?
Prêt à tirer, ou prêt pour la paix? La position de Donald Trump face à l'Iran inquiète. Il devait rencontrer le président iranien Hassan Rouhani lors de l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'est ouverte ce 17 septembre, mais il a finalement menacé le pays d'une attaque militaire. Les déclarations du président des États-Unis ne sont-elles qu'une brutale technique de négociation?
Afghanistan, le jeu dangereux de Donald Trump
À quoi joue Donald Trump? Le président des États-Unis a annoncé le 7 septembre l'annulation d'une réunion secrète avec des représentants talibans. Une rencontre qui aurait dû permettre la conclusion d'un accord de paix, en négociation depuis un an, en due du retrait des troupes américaines d'Afghanistan. Après le départ fracassant de son conseiller à la sécurité nationale, le faucon John Bolton, Donald Trump va-t-il apaiser sa stratégie en matière de politique étrangère?
L’Amérique latine en a-t-elle fini avec la doctrine Monroe ? RAMSES 2020. Vidéo
Traditionnellement très présents économiquement, politiquement, voire militairement en Amérique Latine, les Etats-Unis s'en éloignent-ils sous la présidence Trump ? Pour Ramses 2020, nous avons interrogé Laurence NARDON, responsable du programme États-Unis de l'Ifri. Elle revient sur trois questions :
Port d'armes, un sujet de campagne sous surveillance de la NRA. Podcast
Sur la question du port d'armes comme sur bien d'autres sujets, Donald Trump a pris des positions contradictoires. Mais il va falloir qu'il se positionne clairement: après les tueries de cet été, le débat est –encore– revenu à la une. Et la question pourrait bien s'inviter dans la campagne, mais la NRA veille à ce que rien ne bouge.
Trump, les médias et l’opinion publique
L'agressivité du président Trump envers les médias progressistes accompagne un mouvement plus ancien de polarisation des médias et de montée en puissance des fausses informations (infox) aux Etats-Unis. Alors que des groupes d'intérêts portent atteinte à la vie démocratique en disséminant des rumeurs sur les réseaux sociaux, les grands médias progressistes, aujourd'hui très hostiles au Président, luttent sans grande efficacité contre ce phénomène. L'opinion publique, notamment conservatrice, se méfie quant à elle de plus en plus de l'ensemble des médias. Quant aux responsables des réseaux sociaux, ils commencent à devoir rendre des comptes.
Après l’Afrique, la Chine part à l’assaut de l’Amérique latine
Le repli nationaliste engagé par Trump dicte l’attitude des États-Unis vis-à-vis de ses voisins du Sud : il renforce les entraves au passage des migrants à la frontière avec le Mexique et engage une politique protectionniste pour faire revenir les usines délocalisées.
Donald Trump va-t-il devoir changer sa politique d'immigration ?
Familles séparées (parents en prison, enfants conduits dans des centres de rétention épouvantables), photo terrible d'un père et de sa petite fille morts noyés prise par une photographe mexicaine le 23 juin… Les États-Unis, grand pays d'immigration, sont-ils devenus fous ? Donald Trump s'est fait élire sur un projet de fermeture des frontières. Sera-t-il obligé d'évoluer sur ce point ?
Iran, Corée du Nord, G20, à quoi joue Donald Trump ?
Rencontre surprise avec Kim Jong-un, menaces envers l'Iran, attitude quasiment obséquieuse envers Vladimir Poutine… à quoi joue Donald Trump ?
L’ordre mondial à l'épreuve de Donald Trump
Guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Suspension du Traité russo-américain sur les armes nucléaires de portée intermédiaire. Dégradation de la relation transatlantique. Cassure entre Européens et très forte incertitude quant à l’avenir de l’Europe. Regard croisé.
Qui affrontera Trump en 2020 ?
Les premiers débats télévisés entre les candidat·es à la primaire démocrate ont lieu à Miami ces 26 et 27 juin.
«Trump déteste l'Iran»
Donald Trump a promis pour lundi de nouvelles sanctions "majeures" contre l'Iran : le président américain cherche là "d'autres options pour montrer la réaction des États-Unis après ne pas avoir voulu aller à la vraie guerre jeudi" selon la spécialiste des USA, Laurence Nardon, invitée de France Inter dimanche matin.
Mondialisation : le duel américano-chinois
Les dirigeants du G20 se réuniront au Japon, à Osaka, le 28 et 29 juin, où les réunions en coulisse seront plus intéressantes que les discours, déjà mis au point par les sherpas. L'économie mondialisée fonctionne de telle manière, que le tweet positif de Donald Trump en amont a aussitôt mis en joie les marchés, mais l'inquiétude domine : la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine déclenchée il y a un an n'a cessé de s'intensifier, plombant la croissance et ralentissant les échanges.
Brésil : la politique étrangère de Jair Bolsonaro
Fin 2018, les Brésiliens ont élu un nouveau président : Jair Bolsonaro. Ce dernier entend rompre avec la politique de ses prédécesseurs, notamment dans le domaine des relations extérieures. L’axe principal de sa diplomatie est un rapprochement avec Washington. Sur plusieurs sujets, Bolsonaro s’aligne sur les positions de Donald Trump. Mais le Brésil n’a pas la puissance des États-Unis et prendrait des risques importants en se lançant dans un bras de fer avec la Chine ou le monde musulman.
Laurence Nardon : « Le président Trump est à la fois effrayant et ridicule »
Interview de Laurence NARDON, responsable du Programme Amérique du Nord de l'Ifri.
Twitter, une arme diplomatique non-conventionnelle
Quelques mots souvent, quelques phrases parfois, pour faire savoir son opinion au monde entier : c’est la force du réseau social Twitter. L’un des plus célèbres de ses utilisateurs s’appelle Donald Trump. Jusqu’à présent, le président américain en a privilégié une utilisation compulsive et souvent vindicative. Twitter lui permet de contourner les médias traditionnels qu’il aime abhorrer, tout en s’adressant directement à des audiences étrangères – peuples comme chefs d’État.
Souvent agressifs et sarcastiques, toujours ponctués de points d’exclamation, les tweets du nouveau président bouleversent les codes diplomatiques habituels. Sans nuances, ces messages d’un maximum de 140 caractères lui permettent de dicter le rythme de l’actualité.
En politique internationale, la provocation permanente de ces tweets a des effets immédiats. On pense à la récente remise en cause de la « Chine unique ». Ils viennent remettre au goût du jour ce qu’on appelle la « diplomatie numérique », souvent présentée comme un avatar de la diplomatie publique, c’est-à-dire comme un moyen d’entrer directement en contact avec les sociétés civiles en utilisant les réseaux sociaux afin de mettre en oeuvre des stratégies d’influence.
Là n’est pas le moindre des paradoxes de Twitter : le site, qui n’est jamais parvenu à trouver un modèle économique viable depuis son lancement en 2006, est devenu un puissant mégaphone dans les relations internationales. Indissociable de ses hashtags – ces mots-dièses permettant de classer les sujets de discussion – comme les mobilisateurs #BringBackOurGirls (rendez-nous nos filles) ou #BlackLivesMatter (les vies des Noirs comptent), Twitter est aujourd’hui incontournable de la pratique diplomatique.
L’Afrique, cadet des soucis de Donald Trump
À peine arrivé à la Maison Blanche, Donald Trump commence à dévoiler les grandes lignes de sa politique étrangère. Et l'avenir du continent africain semble bien loin de ses priorités, sauf pour y faire du "business" et combattre le terrorisme.
Donald Trump se retire du traité de libre-échange trans-pacifique. Quelles conséquences pour les relations internationales ?
En se retirant du traité de libre-échange trans-pacifique, Donald Trump réaffirme une certaine vision de l’intérêt national en rupture avec celle des précédents présidents et qui le rapproche davantage de celle de Vladimir Poutine. Avec quelles conséquences pour les relations internationales? L'interview de Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Institut français des relations internationales (IFRI).
Relations internationales: quelle politique étrangère adoptera Donald Trump ?
Politique étrangère de Donald Trump, ambitions chinoises de gouvernance mondiale, "hard Brexit" de plus en plus clair et enfin intérêt national français, Thierry de Montbrial décrypte l'actualité géopolitique dans l'émission "L'heure H" présentée par Hedwige Chevrillon sur BFM Business.
Trump face à Moscou, éviter le manichéisme
Le bras de fer qui oppose Washington et Moscou en matière de cyberespace ne peut se comprendre qu'à la lumière de l'histoire des vingt dernières années, explique le directeur de l'Institut françaisdes relations internationales.
Au moins un proche de Donald Trump connaît l’Afrique… celle des champs de pétrole
Le futur secrétaire d’Etat Rex Tillerson, ex-patron d’ExxonMobil, a son réseau dans l’Afrique « utile » : Nigeria, Libye, Angola, Tchad et Mozambique.
D'Obama à Trump
Obama fait ses adieux et Trump son entrée en fonction. D'un côté le bilan, après 2 mandats à la tête des Etats-Unis, de l'autre les attentes et les craintes pour l'investiture, le 20 janvier. Pourquoi Obama et Trump ont-ils voulu apparaître comme des candidats de la rupture avec l'ordre ancien ?
Quelles prévisions pour le monde en 2017 ?
2016 a vu la victoire inattendue de Donald Trump, la montée de Vladimir Poutine, le flou du Brexit, et l'affaiblissement de l'Europe. A quoi vont ressembler 2017 et les années à suivre ? Est-ce que l'année 2017 représente une date spéciale pour la Chine ou une simple étape dans son cheminement ?
"Il est dans la culture de l’establishment russe d’avoir des dossiers compromettants"
La Russie serait en possession d’éléments compromettants, financiers et personnels, sur Donald Trump. On ne sait pas encore si ces documents sont authentifiés mais est-ce, selon vous, plausible ?
Il est tout à fait logique de supposer que la Russie prépare des dossiers compromettants sur différentes personnalités, en faisant l’arbitrage par la suite entre les dossiers qu’elle utilisera et ceux dont elle ne fera rien. Il est dans la culture de l’establishment russe d’avoir des dossiers compromettants, on les appelle les “kompromat”. Comme on dit en Russie, tout le monde détient des “kompromat” contre tout le monde.
À quelles fins Vladimir Poutine pourrait-il avoir besoin d’un dossier sur Donald Trump ?
En l’état actuel des choses, il n’en a pas besoin. L’élection de Trump est vue comme une bonne chose pour la Russie. Les “kompromat”, dans la pratique russe, ne sont pas préparés pour utilisation immédiate. Ils sont mis dans un placard jusqu’au jour où l’on en aura besoin. Leur utilisation peut être aussi inattendue et anecdotique. Vladimir Poutine aurait fait venir un chien dans la pièce où il rencontrait Angela Merkel pour lui faire peur, sachant pertinemment qu’elle craignait ces animaux : cela figurait dans ses dossiers secrets.
En quoi l’élection de Donald Trump sert-elle les Russes, selon eux ?
Hillary Clinton est assez prévisible, pour Moscou. Elle et Vladimir Poutine se connaissent, on sait très bien quel est l’état de leurs relations : elles ont été émaillées d’incidents, dont un assez misogyne. Les deux dirigeants ne se vouent pas un amour immodéré. Face à cela, l’incertitude autour de Donald Trump, qui a eu des déclarations flatteuses vis-à-vis de Vladimir Poutine, a été interprétée en sa faveur. La Russie souhaitait sa victoire et, en même temps, donnait l’impression de ne pas y croire. Les propagandistes avaient préparé les discours, dans lesquels ils faisaient valoir que l’establishment américain avait tout fait pour voler l’élection de Donald Trump. Or, il a été élu, ce qui a constitué une surprise. Paradoxalement, la victoire de ce candidat, qui n’est pas issu de l’establishment, qui défend les classes moyennes contre l’élite corrompue, correspond au discours des opposants au régime de Vladimir Poutine. Sera-t-il un bon exemple ou jouera-t-il contre lui ? Il y a aujourd’hui beaucoup d’incertitudes. Les premiers pas compteront beaucoup, après des débuts extrêmement houleux, avec les scandales liés aux cyberattaques ou aux dossiers compromettants. Beaucoup va dépendre de la première rencontre entre les deux hommes.
La Russie en attend une baisse de l’activisme américain sur la scène internationale, qui lui donnerait plus de marge de manœuvre. En même temps, elle espère montrer au monde entier ce que vaut la démocratie américaine et qu’il ne faut pas l’exporter. L’objectif à atteindre est double.
Comment a-t-on accueilli, à Moscou, la nomination à la tête de la diplomatie de Rex Tillerson (qui a été décoré de l’ordre de l’Amitié par Vladimir Poutine en 2012), puis celle au renseignement national de Dan Coats (qui est interdit de séjour en Russie depuis 2014) ?
L’équipe de Trump n’a rien de cohérent, elle compte des gens de bords presque opposés par rapport à la Russie. On verra aussi quelle sera la réaction du parti républicain qui n’est pas du tout prorusse ; Trump n’est pas indépendant du parti. Sa politique ne s’inscrira pas dans les extrêmes, ni dans un sens ni dans l’autre, selon moi. Comment l’équilibre se fera-t-il ? On ne sait pas encore. Les réactions face à ces nominations sont en tout cas plus que retenues. Les Russes ne veulent pas du tout alimenter la thèse selon laquelle ils se sont ingérés dans les élections américaines. Si cela a été fait, cela a été fait, pas la peine de pousser plus loin. Le mieux est de se tenir à l’écart. Ils risqueraient de mettre en danger Donald Trump s’ils faisaient des déclarations spectaculaires qui pourraient porter atteinte à sa légitimité.
Quelles sont les attentes plus spécifiques de la Russie vis-à-vis des Etats-Unis dans les dossiers internationaux ?
Sur le dossier ukrainien, les Russes s’attendent à ce que Donald Trump mette la pression sur Kiev pour qu’il respecte les accords de Minsk. Sur la Syrie, ils escomptent une coopération plus renforcée dans la lutte contre Daech. Donald Trump a aussi fait des déclarations qui ne peuvent que plaire aux Russes sur la remise en question de l’utilité de l’Otan, qui est une de leurs bêtes noires. Même si le nouveau président ne démantèlera pas l’Alliance, la solidarité transatlantique, avec les nouveaux membres qui ont une histoire liée viscéralement à la peur de la Russie – je parle de la Pologne et des Etats baltes – en sortira affaiblie. Et cela ne peut qu’aller dans le sens des intérêts russes. Moscou nourrit également des attentes liées à l’abandon du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), entre l’Europe et les Etats-Unis, qui laisse la Russie à la marge de la nouvelle répartition du monde.
À quelles confrontations pourrait-on s’attendre ?
Les deux précédentes administrations, de George W. Bush et de Barack Obama, ont tenté de faire un “reset” avec la Russie, mais on en revenait quand même à la confrontation. Je n’exclus pas qu’après des débuts prometteurs, on retombe dans une confrontation entre les deux pays au milieu ou à la fin du premier mandat. En tout cas, si Donald Trump fait ce qu’il a dit, la Russie devra redéfinir sa politique étrangère, qui a été beaucoup basée sur l’opposition aux Etats-Unis, sur la présentation d’un pôle alternatif au monde sous domination américaine. Au Moyen-Orient, l’Iran est allié de la Russie. Or, Trump a dit vouloir revoir l’accord sur le nucléaire. Quel positionnement pour Vladimir Poutine si son homologue va jusqu’au bout ? Donald Trump a l’air aussi plus obsédé par la Chine que par la Russie. Quelle place, dès lors, la Russie pourrait-elle trouver entre ces deux grands, elle qui ne représente qu’un peu plus de 2 % de la richesse mondiale ? Le roi ne sera-t-il pas finalement nu, ramené à sa juste valeur par une confrontation qui se dessine et qui le laissera à la marge ? La Russie ne sera-t-elle pas poussée à choisir son camp ? Lequel ? Cela risque d’être un moment de flottement pour elle.
Vladimir Poutine, qui a souffert d’un manque de considération de la part des Etats-Unis, met tout en œuvre pour réaffirmer sa grandeur. Donald Trump a promis de rendre l’Amérique “great again”. Y a-t-il de la place pour ces deux ambitions ?
La compréhension de la grandeur est très différente de part et d’autre. Pour les Russes, il s’agit de s’imposer sur les dossiers internationaux, tandis que, pour Trump, il est plutôt question d’isolationnisme et de rendre le pays grand en interne, en mettant l’accent sur la production, sur la fin des délocalisations, sur les moyens de rendre leur fierté aux classes moyennes. Cela ne correspond pas du tout à la compréhension russe de la grandeur. Il y a donc de la place pour les deux ego, en quelque sorte. Les deux “exceptionnalismes”, russe et américain, pourront coexister si l’Amérique se concentre plus sur elle-même. Mais si les Etats-Unis voient que la Russie commence à grappiller du terrain sur tous les dossiers et que, à un moment et à un autre, cela va à l’encontre de leurs intérêts, ils réagiront.
Trump: les hommes du président
La surprise de l'élection de Donald Trump en cache une autre : la composition de sa future administration. A en juger par les personnalités choisies, le gouvernement Trump ressemblera à son président : masculin, blanc, sexagénaire, riche, sans expérience politique, proche de la finance et de l’industrie américaine et perclus de conflits d’intérêts avec des Etats étrangers.
"L'administration Obama a une responsabilité terrible dans ce qu'il se passe en Syrie"
Alors que l'ambassadrice américaine à l'ONU, Samantha Power, a tiré la sonnette d'alarme au Conseil de sécurité mardi soir quant à la situation humanitaire à Alep, des questions fondamentales se posent sur l'avenir de la crise syrienne et du Moyen-Orient au moment où Donald Trump pose les bases de sa future administration. Le tropisme russe du président-élu changera-t-il la donne en Syrie ?
États-Unis, Chine : Trump voit double, Pékin voit rouge
Le président américain élu est sur le point de provoquer une véritable crise diplomatique avec Pékin. Donald Trump a en effet remis en cause l'unicité de la Chine en laissant entendre qu'il pourrait reconnaître Taiwan... S'agit-il d'un tournant diplomatique dans les relations entre les deux pays ?
"Juridiquement, rien n'empêche les grands électeurs de ne pas voter pour Trump"
L'onde de choc provoquée par l'élection de Donald Trump semble gagner en puissance, au point de soulever des questions fondamentales de droit constitutionnel et de science politique. En effet, à moins de deux semaines du vote du collège électoral, plusieurs grands électeurs républicains ont annoncé leur défection et leur refus, à contre-courant de la pratique politique traditionnelle, de voter pour le président-élu. Si cela ne suffira probablement pas à faire invalider l'élection du milliardaire, ce nouveau rebondissement pourrait ébranler durablement le statu quo de la politique en Amérique.
Avec la Chine, Donald Trump a opté pour l'imprévisibilité
En un coup de téléphone et quelques tweets, Donald Trump a confirmé qu'il comptait se lancer dans un bras de fer avec la Chine, qu'il accuse depuis longtemps de profiter des Etats-Unis.
Obama, et après ?
L'heure du bilan a sonné pour Barak Obama. Son bilan est-il à la hauteur de son charisme ?
Les Etats-Unis et l'Europe face à la montagne chinoise
Comment contrer le dumping chinois ? De façon musclée, comme l’a promis Donald Trump ? Ou en finesse, comme le propose la Commission européenne ?
Pourquoi l’élection de Trump est une chance pour la Chine
Erigée en épouvantail durant la campagne américaine, menacée d’une guerre commerciale sans merci, la Chine pourrait avoir tout à craindre de l’élection de Donald Trump. Elle lui offre, en réalité, une opportunité historique d’étendre son influence.
« Donald Trump est un "wake-up call" pour l'Europe »
Thierry de Montbrial ouvre dimanche 20 novembre la World Policy Conference, qui se tient pour trois jours à Doha. Elle rassemble 250 experts des relations internationales qui se retrouvent chaque année dans une ville différente.
« L’élection de Trump est une heureuse surprise mais représente aussi une incertitude » aux yeux de Poutine
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