Determinants of Japan’s ODA Allocation in Africa
Le débat sur les pays émergents donateurs pose la question du respect par les donateurs traditionnels de leurs propres principes d’aide publique au développement. Ce papier aborde la question en évaluant l’adhésion du Japon à ses propres politiques d’aide publique au développement.
Le papier adopte une méthodologie mixte mêlant analyse historique, analyse statistique et études de cas. L’analyse historique montre que la mise en œuvre de l’aide japonaise a été influencée par des facteurs implicites comme les intérêts nationaux, des facteurs externes liés à des acteurs tiers ainsi que par des facteurs officiels basés sur les principes d’aide publique au développement. L’analyse statistique fait apparaître que les facteurs gouvernant l’allocation des aides japonaises en Afrique sont peu clairs durant la période de formation mais qu’une stratégie est établie après l’introduction de la Charte sur l’Aide publique au développement en 1992. L’analyse met également en exergue, qu’après la révision de la Charte en 2003, le Japon adhère de plus en plus aux principes officiels et que les acteurs tiers comme la Chine influencent les allocations de l’aide du Japon en Afrique. Les études de cas au Sénégal et en Côte d’Ivoire montrent que les élections et le multipartisme augmentent le volume des aides, alors qu’un coup d’état fait chuter ce même volume. L’étude montre enfin que face à la présence croissante de la Chine, le Japon tend à privilégier ses intérêts nationaux dans sa politique d’aide au développement.
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesL'essor des véhicules électriques en Chine et le défi stratégique pour l'industrie automobile japonaise
L'expansion rapide de la production chinoise de véhicules électriques redéfinit la concurrence mondiale dans le secteur automobile pour les constructeurs européens et japonais. Le Japon, pionnier des véhicules hybrides, peine à transposer ce leadership aux véhicules électriques à batterie (BEV), alors que les constructeurs chinois augmentent rapidement leur production et leurs exportations. Parallèlement, la domination chinoise dans la fabrication de batteries et le traitement des minéraux critiques met en évidence les vulnérabilités de l'industrie automobile japonaise. Ces évolutions créent un double défi : l'intensification de la concurrence sur les marchés des véhicules électriques (VE) et la dépendance persistante vis-à-vis des chaînes d'approvisionnement contrôlées par la Chine.
Le Japon : nouvel acteur stratégique dans l'Indo-Pacifique
Confronté à un triple front autoritaire et nucléaire incarné par la Chine, la Russie et la Corée du Nord, ainsi qu’aux atermoiements de son allié américain, le Japon accélère la normalisation de sa posture de défense. Il investit massivement dans ses capacités militaires et assouplit ses contraintes politico-juridiques afin de mieux assurer sa propre protection, mais aussi de s’affirmer comme un partenaire de sécurité central, crédible et recherché, en Asie comme au-delà. La rhétorique désormais assumée de la Première ministre Sanae Takaichi à l’égard de Pékin illustre cette bascule stratégique.
Crise dans le détroit d’Ormuz : un stress test pour Taïwan aux enjeux globaux
L’opération militaire de grande ampleur menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a entraîné une riposte iranienne ayant provoqué la destruction partielle d’infrastructures de liquéfaction de gaz naturel et une perturbation sévère du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Les économies d’Asie de l’Est – la Corée du Sud, le Japon et Taïwan en particulier – sont fortement exposées à cette crise en raison de leur dépendance aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL) pour leur production d’électricité.
Emmanuel Macron au Japon et en Corée du Sud : une opportunité historique pour le rapprochement euro-asiatique
Le président Emmanuel Macron effectue une tournée au Japon et en Corée du Sud à un moment où les intérêts entre ces trois pays n’ont jamais été aussi alignés, et plus largement entre l’Europe et les démocraties d’Asie de l’Est.