Le développement du secteur gazier en Tanzanie et au Mozambique. Les prémices de deux expériences dissymétriques
Depuis 2010, d'immenses gisements gaziers ont été découverts au Mozambique et en Tanzanie, dans un contexte de pleine effervescence de l’industrie pétrolière entre 2003 et 2014, grâce aux prix relativement élevés du cours du brut. Cependant, on constate que depuis la mi-2014, le cours du baril a lourdement chuté, oscillant désormais entre 30 et 50 dollars. La raison principale de cette brutale et durable baisse des prix est la trop grande abondance de pétrole et de gaz disponible.
Devenus depuis peu l’épicentre des découvertes gazières en Afrique, la Tanzanie et le Mozambique poursuivent des trajectoires extrêmement différentes. Deux facteurs expliquent la lenteur du développement du secteur gazier en Tanzanie par rapport au Mozambique, à savoir le volume des réserves (le Mozambique possède actuellement quasiment quatre fois plus de gaz que la Tanzanie) et la relation entre le pouvoir politique et les investisseurs privés.
L'objectif premier de cette note est de décrire le développement récent du secteur gazier au Mozambique et en Tanzanie et d'exposer les raisons pour lesquelles l’un des projets semble prendre une plus grande ampleur que l'autre. Elle s'appuie sur plusieurs enquêtes de terrain au Mozambique et en Tanzanie depuis 2013 et durant lesquelles différents entretiens avec des acteurs privés et publics ont été réalisés.
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
Téléchargez l'analyse complète
Cette page ne contient qu'un résumé de notre travail. Si vous souhaitez avoir accès à toutes les informations de notre recherche sur le sujet, vous pouvez télécharger la version complète au format PDF.
Le développement du secteur gazier en Tanzanie et au Mozambique. Les prémices de deux expériences dissymétriques
Centres et programmes liés
Découvrez nos autres centres et programmes de rechercheEn savoir plus
Découvrir toutes nos analysesUne élection dans les crises. Quelles perspectives pour les élections générales éthiopiennes de 2026 ?
Les citoyens éthiopiens sont appelés aux urnes le 1er juin 2026, à l’occasion des prochaines élections générales, les septièmes depuis la fondation de la République fédérale démocratique d’Éthiopie en 1995. Il est peu probable que ces élections conduise à une alternance. Comme le montre en effet cette étude, le gouvernement semble avoir déjà mis en place les mesures qui permettront sa réélection, dans un contexte de multiplication des conflits armés qui n’est propice ni à l’ouverture ni aux transitions politiques.
Quelle place pour l’Afrique subsaharienne dans le monde ?
En s’appuyant sur une approche extrinsèque, alliant histoire globale, géopolitique et relations internationales, ce papier tente de périodiser les modalités des relations de l'Afrique subsaharienne avec le reste du monde. Après un retour rapide sur les périodes précoloniales, coloniales et de Guerre froide, sont explorées plus spécifiquement les périodes 1990-2015 et 2015-2025.
Un « faux départ » : l’avenir des chefferies coutumières en Afrique
Au-delà du seul cas du Burkina Faso, la cérémonie hebdomadaire du « faux départ » du Moro Naba, « l’empereur des Mossi » symbolise dans l'Afrique d’aujourd'hui la position paradoxale de dirigeants traditionnels jouissant d'une influence qui se situe en marge de la sphère politique moderne tout en conservant à la différence de celle-ci, une forte dimension religieuse.
La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.