« En Ukraine, Poutine mène une guerre génocidaire »
Il y a quatre ans, le 24 février 2022, Vladimir Poutine décidait d’envahir l’Ukraine. Une « opération spéciale » selon lui, en réalité une guerre au cœur de l’Europe, prolongation d’une première opération commencée dès 2014.
En cette année 2026, malgré des discussions, cette guerre au bilan monstrueux – près de deux millions de victimes, mort·es, disparu·es ou blessé·es, selon les estimations récentes d’un think tank états-unien, 600 000 côté ukrainien, le double côté russe – n’a pas de fin.
Et en quatre ans, le contexte géopolitique a changé : l’administration états-unienne est très à l’écoute des prétentions territoriales de Vladimir Poutine, et l’Europe se retrouve face à elle-même, et face à cette guerre au cœur de son continent.
Avec :
- Justine Brabant, journaliste à Mediapart ;
- Amélie Férey, chercheuse au Centre des études de sécurité et responsable du laboratoire de recherche sur la défense (LRD) de l’Institut français des relations internationales (Ifri), chroniqueuse pour Mediapart, autrice de Les mots, arme d’une nouvelle guerre ? (éd. Le Robert, 2024) ;
- Anna Koriagina, journaliste, notamment pour Le Monde, et interprète ;
- Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences en science politique, spécialiste des sociétés post-soviétiques, autrice de Ukraine : la force des faibles (éd. Seuil, 2025) et de Jamais frères. Ukraine et Russie, une tragédie postsoviétique (éd. Seuil, 2022, également disponible en poche) ;
- Dimitri Minic, chercheur, responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale, Centre Russie/Eurasie de l’Ifri, auteur de Pensée et culture stratégiques russes : du contournement de la lutte armée à la guerre en Ukraine (Paris, Maison des sciences de l’homme, avril 2023) ;
- Natalia Morozova, juriste au Centre de défense des droits humains Memorial et à la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), exilée en France.
Selon Amélie Férey, « Le choc [de la guerre en Ukraine] s'enracine dans une logique de déni, déni encore actif aujourd'hui. Il y a une forme de sidération vis à vis de l'utilisation de la violence désinhibée et justement, on [les européens] ne veut pas y croire. »
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