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Sergueï Karaganov, cet intellectuel russe qui veut bombarder l’Europe

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cité par Pierre Sautreuil dans

  La Croix 

 
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Spécialiste des relations internationales le plus en vue de Russie, Sergueï Karaganov s’est fait, à 73 ans, le champion d’un nationalisme radical et menaçant en appelant à des frappes nucléaires sur l’Europe. Un épouvantail que valorise délibérément le Kremlin pour dissuader les Européens d’aider l’Ukraine. Dimitri Minic, chercheur spécialiste de la pensée et de la culture stratégiques russes au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri et responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale, s'est entretenu avec Pierre Sautreuil.

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Sergueï Karaganov pour une conférence à Londres en 2015.
Sergueï Karaganov pour une conférence à Londres en 2015.
Chatham House, London (Creative Commons Attribution 2.0)
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Texte citation
Il se sait très lu en Occident. Il faut d’abord le voir comme un acteur – plutôt que comme un artisan – de la dissuasion stratégique russe.

Photo
Dimitri MINIC
Dimitri MINIC
Intitulé du poste

Chercheur, Responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale, Centre Russie/Eurasie de l’Ifri  

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Dès la première année de l’invasion, des officiers importants des forces stratégiques russes ont appelé à abaisser le seuil nucléaire et à prendre des mesures plus radicales, montre Dimitri Minic, spécialiste de la culture stratégique russe, dans une étude publiée en 2025 pour l’Ifri. Cette réflexion a débouché au début de l’automne 2024 sur une révision de la doctrine nucléaire russe, qui élargit les conditions pouvant potentiellement justifier une réplique nucléaire et abaisse le seuil d’emploi déclaré.

Il serait erroné de lire dans cette évolution la traduction d’une « doctrine Karaganov », estime Dimitri Minic. « Son apport doit être complètement relativisé, déclare-t-il. La réflexion sur le sujet est d’abord menée au sein de l’armée, et à travers les écrits des officiers russes, pour qui Karaganov n’est pas une référence. Mais il se sait très lu en Occident. Il faut d’abord le voir comme un acteur – plutôt que comme un artisan – de la dissuasion stratégique russe ».

Comme je le disais à Pierre Sautreuil lors de notre entretien, Karaganov déclare lui-même un an après son article menaçant de juin 2023 : « Au départ, (les Européens) affirmaient que la Russie n’utiliserait jamais l’arme nucléaire [...]. Mais après la parution [de mon] article mettant en garde contre une riposte nucléaire, ils ont commencé à appeler à la non-escalade ! Ça a marché ! »

 

> Lire l'article en entier sur le site de La Croix

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Pierre Sautreuil

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Dimitri MINIC

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Intitulé du poste

Chercheur, Responsable scientifique de l’Observatoire Russie, Europe orientale, Caucase et Asie centrale, Centre Russie/Eurasie de l’Ifri  

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Sergueï Karaganov pour une conférence à Londres en 2015.
Chatham House, London (Creative Commons Attribution 2.0)