Politique étrangère
L'Asie de l'Est face à la Chine
La Chine est sans conteste désormais un poids dominant de la scène internationale, maniant une remarquable palette stratégique. Étudier ses postures dans son environnement d’Asie du Sud-Est, vis-à-vis du Japon, de la Corée, de Taïwan, des pays de l’Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), jusqu’à l’Australie, c’est saisir à la fois la force d’actions très diversifiées, et leur limite.
Développement et lutte contre la pauvreté : de la réconciliation au changement d'échelle
Les pays riches ont mobilisé 12 000 milliards de dollars pour faire face, chez eux, au COVID-19. L’aide publique au développement ne représente quant à elle que 150 milliards par an. Pourtant, les pays du Sud souffrent considérablement des conséquences de la crise sanitaire et la pauvreté va nettement s’accroître en 2021. D’autres défis sont devant nous, à commencer par les impacts multiples du changement climatique. Par conséquent, l’aide au développement doit désormais changer d’échelle.
Diplomatie chinoise : de l'« esprit combattant » au « loup guerrier »
La pandémie de COVID-19 a poussé la Chine à développer une communication agressive, les représentations diplomatiques usant largement des réseaux sociaux pour diffuser une image positive des réalisations chinoises et critiquer les pays occidentaux. S’affirme à cette occasion une volonté de puissance décomplexée, un « esprit combattant » correspondant à la pensée de Xi Jinping en matière internationale. L’effet global pourrait bien cependant être négatif pour l’image internationale de la Chine.
Pauvreté globale : le choc du COVID-19
Avant l’apparition du COVID-19, la communauté internationale pensait être en mesure d’éradiquer l’extrême pauvreté à l’horizon 2030. La crise sanitaire a dramatiquement rebattu les cartes. Selon les méthodes de calcul employées, la hausse du nombre de pauvres en 2020 est estimée entre 100 et 500 millions. La lutte contre la pauvreté a subi un coup d’arrêt qui ne sera pas rattrapable à court et moyen termes. L’objectif d’éradication en 2030 n’est plus atteignable.
Pauvreté et développement humain dans les pays émergents
Bien que l’émergence soit un processus protéiforme et que les catégorisations et acronymes qui lui sont associés soient nombreux et imprécis, la croissance des trente dernières années a permis à des millions d’êtres humains des pays émergents de sortir de l’extrême pauvreté monétaire. Simultanément, les progrès dans les secteurs de l’éducation et de la santé ont amélioré l’indicateur de développement humain. Mais ces évolutions ne profitent pas à toute la population des pays concernés.
L’Afrique des pauvretés à l’heure du COVID-19
En 2020, l’Afrique reste le continent le plus pauvre de la planète, pauvreté que combat l’aide internationale qui la définit avec ses normes et outils. Fait social total, la pauvreté en Afrique s’inscrit dans l’histoire des sociétés sans État protecteur si bien qu’il faut dépasser les approches habituelles pour la comprendre. Si le COVID-19 ne semble pas avoir eu l’impact qu’il a eu ailleurs, les vulnérabilités de ce continent mondialisé mettent à l’épreuve une « résilience » hors du commun.
États-Unis : la pauvreté au pays de la richesse
La pauvreté aux États-Unis ne fait pas partie du débat public, mais elle n’y est pas rare. À la fin des années 2010, elle n’affectait sous toutes ses formes pas moins de 20 % de la population. Les aides sociales sont modestes, mais des recherches récentes montrent que le système de protection sociale a été relativement efficace pour réduire la pauvreté depuis la fin des années 1960. Son aggravation dans le contexte du COVID-19 appelle à des réformes structurelles pour envisager de l’éradiquer.
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