La révolution Big Data
En modifiant nos modes d’approche, le Big Data change notre vision du monde, faisant passer de la démarche analogique au savoir numérique.
Il représente aussi une ressource économique inédite pour les entreprises, ainsi qu’une carte sans doute décisive pour les pays émergents. Il constituera demain un nouvel enjeu de rivalités entre États. Mais, pour révolutionnaire qu’il soit, il demeure une création humaine, limitée d’abord par nos capacités de compréhension.
Viktor Mayer-Schönberger est professeur de gouvernance et de régulation de l’internet à l’Oxford Internet Institute de l’université d’Oxford. Il a enseigné pendant dix ans à la Kennedy School of Government de l’université de Harvard. Il a récemment cosigné avec Kenneth Cukier l’ouvrage Big Data. La révolution des données est en marche (Paris, Robert Laffont, 2014).
Traduit de l’anglais par Valentine Deville-Fradin.
Article publié dans Politique étrangère, vol. 79, n° 4, hiver 2014
Plan de l’article
Une nouvelle création de sens
Une nouvelle ressource économique
Un instrument de politique économique et ses limites
La gouvernance des données, demain
Contenu disponible en :
Régions et thématiques
Utilisation
Comment citer cette publicationPartager
En savoir plus
Découvrir toutes nos analysesLe bilan économique du président Trump
En matière économique, Donald Trump a tenu ses promesses de campagne. Il a renégocié des accords internationaux, engagé une grande réforme fiscale et entrepris de déréglementer l’économie américaine. Cette politique a porté ses fruits : au début de l’année 2020, les indices boursiers atteignaient des records, le produit intérieur brut continuait de croître et le chômage était au plus bas. Puis le COVID-19 est arrivé, rebattant les cartes et ouvrant une période d’incertitude.
Qu’est-ce que le « trumpisme » ?
Le trumpisme prend la forme d’une présidence plus démagogique qu’autoritaire dont la principale dynamique est une polarisation exacerbée et personnalisée. Une telle évolution affaiblit les capacités de gouvernement du président. Ainsi, l’héritage de Donald Trump risque de se résumer aux conditions qui ont permis son accession au pouvoir en 2016 et qui se pérennisent : personnalisation du pouvoir, omniprésence médiatique, dérégulation du financement des campagnes et apathie électorale.
États-Unis, le pays du carnage
Dans son discours d’investiture du 20 janvier 2017, le nouveau président Donald Trump avait employé le terme de « carnage » pour évoquer la situation des États-Unis : un pays qu’il estimait ruiné par l’égoïsme des élites.
La démocratie israélienne à l’épreuve de Netanyahou
D’avril 2019 à mars 2020, les Israéliens ont dû voter à trois reprises pour désigner leurs représentants à la Knesset. Ce cycle électoral inédit, dû à l’incapacité de la classe politique à s’accorder sur la formation d’un gouvernement, a pris fin avec l’accord conclu entre Benny Gantz et Benyamin Netanyahou. Ce dernier, bien que fragilisé par les affaires, conserve son poste de Premier ministre. Sa longévité est remarquable mais sa pratique brutale de la politique risque de laisser des traces.