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Élections allemandes : le jour d'après
Angela Merkel profite à la fois de sa stature internationale et de la faiblesse de son adversaire social démocrate. Ce dernier a mal géré une série de scrutins régionaux, et la chancelière a toutes les chances de remporter les élections de septembre. Mais elle devra songer à organiser une inévitable sortie. Et la formation d’une nouvelle coalition ne sera pas sans problème, la crise des réfugiés ayant produit une droitisation de ses alliés les plus proches, et d’une part de l’opinion publique.
Forces nucléaires françaises : quel renouvellement ?
Au cours des prochaines années, la France devra renouveler son arsenal nucléaire pour qu’il demeure une source de dissuasion crédible aux yeux de ses adversaires potentiels. Ce renouvellement intervient dans un contexte défavorable : l’environnement stratégique, marqué par la multiplication des foyers djihadistes, est dégradé, et la rigueur budgétaire est de mise. Sacrifier la dissuasion nucléaire sur l’autel de la lutte contre le terrorisme serait toutefois une erreur funeste.
L’African National Congress ou le difficile exercice du pouvoir
L’African National Congress (ANC), qui gouverne l’Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid, est en déclin. Le parti est secoué par des affaires de corruption qui touchent le président Jacob Zuma et a perdu la confiance d’une partie de ses électeurs. Concurrencé sur sa gauche et sa droite, il a été battu aux élections municipales de 2016 dans plusieurs grandes villes. L’avenir de l’ANC se jouera en partie à sa conférence nationale en décembre 2017 où la succession de Zuma doit être réglée.
Introduction : les dynamiques géopolitiques de l'Arctique
L’ Arctique, qui englobe le pôle Nord, l’océan glacial Arctique et les territoires situés au nord du cercle polaire (soit le 66e parallèle), peut paraître lointain et exotique. Toutefois, cette région très peu peuplée suscite de plus en plus d’intérêt. Cela vaut bien sûr pour les pays directement impliqués – États-Unis, Canada, Russie, Norvège et Danemark (à travers le Groenland), riverains de l’océan Arctique, ainsi que pour la Suède, la Finlande et l’Islande dont les territoires s’étendent également au nord du cercle polaire. Mais cela est aussi vrai pour l’Union européenne, l’OTAN et nombre d’autres acteurs de la scène internationale, y compris la Chine. Les raisons de cet intérêt accru sont multiples, tout comme les enjeux et les défis auxquels fait face cette zone.
Comprendre les rivalités arctiques
Avec le réchauffement climatique, de nouvelles perspectives s’ouvrent pour l’Arctique. Des opportunités apparaissent dans le domaine du transport maritime et de l’exploitation des ressources naturelles. Si des différends territoriaux persistent dans la zone, nul acteur n’a intérêt à ce que les tensions dégénèrent. La stabilité de la région est en effet essentielle à son développement économique. Les tensions entre la Russie et les États arctiques membres de l’OTAN devraient donc être contenues.
Le Conseil de l’Arctique, la force des liens faibles
Le Conseil de l’Arctique a été créé en 1996. Il permet aux huit États possédant des territoires au nord du cercle polaire de dialoguer et de développer des projets de coopération. Conçu comme une structure souple orientée vers les échanges scientifiques, il évolue progressivement vers une plus forte institutionnalisation et permet de désamorcer certaines tensions. Des sujets plus politiques y sont désormais abordés, et des normes juridiquement contraignantes y ont été adoptées.
Les objectifs stratégiques de la Russie dans l’Arctique
Depuis une décennie, l’intérêt de la Russie pour l’Arctique s’est développé. Des projets économiques ont vu le jour, en particulier dans le domaine énergétique et en matière de transport maritime. Cette région – qui héberge la plus grande part de l’arsenal nucléaire russe – est importante pour Moscou sur le plan militaire. Si des tensions avec d’autres États arctiques ne sont pas à exclure, la Russie a intérêt à maintenir une stabilité propice au développement économique.
Arabie Saoudite : la guerre des trois n’a pas eu lieu
La « saoudité » reste difficile à définir, et elle suggère à la fois un type de débat politique très spécifique et la peur profonde d’une implosion immaîtrisable. C’est dans ce cadre que s’inscrit la relation conflictuelle avec le Qatar, représentant pour Riyad une idéologie des Frères musulmans antagonique avec ses propres conceptions. La modification de l’ordre de succession royal entérine un saut de génération, et un printemps arabe ne semble pas devoir toucher prochainement Riyad.