L'affaire Navalny fait tanguer le rapprochement franco-russe
Et si l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny signait la «mort cérébrale» du rapprochement franco-russe opéré l’année dernière par Emmanuel Macron? Entre Moscou et Paris, l’ambiance est à nouveau glaciale.
Sociétés militaires privées russes en Afrique subsaharienne : atouts, limites, conséquences
Depuis 2014, la Russie a significativement accru son engagement en Afrique, se joignant à la course aux marchés locaux et aux opportunités offertes par un continent en pleine mutation.
Biélorussie, Navalny, élections... Poutine sur la défensive
Loukachenko semble resserrer son étau après l'arrestation de Maxime Znak, dernier membre du Conseil de coordination de l'opposition activement présent en Biélorussie.
Ultimatum, gazoduc... Les relations entre Moscou et Berlin mises à mal par le cas Navalny
L'empoisonnement du principal opposant à Vladimir Poutine pourrait notamment remettre en question le gigantesque projet de gazoduc Nord Stream 2. Un revirement de taille.
Poutine, l'opposant et le poison
Après l’invasion de la Crimée en 2014 et son appui au séparatisme pro-russe en Ukraine, la Russie est à nouveau dans le viseur des Occidentaux.
Navalny, Biélorussie : la méthode Poutine
En Russie, la longue liste des opposants empoisonnés s'est allongée avec le cas, emblématique, d'Alexeï Navalny la semaine dernière.
L'affaire Navalny, un coup dur pour le dialogue franco-russe
Paris (AFP) - Le président français Emmanuel Macron, qui avait pris ses partenaires de court en initiant un rapprochement avec Moscou, voit ses calculs contrariés par l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny.
Un régime dans la tourmente : le système de sécurité intérieure et extérieure du Bélarus
Plongé dans une crise socio-économique, le Bélarus ne peut plus compter sur le soutien financier que la Russie lui a longtemps octroyé.
La Russie et l’Amérique latine au XXIe siècle : un rapprochement difficile
Cet article analyse l’évolution des relations entre la Russie et l’Amérique latine depuis le début des années 2000.
La Seconde Guerre mondiale, l’obsession de Vladimir Poutine
Le président russe a célébré en grande pompe mercredi 24 juin le 75e anniversaire de la victoire contre le nazisme. La Seconde Guerre mondiale marquée par les terribles sacrifices des Soviétiques est devenue le pilier central de la mémoire historique en Russie. Le Kremlin instrumentalise ce passé qui cimente les Russes pour légitimer et justifier les ambitions de la Russie en politique étrangère.
L’infructueux «reset» de Macron avec Moscou
Le pari russe du président français, à l’instar du «reset» de Barack Obama, a produit des résultats «très incertains», même en langage diplomatique. Il s’agirait d’un couac de communication à Moscou. Contrairement à une information donnée par le ministère russe des Affaires étrangères, Emmanuel Macron n’a jamais reçu d’invitation officielle au défilé militaire du 24 juin, organisé pour commémorer les 75 ans de la victoire contre Hitler, et qui avait été annulé le 9 mai à cause du coronavirus.
Mutations, ambitions et limites de la culture stratégique russe contemporaine
Malgré le raidissement idéologique d’un régime qui prend un tour de plus en plus conservateur, la culture stratégique de la Russie connaît une évolution rapide.
Covid-19: la menace chinoise éclipse la russe
DÉCRYPTAGE - La crise, parce qu’elle amplifie toutes les tendances déjà à l’œuvre, a propulsé la Chine en tête des puissances perturbatrices du globe.
Les équilibres géopolitiques risquent d'être bousculés par la pandémie
Outre son lourd impact économique, la pandémie de Covid-19 risque de bousculer les équilibres géopolitiques. Tatiana Kastouéva-Jean évoque notamment la façon dont Moscou tente de faire face à cette crise.
The Return: Russia and the Security Landscape of Northeast Asia
Au cours de ces dernières années, l'Asie du Nord-Est est apparue comme un enjeu clé de la politique étrangère russe.
Coronavirus : comment Poutine profite de la crise pour (tenter de) renforcer son pouvoir
En aidant l'Italie, le président russe réalise une opération de propagande auprès de l'occident et de son propre peuple, selon Tatiana Kastouéva-Jean.
Une politique russe à la française pour l’Europe ? Irréaliste et contradictoire
Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur d’une redéfinition des relations avec Moscou. Ses déclarations ont provoqué des remous en Allemagne. La chancelière et son ministre des Affaires étrangères sont partisans d’une ligne dure face à Vladimir Poutine, même si les coopérations germano-russes sont nombreuses. Une partie de l’élite politique et économique allemande conteste la politique russe d’Angela Merkel et souhaiterait que l’Allemagne se montre plus conciliante à l’égard de la Russie.
Sur la Russie : penser européen
Il faut entretenir un dialogue avec la Russie. Mais en sachant qu’elle hérite d’une culture politique différente de celle des pays occidentaux ; et que son dirigeant actuel a des objectifs de puissance peu compatibles avec les nôtres. Il serait utile de redécouvrir le concept de la CSCE, c’est-à-dire d’échanges sur l’ensemble des domaines qui nous concernent, avec une Union européenne délaissant les logiques bilatérales pour manœuvrer solidairement, sur des perspectives définies en commun.
La Russie, un acteur incontournable sur la scène internationale ?
La façon d'exister des Russes, ces dix dernières années, repose sur l'action militaire. La Russie veut être considérée comme un acteur majeur de la vie internationale. Les moyens mis en oeuvre pour y parvenir sont complexes et parfois contradictoires. Bilan après vingt ans de règne sans partage de Vladimir Poutine.
"Vladimir Poutine prépare plusieurs options pour se maintenir au pouvoir"
En 2024, le président russe Vladimir Poutine achèvera son mandat présidentiel. Même si la Constitution actuelle ne lui permet plus de se représenter, il entend bien conserver le pouvoir. Eclairage de la politologue Tatiana Kastouéva-Jean.
Le jeu de la Russie en Méditerranée
Après l'intervention directe de la Russie en Syrie, on assiste désormais à un intérêt renouvelé du Kremlin pour la Libye. Regard sur la réémergence de la puissance russe au Proche et Moyen-Orient.
"La Russie souhaite que la France revienne à son héritage gaullien"
François Fillon, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon... Les partisans d'un rapprochement de la France avec la Russie de Vladimir Poutine sont nombreux, parmi les candidats à la présidentielle. A la tête de l'Association dialogue franco-russe, le député Thierry Mariani (Les Républicains) s'est rendu à Moscou jeudi 16 et vendredi 17 mars pour plaider en faveur d'une plus grande coopération entre les deux pays. La lutte contre le terrorisme, les intérêts économiques des entreprises françaises sur place, mais aussi les liens historiques et culturels sont mis en avant par les défenseurs d'une ligne Moscou-Paris.
La Russie replace ses pions en Libye
Moscou aurait déployé des forces spéciales à Sidi Barrani et Marsa Matrouh, à l’ouest de l'Égypte, non loin de la frontière libyenne. Une information démentie par le ministre de la Défense russe, mais que les politologues jugent probable dans la mesure où Moscou tente de s’impliquer toujours plus dans le dossier libyen.
Pourquoi Moscou veut envoyer son candidat au Palais de l'Elysée
Paris bloque le vote électronique pour parer au risque de cyber-attaques émanant de Russie. Mais l’influence russe passe surtout par la désinformation et les liens politiques personnels, explique Julien Nocetti au magazine italien en ligne Pagina 99.
Le média russe RT suscite des inquiétudes en Europe
Le slogan "Les questions que personne n'ose poser, nous les posons" du média russe multilingue RT, Russia Today, invite à remettre en question les informations données par les grands médias, aux Etats-Unis ou en Europe. Ce positionnement inquiète certains pays européens, dont la France.
« Vladimir Poutine se verrait bien en arbitre entre les Etats-Unis et la Chine »
« Le président Trump nous a annoncé un rapprochement politique avec la Russie et une confrontation économique avec la Chine », a résumé Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), auditionné le mercredi 15 février au Sénat. La commission des Affaires étrangères du Sénat poursuit son travail sur la stratégie géopolitique de la Russie.
Poutine à la recherche d’un pays ami
Après avoir pesé sur l’élection de Trump, le Kremlin regarde avec intérêt la présidentielle française. Sans miser clairement sur un candidat.
Cybermenaces et désinformation : les pays occidentaux se mobilisent
De nombreuses capitales occidentales se mobilisent contre les cyberattaques attribuées à Moscou.
Est-Ouest : les plaies de l'Ukraine
Deux ans après la signature des accords de Minsk 2 qui ont stabilisé la situation en Ukraine et alors que les violences reprennent dans le Donbass, où en est la situation du pays? Comment pèsent les relations avec la Russie et l'Europe alors que la nouvelle présidence américaine modifie l'équilibre?
L'arrivée de Trump peut-elle aggraver la crise en Ukraine?
Les signaux d'accommodement envoyés à la Russie par le 45e président des Etats-Unis ont probablement contribué à l'escalade de violence dans l'est de l'Ukraine depuis une semaine. Voici pourquoi.
Quelle stratégie russe au Moyen-Orient ?
« Ce nouveau voisin n'est pas venu pour louer un appartement, il est venu se construire une villa », lançait en novembre dernier Avi Dichter, actuel président du Comité des Affaires étrangères et de la Défense en Israël, et qui fut un temps à la tête du Shin Bet, en parlant de la Russie. Car les appréhensions d'Israël face à l'influence croissante de Moscou dans la région sont bel et bien réelles.
Twitter, une arme diplomatique non-conventionnelle
Quelques mots souvent, quelques phrases parfois, pour faire savoir son opinion au monde entier : c’est la force du réseau social Twitter. L’un des plus célèbres de ses utilisateurs s’appelle Donald Trump. Jusqu’à présent, le président américain en a privilégié une utilisation compulsive et souvent vindicative. Twitter lui permet de contourner les médias traditionnels qu’il aime abhorrer, tout en s’adressant directement à des audiences étrangères – peuples comme chefs d’État.
Souvent agressifs et sarcastiques, toujours ponctués de points d’exclamation, les tweets du nouveau président bouleversent les codes diplomatiques habituels. Sans nuances, ces messages d’un maximum de 140 caractères lui permettent de dicter le rythme de l’actualité.
En politique internationale, la provocation permanente de ces tweets a des effets immédiats. On pense à la récente remise en cause de la « Chine unique ». Ils viennent remettre au goût du jour ce qu’on appelle la « diplomatie numérique », souvent présentée comme un avatar de la diplomatie publique, c’est-à-dire comme un moyen d’entrer directement en contact avec les sociétés civiles en utilisant les réseaux sociaux afin de mettre en oeuvre des stratégies d’influence.
Là n’est pas le moindre des paradoxes de Twitter : le site, qui n’est jamais parvenu à trouver un modèle économique viable depuis son lancement en 2006, est devenu un puissant mégaphone dans les relations internationales. Indissociable de ses hashtags – ces mots-dièses permettant de classer les sujets de discussion – comme les mobilisateurs #BringBackOurGirls (rendez-nous nos filles) ou #BlackLivesMatter (les vies des Noirs comptent), Twitter est aujourd’hui incontournable de la pratique diplomatique.
Après la Syrie, la Russie a des visées sur la Libye
En marge de la crise syrienne, la Russie prend ses marques en Méditerranée, et particulièrement en Libye où elle affiche son soutien au général Haftar, qui conteste le gouvernement d'union nationale soutenu par l'ONU.
Alors qu'elle apparaît désormais comme l'arbitre de la crise syrienne, la Russie multiplie les signes d'intérêt pour le théâtre libyen. Dernier épisode marquant en date: le détour par Benghazi du porte-avions Amiral Kouznetsov, de retour de Syrie, le 11 janvier, qui a permis d'accueillir le général libyen Khalifa Haftar. Il en a profité pour s'entretenir par vidéoconférence avec le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.
Un soutien de plus en plus affiché au général Haftar
Haftar a déjà été reçu à Moscou à deux reprises, en juin et en novembre 2016. Le général libyen dirige depuis Benghazi l'auto-proclamée "Armée nationale libyenne" et conteste le gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez el-Sarraj, installé à Tripoli et soutenu par l'ONU. Ignoré dans les pourparlers conduits par l'ONU qui ont débouché sur le GNA il y a un peu plus d'un an, Haftar s'est imposé comme un interlocuteur indispensable après s'être emparé de quatre terminaux pétroliers.
Tout en proclamant soutenir le processus de réconciliation de Sarraj, Moscou mise ainsi clairement sur Haftar, accusé par ses rivaux de vouloir instaurer un régime autoritaire. "Le général correspond au modèle de dirigeant qui a la faveur du Kremlin dans la région: un autocrate, souvent militaire, hostile aux islamistes", décrypte pour L'Express Mattia Toaldo*, expert à l'European Council of Foreign Relations (ECFR). "Haftar a effectué une partie de sa formation militaire en Union soviétique, complète Julien Nocetti, spécialiste de la diplomatie russe à l'Institut français des relations internationales (IFRI). Il est d'apparence loyale donc contrôlable."
Les raisons du soutien russe à Haftar
Les raisons de l'intérêt russe pour la Libye sont multiples: d'abord, géopolitique. Le Kremlin entend marquer son retour comme un acteur incontournable dans la région et, par la même occasion, mettre en relief l'échec des Occidentaux. "Moscou est d'autant plus soucieuse de conserver un rôle déterminant sur la résolution de la crise libyenne, analyse Julien Nocetti, qu'elle en avait été 'éjectée' de facto après le renversement de Mouammar Kadhafi, en 2011. "
A cela s'ajoutent des motifs militaro-économiques: la Russie retrouverait aussi l'accès au port de Benghazi ou à une base aérienne en Libye, comme au temps de Kadhafi. Moscou compte aussi sur d'éventuelles ventes d'armes, une fois levé l'embargo -voire avant, via l'Algérie, avance Middle East Eye.
L'engagement russe, jusqu'où?
La Russie conduit déjà des missions en Libye, assure Julien Nocetti, via "la présence de dizaines d'instructeurs pour assister les forces du général, à Tobrouk - comme la plupart des puissances de la région et les Occidentaux". Pour autant, "elle n'a ni les moyens ni la volonté d'investir autant qu'en Syrie, alors que le pivot libyen est moins crucial pour le Kremlin", juge Mattia Toaldo. "La Russie est déjà écartelée entre les fronts syrien et ukrainien, et est toujours sous le coup des sanctions occidentales, qui grèvent lourdement son économie", rappelle de son côté Julien Nocetti.
La Russie pourrait par ailleurs plaider au Conseil de sécurité de l'ONU pour une levée partielle de l'embargo sur les armes, en jouant sur la lutte contre le terrorisme et en essayant de faire apparaître Haftar comme une force anti-djihad.
Le nouveau président américain pourrait faciliter la tâche au Kremlin. L'administration Trump, à l'instar de la Russie et de l'Egypte -autre alliée d'Haftar- ne fait pas de distinction entre islamistes et djihadistes d'Al-Qaïda ou du groupe Etat islamique.
Les faiblesses du pari russe
La politique de Moscou en Libye n'est pas sans risque: "Les intentions de la Russie ne comptent pas tant que la perception qu'en a Haftar", explique Mattia Toaldo. Fort de l'appui russe, le général rejette toute idée de compromis avec le gouvernement d'Union nationale, persuadé qu'il peut prendre le pouvoir en Libye.
Mais le général manque de ressources, économiques et militaires. "Il n'a pas assez d'hommes pour conquérir l'ouest de la Libye", juge le chercheur.Et il ne peut vendre le pétrole dont les revenus vont à la banque centrale de Tripoli, sous le contrôle de Sarraj. Les Emirats arabes unis, qui le soutiennent ont réduit leurs investissements.
Le nouvel équilibre diplomatique pourrait donc aggraver le chaos dans le pays. Les choix du tandem Poutine/Trump et le fait que les pays qui s'intéressent à la Libye aient d'autres chats à fouetter (Brexit, échéances électorales en France et en Italie) contribuent à la fragilisation du gouvernment de Sarraj, de plus en plus contesté par les milices. Conforté par la légitimité garantie par le soutien convergent de l'ONU, des Etats-Unis et des Européens, il avait pourtant contribué à une nette désescalade des violences. A nouveau plane la menace d'un retour aux pires heures de la guerre civile. Or, l'instabilité est le terreau idéal des djihadistes...
Vladimir Poutine, dont le pays est aussi musulman, se profile en médiateur en Syrie
Vladimir Poutine, qui se profile en médiateur, a bien en tête que son pays compte 20 millions de musulmans.
L’annonce le 29 décembre par le président russe Vladimir Poutine d’un cessez-le-feu en Syrie, suivie par la reprise des négociations ce lundi au Kazakhstan, illustre la manière dont Moscou, Téhéran et - dans une moindre mesure - Ankara se sont appropriés le dossier. La Russie est redevenue en quelques mois un acteur incontournable du théâtre moyen-oriental, qu’avait délaissé en son temps Mikhaïl Gorbatchev.
"Le Moyen-Orient a toujours été le lieu d’affirmation de la puissance de la Russie, à l’époque tsariste et à l’époque soviétique. Cet aspect symbolique compte beaucoup pour le Kremlin", explique Julien Nocetti, spécialiste des relations entre la Russie et le monde arabo-musulman. Vladimir Poutine, qui a assoupli sa position vis-à-vis des rebelles syriens, comme le groupe Jaïch al Islam par exemple, se profile désormais en tant que médiateur et artisan de la paix. "Il s’agit d’apparaître comme un acteur incontournable capable de dialoguer avec tous les acteurs de la région, étatiques et non étatiques. Il s’agit de prouver que la Russie connaît mieux les besoins de la région que l’Occident", poursuit le chercheur de l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Le retrait des Etats-Unis permet au président russe non seulement de faire la preuve de son efficacité, mais aussi de restaurer sa superpuissance à partir du Moyen-Orient, d’asseoir son influence dans un monde qu’il aspire à voir devenir multipolaire.
De par le monde : L’idylle va-t-elle durer entre Trump et Poutine ?
Si Barack Obama termine sa présidence dans un conflit de plus en plus ouvert avec Vladimir Poutine, que peut-on attendre de Donald Trump ? interroge Laurence Nardon
Quelles règles pour la cyberguerre froide ?
Les diplomates occidentaux se mobilisent pour réguler les conflits dans le cyberespace. Avant qu’un Etat ou une organisation terroriste ne paralyse tout Internet.
Nouvelles menaces, nouveau métier. La montée en puissance des attaques sur le Net, dont le point culminant fut en 2016 l'ingérence d'hackers russes dans la présidentielle américaine, fait émerger la profession de cyberdiplomate, c'est-à-dire de diplomate chargé des négociations internationales sur la cybersécurité. Dans l'ombre, ces spécialistes s'activent pour tenter de réguler les cyberguerres désormais clairement ouvertes - mais jamais officiellement déclarées - entre les Etats-Unis, l'Europe, la Chine, la Russie, l'Iran, la Corée du Nord... Un de leurs objectifs prioritaires est de sanctuariser les « registrars », les annuaires d'adresses dont dépend le bon fonctionnement du Net.
Si ces serveurs étaient attaqués, tout l'Internet s'arrêterait, provoquant un effondrement de la plupart des activités humaines sur terre, mais aussi en mer et dans l'espace... « Notre objectif est tout simplement de faire en sorte que l'humanité puisse continuer à tirer bénéfice du cyberespace, malgré les menaces qui pèsent sur lui », résume Gustav Lindstrom, chargé du programme « nouveaux défis de sécurité » au GCSP (Geneva Centre for Security Policy), un think tank helvétique. « Internet est un bien commun de l'humanité, tout comme la haute mer, les régions polaires, l'atmosphère, l'espace..., rappelle un haut fonctionnaire européen. Il doit être géré et réglementé d'une façon particulière. »
Cette autre Union européenne désirée par la Russie
Lors d'un discours en 1985, Mikhaïl Gorbatchev, numéro un soviétique, lance le concept de Maison commune européenne pour manifester sa volonté de réchauffer les relations avec l'Europe de l'Ouest. Plus de 30 ans plus tard, les relations russo-européennes ne cessent pourtant de se dégrader.
Depuis l'annexion de la Crimée en mars 2014, l'Union européenne (UE) a imposé une série de sanctions contre la Russie. Les bombardements effectués par l'aviation russe en Syrie ont déterminé leur prorogation en juillet 2016. Au dernier sommet européen, les 20 et 21 octobre dernier, le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré : « Il est clair que la Russie cherche à affaiblir l'Union européenne. » Il a accusé Moscou entre autres de violer les espaces aériens européens et d'interférer dans les décisions politiques européennes. L'Europe s'est d'ailleurs divisée au sujet d'éventuelles sanctions supplémentaires à imposer au Kremlin, ce qui accrédite, pour certains, la thèse de la déstabilisation.
Comment la cyberguerre aura lieu
Dans l'actualité de la récente et massive cyber attaque aux Etats-Unis, quelles sont les modalités des cyber-conflits ? Quels sont les enjeux et les moyens de la guerre numérique et d'information que se livrent Washington-Moscou et Pékin ?
Vladimir Poutine est-il le maître du jeu ?
Accusée de crimes de guerre à Alep,sommée de stopper ses bombardements par les Nations-Unies, la Russie de Vladimir Poutine tient tête à la communauté internationale. Depuis un an, elle mène des frappes en Syrie et assume cette realpolitik.
Yahoo!, victime de la "cyberguerre froide" ?
Le piratage massif des comptes de Yahoo!, qui s'estime attaqué par un Etat, pourrait être un nouvel exemple d'une "cyberguerre froide" menée par des pays comme la Russie ou la Chine, mais rien ne sera jamais prouvé.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.