Paris et le dialogue UE-Russie : nouvel élan avec Nicolas Sarkozy?
Politique étrangère russe : l'étrange inconstance
La Russie de Vladimir Poutine a retrouvé des marges internationales. Mais les objectifs de sa politique étrangère restent peu clairs, entre le poids de la constance – le tropisme militaire, les visions géopolitiques, le nécessaire contrôle de l’empire, la référence à la richesse énergétique – et la tentation de l’inconstance – sur l’affaire iranienne ou sur l’option européenne... C’est parce que la politique extérieure russe est irréductible à nos normes qu’elle exige un constant décryptage.
La Russie et la Turquie au Caucase : se rapprocher pour préserver le statu quo ?
Depuis 2003, et après des siècles de rivalité, Russie et Turquie tentent de construire une nouvelle relation, fondée d’abord sur le commerce mais plus largement sur quelques approches communes dans la région. C’est au Caucase du Sud, aux frontières communes des deux pays, que commence à se faire sentir cette relation nouvelle. Elle pourrait avoir des implications négatives sur un État géorgien fragilisé, mais aussi sur la nouvelle politique de voisinage de l’Union européenne dans la région.
Le business russe entre l'Europe et l'Amérique
Moscou n’a pas de stratégie de long terme et manœuvre selon les intérêts de sa classe dirigeante, dans une sorte de géo-économie privatisée. Elle est donc résolument post-impériale, et ses relations avec l’Union européenne et les États-Unis dépendent au premier chef des accords financiers et économiques à conclure. Les relations avec l’Union pourront s’améliorer plus rapidement que les relations avec Washington, sans que l’on puisse prévoir une mue rapide de la Russie en démocratie « à l’européenne ».
Un équilibre fragile : les relations sino-russes
Russie et Chine partagent des approches similaires sur plusieurs questions régionales et internationales, et la Chine est le principal client de Moscou en matière d’armements et d’énergie. Pourtant, Moscou s’inquiète d’une Chine en passe de devenir une nouvelle puissance globale, avec les conséquences imaginables sur la sécurité de la Russie et sa place dans le monde. L’avenir du partenariat Pékin-Moscou, qui dépend d’un équilibre fragile entre méfiances et convergences, reste incertain.
Russie: la transition inachevée
La croissance économique russe est spectaculaire ; mais les échecs sociaux et politiques du pays sont tout aussi nets. Vladimir Poutine apparaît à la fois comme l’homme des réformes pragmatiques et comme l’initiateur d’une nouvelle glaciation politique qui s’illustre dans la brutalisation croissante des relations avec l’étranger proche. Les Occidentaux, divisés et largement impuissants, doivent redéfinir et unifier leurs choix politiques vis-à-vis d’une Russie pour le moins incertaine.
La Russie face à la mondialisation : la voie du trans-impérialisme
Grâce à ses ressources énergétiques, la Russie est de retour dans l’économie mondiale dans son voisinage proche, et dans le rapport global des puissances. Elle n’est ni post-impériale, ni néo-impériale. Elle peut plutôt être qualifiée de trans-impériale, en ce sens qu’elle tente de reproduire à l’échelle internationale le système des relations patrons-clientèle qui structurent l’actuel pouvoir à Moscou. Ce trans-impérialisme appelle une réponse coordonnée entre Europe et États-Unis.
La démocratie russe: de la spontanéité à l'improvisation?
De 1991 à 1996, émerge en Russie un régime de « démocratie immature » ou d’« infra-démocratie », fondé sur des institutions nouvelles. Auprès de ces dernières en subsistent d’autres, qui n’ont connu que des changements mineurs, ou se sont recomposées sur des logiques étrangères aux réformes des années 1990. Le régime actuel se caractérise par des institutions de transition, remplissant des espaces sociopolitiques vacants : la vraie lacune de la société russe, c’est l’absence de pouvoir consolidé.
La Russie, l'OTAN et l'UE : triangle de sécurité européenne ou nouvelle "Entente"?
Les relations entre la Russie, l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et l’Union européenne (UE) sont de première importance pour la sécurité européenne. En effet, d’importants progrès ont été accomplis, des mécanismes institutionnels ont été créés, et un certain nombre de coopérations pratiques se sont instaurées. Cependant, cette relation à trois souffre d’un manque persistant de confiance qui est à l’origine d’incompréhensions et de crispations.
La Russie de Vladimir Poutine : un virage vers le passé ?
Le régime de Vladimir Poutine, replacé dans l’histoire de la Russie, ressemble à un nouvel avatar du pouvoir russe traditionnel, monolithique et personnalisé, la séparation des pouvoirs n’y étant que théorique. Toute la question est donc de savoir comment Poutine peut réussir à concilier deux facettes opposées de sa personnalité – l’aspect réformateur pro-occidental et l’aspect politique autoritaire –, et comment peuvent évoluer ses choix initiaux de politique étrangère, plutôt favorables à l’Occident.
La Russie et la Turquie au Caucase : se rapprocher pour préserver le statu quo ?
Depuis 2003, et après des siècles de rivalité, Russie et Turquie tentent de construire une nouvelle relation, fondée d’abord sur le commerce mais plus largement sur quelques approches communes dans la région. C’est au Caucase du Sud, aux frontières communes des deux pays, que commence à se faire sentir cette relation nouvelle. Elle pourrait avoir des implications négatives sur un État géorgien fragilisé, mais aussi sur la nouvelle politique de voisinage de l’Union européenne dans la région.
La démocratie russe: de la spontanéité à l'improvisation?
De 1991 à 1996, émerge en Russie un régime de « démocratie immature » ou d’« infra-démocratie », fondé sur des institutions nouvelles. Auprès de ces dernières en subsistent d’autres, qui n’ont connu que des changements mineurs, ou se sont recomposées sur des logiques étrangères aux réformes des années 1990. Le régime actuel se caractérise par des institutions de transition, remplissant des espaces sociopolitiques vacants : la vraie lacune de la société russe, c’est l’absence de pouvoir consolidé.
Russie: la transition inachevée
La croissance économique russe est spectaculaire ; mais les échecs sociaux et politiques du pays sont tout aussi nets. Vladimir Poutine apparaît à la fois comme l’homme des réformes pragmatiques et comme l’initiateur d’une nouvelle glaciation politique qui s’illustre dans la brutalisation croissante des relations avec l’étranger proche. Les Occidentaux, divisés et largement impuissants, doivent redéfinir et unifier leurs choix politiques vis-à-vis d’une Russie pour le moins incertaine.
Politique étrangère russe : l'étrange inconstance
La Russie de Vladimir Poutine a retrouvé des marges internationales. Mais les objectifs de sa politique étrangère restent peu clairs, entre le poids de la constance – le tropisme militaire, les visions géopolitiques, le nécessaire contrôle de l’empire, la référence à la richesse énergétique – et la tentation de l’inconstance – sur l’affaire iranienne ou sur l’option européenne... C’est parce que la politique extérieure russe est irréductible à nos normes qu’elle exige un constant décryptage.
Asie centrale : pourquoi le Kazakhstan a basculé dans la violence ?
Le 2 janvier, des Kazakhs descendaient dans la rue pour protester contre la hausse des prix du gaz. Des scènes de violences ont éclaté face aux forces de l'ordre. Plus d'une centaine de morts à déplorer et des milliers d'arrestations. Qu’est ce qui a vraiment provoqué ces révoltes ? Peut-on craindre une déstabilisation régionale ? Précisions.
Kazakhstan : les Russes à la rescousse
Tatiana Kastouéva-Jean partage son analyse de l'intervention de l'Organisation du Traité de Sécurité Collective au Kazakhstan.
Crise au Kazakhstan : qui faut-il voir derrière la contestation qui secoue le pays ?
Considéré comme le mentor du président actuel, Kassym-Jomart Tokaïev, l'ancien président autoritaire Noursoultan Nazarbaïev est pointé du doigt et concentre sur lui la colère des manifestants. Les théories sur une tentative de destabilisation russe ou américaine vont bon train.
Vladimir Poutine marginalise les Européens
Le président russe pose ses conditions à l’OTAN, qui se réunit au niveau des ministres des affaires étrangères vendredi, et privilégie les discussions avec les Etats-Unis sur l’Ukraine et la sécurité du continent.
Kazakhstan : "Personne n'aurait pu prédire un tel scénario", explique un spécialiste de la région
Les émeutes meurtrières dans le pays d'Asie centrale surprennent Michaël Levystone, chercheur à l'Institut français des relations internationales, même si depuis le mouvement de contestation en Biélorussie, "cela peut arriver partout".
Crise en Ukraine : «Vladimir Poutine est prêt à aller loin»
Directrice du centre Russie/Nouveaux États indépendants de l’Institut français des relations internationales, Tatiana Kastouéva-Jean décrypte la dangereuse crise entre Vladimir Poutine et les Occidentaux au sujet de l’Ukraine.
Ukraine/Russie, les frères ennemis ?
Pendant que l'Europe regardait du côté de la pologne et de la Biélorussie, Moscou massait des troupes à la frontière ukrainienne, c'est du moins le constat fait soudain par l'OTAN et les Etats-Unis. Faut-il craindre une recrudescence des combats voire même une invasion russe comme l'affirme Washington dans cette région d'Ukraine, le Donbass, où déjà 13 000 personnes ont péri depuis 2014 ?
«Vladimir Poutine a trop à perdre à envahir l'Ukraine»
ENTRETIEN - Depuis quelques semaines, la Russie déploie de nombreux soldats à sa frontière avec l'Ukraine. Pour la spécialiste de la Russie, Moscou cherche ainsi à mettre la pression sur les Occidentaux pour faire respecter les accords de Minsk sans pour autant préparer une invasion de l'Ukraine.
La montée des tensions entre l'Ukraine et la Russie et les réactions de la communauté internationale
Depuis quelques semaines, la Russie déploie de nombreux soldats (175 000 actuellement) à sa frontière avec l'Ukraine. Malgré les menaces brandies par l'Otan, les États-Unis et l'Union Européenne, la situation ne bouge pas. Les experts parlent d'une invasion fin janvier 2022.
La Russie, l'Europe et le monde
Le 25 décembre 1991, l’Union Soviétique disparaissait brusquement de la scène internationale. Le drapeau rouge qui avait flotté plus de 70 ans au-dessus du Kremlin, était remplacé par le tricolore de la Russie post-soviétique. Ainsi, tombait le voile de la façade impressionnante de la superpuissance mondiale pour laisser place à une réalité d’impuissance. Boris Eltsine fut le syndic de faillite du communisme. Avant lui, Mikhail Gorbachev avait voulu réformer le système… trop tard et sans aide. Ce fut l’implosion.
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