Afrique subsaharienne
L'Afrique subsaharienne n'est pas monolithique. Si les crises au Sahel ont beaucoup retenu l'attention, les autres régions doivent aussi être suivies, et pas uniquement à travers le prisme de la sécurité.
Sujets liés
L'Europe et l'Afrique
Dans ce numéro spécial de Politique étrangère consacré aux actes de la Conférence organisée par l'Ifri le 10 avril 2019 au Grand amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, découvrez l'entretien entre Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'Ifri et Louise Mushikiwabo, ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda, secrétaire générale de La Francophonie.
« Le terrorisme sahélien entre global et local »
Mathieu Pellerin, chercheur à l’Institut français des relations internationales, livre son analyse en avant-première aux lecteurs du « Monde Afrique ». L’adjectif « glocal » est souvent utilisé pour caractériser l’identité des groupes djihadistes à travers le monde. Ce prisme de lecture s’est naturalisé au point qu’il est inconcevable aujourd’hui de les considérer indépendamment du contexte social, politique et communautaire dans lequel ils évoluent.
Les violences armées au Sahara. Du djihadisme aux insurrections ?
Le djihadisme vit des mutations qui s’opèrent sous nos yeux. Ces mutations nécessitent de sortir d’une lecture instantanée des évènements et de prendre une distance raisonnable avec la « djihadologie ».
Avec Paul Kagame, le Qatar semble avoir trouvé son interlocuteur privilégié en Afrique
Jusqu’alors plutôt timide en matière d’investissements d’ampleur en Afrique, le Qatar vient de frapper un grand coup au Rwanda. La visite de l’émir Tamim ben Hamad Al-Thani, lundi 9 et mardi 10 décembre, couronne des mois de discussions pour annoncer l’un des plus gros projets qataris sur le continent.
Alain Antil : « La France est dans une position difficile au Sahel »
Alain Antil, responsable du Centre Afrique Subsaharienne de l’Institut français des relations internationales (Ifri), décrypte les enjeux de la mission Barkhane alors que 13 militaires français viennent de mourir en mission.
La fin de la toute puissance des godfathers dans la politique nigériane ?
Les articles de recherche et de presse expliquant la puissance des godfathers au Nigeria se multiplient à l'approche de chaque élection locale et nationale.
Sahel: causes et enjeux d’un «désastre» annoncé
L’Afrique du Sud, un pays toujours fracturé
Comment repenser la présence française au Sahel ?
Le vol de pétrole prend des proportions dantesques au Nigeria
La Russie est un nain dans l’exploration et le développement des hydrocarbures en Afrique
Première société gazière du monde en termes de volume produit, la firme publique Gazprom reste quasiment absente du continent.
En Centrafrique, les acteurs internationaux sont passés des envolées lyriques à la realpolitik
Dans une tribune publiée hier dans le journal Le Monde, le chercheur Thierry Vircoulon explique que l'ONU, l'Union africaine, l'UE... se désintéressent de la gouvernance catastrophique d'un pays qu'ils financent pourtant en grande partie, depuis les accords de paix de février dernier.
Panorama de la presse centrafricaine. Entre pauvreté et politique d’influence
La structure du paysage médiatique centrafricain est caractéristique des pays pauvres où le média de masse est la radio, où la presse écrite demeure un média confidentiel et où les réseaux sociaux montent en puissance.
Le développement des hydrocarbures en Afrique de l’Est. Défis politiques et sécuritaires
L’Afrique de l’Est a le potentiel de connaître un boom gazier et d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) ces prochaines années grâce à plusieurs projets qui viennent d’être débloqués.
« Au Sahel, les Etats n’assurent même plus la sécurité ou la justice »
Malgré les dispositions prises par les Etats sahéliens et leurs partenaires, la sécurité au Sahel se dégrade rapidement, au point que la violence risque de déborder vers certains pays du golfe de Guinée. L’aggravation de la situation peut être qualifiée de plusieurs manières.
L’Angola sous Joao Lourenço : un changement a minima de l’État MPLA
En 2017, l’arrivée au pouvoir de João Lourenço a mis un terme à près de quatre décennies de règne de l’ancien chef de l’État, José Eduardo Dos Santos.
Sahel : soubassements d’un désastre
Économies atones peu créatrices d’emplois, croissances démographiques vigoureuses, aides internationales souvent considérées comme des rentes, appareils de sécurité incapables de sécuriser les espaces nationaux, et surtout de protéger les populations : les États du Sahel sont-ils en train de perdre la main sur leurs propres espaces intérieurs ? La déroute des systèmes militaires, judiciaires et éducatifs n’autorise que peu d’optimisme sur l’avenir de ces pays, et de l’insécurité qui y grandit.
L’UE est-elle prête pour les prochains défis migratoires ?
L’Union européenne a certes répondu à l’arrivée massive de migrants en 2015, mais avec des mesures de court terme, et qui ont creusé les divisions entre pays membres. Elle reste aujourd’hui divisée sur l’analyse même du problème migratoire pour l’avenir, et n’a pas mis en place les dispositifs qui permettraient de répondre à de nouvelles crises. Ce sont les mécanismes de décision de l’Union, les principes mêmes de son action, ainsi que sa crédibilité internationale, qui sont ainsi mis en cause.
Gestion des déchets et production d’électricité en Afrique : l’incinération au service de la ville durable ?
Avec la diffusion des modèles de production et de consommation modernes aux grandes villes africaines, la croissance démographique et la très forte urbanisation, la production de déchets municipaux a fortement augmenté. Les décharges insalubres se multiplient sur le continent et elles ont de graves conséquences environnementales et sanitaires.
Violences xénophobes en Afrique du Sud
RDC : Monusco, "un enlisement exemplaire"'
Un rapport de l'Ifri dénonce l'impuissance et les échecs de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC). Un bilan cinglant qui constitue "un risque politique majeur pour les Nations unies" alors que la MONUSCO va fêter ses 17 ans d'existence.
A quoi sert la MONUSCO ?
Après les massacres de Beni au Nord-Kivu, une question se pose : à quoi a donc servi la Monusco, présente en RDC depuis 17 ans ? Plus de 22 000 hommes sont sur le terrain aujourd'hui, pour une ardoise très lourde : plus de 10 milliards de dollars.
La MONUSCO tenterait de faire intervenir l'UA en RDC pour ne pas porter seule la responsabilité de son échec
Dans une note publiée par l’Institut Français des relations internationales (Ifri), le principal centre indépendant de recherche, d’information et de débat sur les grandes questions internationales, les chercheurs Marc-André Lagrange et Thierry Vircoulon, ont dressé un bilan sombre de la présence onusienne en RDC.
Grand entretien. Thierry Vircoulon : "La MONUSCO et les Nations unies sont discréditées en RDC"
Petit rappel des faits. Avec la résolution 1 279, le Conseil de sécurité de l’ONU établit le 30 novembre 1999 la Mission des Nations Unies (MONUC) avec le rôle de superviser l’application du cessez-le-feu de Lusaka. De 550 observateurs la mission, qui entre-temps changera de nom et d’objectifs comprend en 2016 plus 22 000 personnels en uniforme, ce qui en fait la mission de maintien de la paix la plus chère de l’histoire des Nations Unies. Qu’est-ce qui aujourd’hui justifie la présence en RDC d’une telle mission ?
Nigeria : les éclairages de Benjamin Augé
Pas une semaine ne s'écoule au Nigeria sans que la violence de Boko Haram ne fasse les gros titres. Hier encore, Maiduguri, fief historique de ce groupe islamiste situé dans l’extrême nord du pays, a été le théâtre d'un attentat-suicide perpétré par deux kamizazes. 25 personnes y ont laissé la vie. Une violence qui ne cesse d'interroger. Benjamin Augé, chercheur associé du Programme Afrique de l'institut français des relations internationales (Ifri) apporte ses éclairages.
Issoufou, l'ami de la France, peut-il être réélu?
Un « coup KO ». Voilà comment le président nigérien, Mahamadou Issoufou, 63 ans, élu en 201, imagine sa réélection, lui qui brigue un second mandat aujourd'hui. Surnommé « zaki » soit « le lion » en haoussa, l'ethnie majoritaire du Niger, ce poids lourd de la vie politique nigérienne - il fut notamment Premier ministre de 1993 à 1994 puis président du Parlement de 1995 à 1996 - s'est dit « confiant » sur le fait de l'emporter « dès le premier tour », afin de poursuivre son programme « dans la continuité ». Un objectif que l'opposition estime « impossible ».
Le Nigeria contraint à la diversification
La double revendication de l'attaque de Bamako illustre la nébuleuse djihadiste malienne
La prise d'otages sanglante de l'hôtel Radisson Blu à Bamako le 20 novembre a été revendiqué par deux groupes djihadistes différents. Cette double revendication prend ses racines dans une nébuleuse de groupes différents et qui peut s'expliquer de plusieurs manières.
Afrique : les classes moyennes « ni pauvres ni riches » tirent la consommation
Qui appartient à la classe moyenne africaine ? Depuis l'explosion des malls au début de la décennie, il y a un engouement s'agissant des classes moyennes émergentes et la Banque africaine de développement (Bad) a cherché à les cerner, distinguant ainsi trois catégories en 2011. Selon la Bad, ils sont ainsi 300 millions de consommateurs avec un revenu en parité de pouvoir d'achat (PPA) de 2 à 20 dollars par jour.
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Nigeria : le président Buhari nomme enfin son gouvernement
Il aura fallu attendre plus de sept mois après son élection et plus de cinq après son investiture pour que, mercredi 11 novembre, le nouveau chef d'Etat de la première puissance économique et démographique d'Afrique nomme son gouvernement. Il s'agissait de "mettre la bonne personne au bon endroit" et de "ne pas répeter les erreurs du passé" a pris soin de justifier M. Buhari pour expliquer ce délai.
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"Françafrique : La suite de l'histoire", Aline Leboeuf est l'invité de Guillaume Erner sur France Culture
Alors que la France semble hésiter face au référendum du Congo-Brazza qui s’est tenu la veille et qui doit permettre à Denis Sassou-Nguesso de se représenter sans limite de mandat ni d’âge, France culture consacre une émission à la Françafrique et à son évolution sous la présidence de François Hollande.
Le continent africain au bord du gouffre?
Le pessimisme à l'égard du continent africain a été le discours dominant pendant une longue période. Il ne l'est plus. L'afro-optimisme s'est imposé plus récemment, particulièrement dans les milieux économiques et entrepreneuriaux. Cet optimisme va même jusqu'à une forme d'idéalisation, parlant de l'Afrique comme d'une "nouvelle frontière" de l'économie mondiale. Où se situe le curseur reflétant au mieux la situation ?
Alain Antil, responsable du programme Afrique subsaharienne et Hélène Suarez, chercheur à l'Ifri sont les invités de Marie-France Chatin dans l'émission "Géopolitique le débat". Ils reviennent sur le dossier Afrique paru dans le RAMSES 2016.
Très convoitées classes moyennes africaines
Le groupe franco-japonais de distribution CFAO a dévoilé le 15 octobre les résultats d'une grande enquête sur la classe moyenne africaine réalisée dans cinq pays (Maroc, Cameroun, Côte d'Ivoire, Nigeria et Kenya) avec l'institut de sondage Ipsos et le cabinet de conseil Bearingpoint. En partenariat avec Carrefour, CFAO ouvrira les portes, d'ici la fin de l'année, de son premier centre commercial à Abidjan. L'Afrique est un continent sur lequel les deux partenaires ont prévu d'implanter SO complexes similaires dans les dix prochaines années.
A quoi sert l'ONU ?
Née en 1945 l'ONU célèbre cette année ses soixante-dix ans, sept décennies au cours desquelles les rapports de forces est-ouest, nord-sud n'ont cessé d'évoluer. Sept décennies où les guerres, les crises, les catastrophes humanitaires ont mis à l'épreuves des institituons et des mecanismes, certes imparfaits. A quoi sert l'ONU aujourd'hui, quel est son bilan ? Un tel système qui repose sur la volonté des Etats est-il perfectible ? Est-il remplaçable ?
Nous ne sommes qu’au début de l’histoire pétrolière et gazière de l’Afrique de l’Est
Longtemps l’industrie du pétrole et du gaz a délaissé l’Afrique de l’Est au profit de l’Ouest du continent. Mais ces dernières années, des découvertes très prometteuses ont été réalisées dans cette zone qui bénéficie, en outre, d’un réel avantage : une situation géographique privilégiée par rapport au marché le plus porteur actuellement, l’Asie. Benjamin Augé, chercheur à l’IFRI, spécialiste de l’Afrique et des questions énergétiques, s’est penché sur ce cas.
L'entretien réalisé par Gabrielle Desanges pour le Bulletin de l'Industrie pétrolière(BIP) est disponible ci-dessous.
Nomination de Emmanuel Kachikwu à la tête de la compagnie pétrolière nationale du Nigeria
C'était l'une des grandes promesses de compagne de Mohamadou Buhari, le nouveau président du Nigeria: réformer le secteur pétrolier, gangréné par les affaires de corruption, les pénuries et les plaintes des grands groupes pétroliers. En juin dernier, il s'est tout d'abord attelé au chantier de La compagnie pétrolière nationale, en plaçant aux manettes de l'institution Emmanuel Kachikwu. Deux mois après cette nomination, où en est la compagnie pétrolière du premier producteur de brut sur le continent ?
Interview de Benjamin Augé, spécialiste des questions énergétiques à l'Institut français des relations internationales (ifri) et rédacteur en chef de la lettre d'informations Africa Energy Intelligence. Il est au micro de Lou Garçon.
Le Nigéria dans sa lutte contre Boko Haram ; Benjamin Augé appelle à "plus de mansuétude"
Alors qu’au sein du pouvoir tchadien les premières impatiences commencent à se faire entendre à l’égard de celui qui avait promis lors de sa campagne d’éradiquer en dix-huit mois la menace djihadiste, le chercheur Benjamin Augé, plaide pour davantage de mansuétude. « M. Buhari attend septembre pour former son gouvernement, car il effectue des audits de tous les secteurs, certains sont publics comme dans le pétrole, d’autres sont plus confidentiels comme pour l’armée. Il a cependant nommé le 13 juillet un nouveau chef d’état-major et un conseiller à la sécurité nationale qui sont des hommes d’expérience », analyse ce spécialiste du Nigeria à l’Institut français des relations internationales qui rappelle par ailleurs que le géant d’Afrique de l’ouest est à court de liquidités en raison de l’effondrement des prix du brut.
Investissements, diplomatie, politique : "la Chine pourrait-elle se transformer par l'Afrique?"
La Chine, l'Afrique, comment ça change ? En une douzaine d'années, le commerce sino-africain a été multiplié par 20 ! Il représentait un volume de 10 milliards de dollars en 2000. Il passait à 200 milliards en 2013. Et le volume attendu pour 2015 serait de 385 milliards. L'Afrique, continent de secours pour une Chine qui stabilise sa croissance y a vu d'abord une réserve énergétique précieuse. Les rapports sont entrés depuis quelques temps dans l'âge de la durabilité mais des pays africains se sont "rebiffés", ont repris des contrats et des violences ont été commises contre des ressortissants chinois. La Chine a réagit et s'est engagée au respect des législations locales notamment en droit du travail et de l'environnement. Est-ce que cela signifierait qu'elle pourrait elle même changer, alors même qu'elle est engagée dans un mouvement de réformes comme elle n'en avait pas connu depuis 20 ans ?
La Chine pourrait-elle se transformer par l'Afrique ?
Nigeria: selon Benjamin Augé, «Buhari a relancé l’espoir de la diplomatie américaine»
Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, achève une visite de quelques jours aux Etats-Unis, signe de rapprochement entre les deux pays, qui sont préoccupés par les nombreuses attaques du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Boko Haram) au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger.
Benjamin Augé, chercheur associé à l'Ifri, revient sur les conditions d'une relation apaisée entre les deux pays. Il répond aux questions de Bineta Diagne.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.