Afrique subsaharienne
L'Afrique subsaharienne n'est pas monolithique. Si les crises au Sahel ont beaucoup retenu l'attention, les autres régions doivent aussi être suivies, et pas uniquement à travers le prisme de la sécurité.
Sujets liés
Crise malgache et rivalités personnelles entre le président et le maire de la capitale
L'ampleur des violences qui frappent Madagascar ont peu surpris les observateurs. Les signes avant-coureurs de la crise sont apparus sur l'île depuis plusieurs mois dans un contexte social et politique tendu. Cette crise trouve ses racines dans un mouvement de contestation à l'encontre de la gestion du gouvernement du président Ravalomanana des questions économiques, politiques et sociales. Les parallèles avec la crise politique de 2002 sont nombreux mais restent toutefois insuffisants pour expliquer la situation actuelle.
Mathieu Pellerin, journaliste et consultant, commente la crise en détaillant les fractures politiques, sociales, économiques qui tiraillent la société malgache et les rivalités personnelles qui aujourd'hui opposent le président malgache et le maire de la capitale, Antananarivo.
Réformer le "peace making" en République démocratique du Congo : Quand les processus de paix deviennent des systèmes d'action internationaux
Cette réflexion propose une analyse de l'inachèvement et de l'enlisement du processus de paix dans l'Est congolais - enlisement qui a conduit tous les acteurs du conflit à privilégier l'option de la force pour imposer "leur solution" (offensive-éclair et victorieuse du CNDP à la fin 2008, offensive congolo-rwandaise contre les FDLR au début de 2009). Cette analyse décrypte les raisons, contraintes et compromis qui ont rendu le peace making inefficace entre 2006 et 2008 et qui ont indirectement suscité l'actuel "arrangement dérangeant" entre Kigali et Kinshasa au terme duquel Laurent Nkunda a été neutralisé, les FDLR sont devenus l'ennemi à abattre et l'armée rwandaise a (temporairement) repris pieds en RDC.
Thierry Vircoulon, chercheur associé au programme Afrique subsaharienne de l'Ifri
La Politique africaine de Nicolas Sarkozy: rupture ou continuité?
Le président élu mènera-t-il vraiment cette politique-là ? Les premiers signaux sont encourageants. À première vue, ils témoignent d’une rupture. Mais, à y regarder de plus près, ils risquent d’être étouffés par « le poids des habitudes ».
Commander l'article sur CAIRN
À Cotonou, le candidat Sarkozy avait annoncé « une relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarassée des scories du passé ». Mais les premiers actes du président élu ont déçu. Le discours de Dakar a été vécu par les Africains comme une gifle. L’éviction brutale de Jean- Marie Bockel, qui avait eu l’audace de vouloir « signer l’acte de décès de la Françafrique », a montré que le locataire de la rue Monsieur reste sous l’étroite tutelle de l’Élysée. En 2007 comme en 1981 ou en 1985, les « anciens » semblent résister avec succès aux velléités réformatrices des « modernes ». Pour combien de temps encore ?
Assane Thiam est le pseudonyme d’un haut fonctionnaire français travaillant actuellement pour le ministère des Affaires étrangères en Afrique.
La chute et la succession de Thabo Mbeki : Entretien avec Thierry Vircoulon
Synopsis : A la tête de l'Afrique du Sud depuis 1999, Thabo Mbeki a été contraint de démissionner le 21 septembre 2008 avant la fin de son mandat et après avoir perdu la confiance de son propre parti, l'ANC. Cette démission survient dans un contexte économique et social qui s'est obsurci cette dernière année en Afrique du Sud.
Les accords de partenariat économique : un chemin critique vers l'intégration régionale et la libéralisation des échanges
Sub-Saharan Africa: Implosion or Take-Off?
Candide au Congo. L'échec annoncé de la réforme du secteur de sécurité (RSS)
L'Aide publique au développement japonaise et l'Afrique : vers un partenariat fructueux?
Vers un gouvernement de l’Union africaine ? Gradualisme et statu quo v. immédiatisme
Tant que l’Union africaine demeurera une organisation de coopération et de coordination des positions, et non d’intégration, tant que la Commission restera un simple secrétariat sans pouvoir exécutif, le gouvernement de l’Union ne pourra prendre forme.
D'hier à demain : penser l'international (1936-2006)
Ce numéro anniversaire célèbre les 70 ans d'existence de la revue Politique étrangère, créée en 1936.
L'Afrique et la "guerre contre la terreur"
Commander l'article sur CAIRN :
Les menaces de radicalisation islamiste sont certes présentes dans la zone sahélo-saharienne. Mais les trafics en tous genres, la réactivation des rébellions et la fragilité des États en général constituent des dangers beaucoup plus immédiats. Le discours sur le terrorisme tente en réalité d’installer un nouveau paradigme qui, dans cet espace sahélien, vise plus à favoriser de nouveaux partenariats extérieurs et le développement de nouvelles alliances, que la stabilité de la région elle-même.
Alain Antil, docteur en géographie politique et spécialiste de l’Afrique sahélienne, est chercheur associé à l’Ifri et chargé de cours à l’Institut d’études politiques (IEP) de Lille et à l’université de Rouen.
Les oligopoles de la violence en Afrique de l'Ouest
Commander l'article sur CAIRN :
La décomposition, progressive ou brutale, de nombre d’États d’Afrique, en Côte-d’Ivoire, en RDC, en Sierra Leone ou au Liberia, laisse place à une constellation d’acteurs à la fois destructeurs et producteurs de sécurité. Sans doute faut-il prendre acte de la constitution sur le continent noir de véritables oligopoles de la violence, et concevoir les entités qui les composent comme des producteurs de sécurité dans le cadre d’une sorte de « gouvernance au-delà de l’État ».
Andreas Mehler, politologue, est directeur de l’Institut d’études africaines de Hambourg qui fait partie du German Institute of Global and Area Studies (GIGA).
RDC : la démocratie sans démocrates
Thierry Vircoulon
Qui gouverne la Côte-d'Ivoire? Internalisation et internationalisation d'une crise politico-militaire
Emmanuel Macron doit voir que l'armée française s'ensable au Mali
Le président s'est rendu à Gao au Mali, le 19 mai, pour saluer les troupes françaises de l'opération Barkhane. Pour certains observateurs, l'une des causes du regain de violence est l'incapacité des forces militaires à prendre en compte les aspirations des populations locales.
Les enjeux de la réforme du secteur de la sécurité en Côte d'Ivoire
Aline Leboeuf évoque les enjeux de la réforme du secteur de la sécurité en Côte d'Ivoire au regard des mutineries répétées.
Centrafrique : Le défi de la reconstruction d’une armée nationale
Alors qu’au lendemain du coup d’Etat de 2013, le pays s’en est remis successivement aux bons offices de la force de l’Union africaine, de la force française Sangaris, puis de la Minusca, bon nombre de Centrafricains réclament la remise sur pied de leur armée nationale, dans un pays plus que jamais livré à la loi des groupes armés.
Clélie Nallet: en RDC, «7 ménages sur 10 considérés comme pauvres»
L’invitée de ce matin s’intéresse de près aux classes moyennes et à leur émergence sur le continent africain. Sa dernière étude, portant sur la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, vient d’être publiée par l’Institut français des relations internationales (Ifri). Clélie Nallet, l’auteure et chercheuse au programme Afrique subsaharienne à l’Ifri nous livre ses conclusions.
Centrafrique : les douze mois d’un président face à la crise
En fonction depuis le 30 mars 2016, Faustin-Archange Touadéra est confronté aux multiples blocages d’un Etat en faillite.
RD Congo : bilan mitigé pour l’ONU, qui réduit le nombre de ses casques bleus
Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé vendredi de revoir à la baisse les effectifs militaires de la mission de maintien de la paix en RD Congo, alors que son bilan, tant politique que militaire, est plutôt mitigé.
« Muhammadu Buhari gouverne le Nigeria entouré de militaires âgés comme lui »
Le chercheur Benjamin Augé prend le pouls de la présidence nigériane alors que le chef de l’Etat a été absent du pays durant deux mois pour raisons médicales.
Massacres à Béni, la fausse piste djihadiste
Depuis octobre 2014, un groupe armé commet des massacres dans le grand nord du Kivu, à l’est de la RD-Congo. Le régime attribue ces massacres à des islamistes ougandais. Rien n’est moins sûr, toutefois, selon les chercheurs Jean Battory et Thierry Vircoulon, de l’Ifri.
« La menace djihadiste à l’est de la RDC est une pure invention »
Thierry Vircoulon déconstruit le mythe d’un mouvement djihadiste dans la région du Nord-Kivu, thèse « inventée » et exploitée par Kinshasa. A l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans la ville de Beni et ses environs, les massacres se poursuivent malgré la présence des casques bleus. Tout a démarré en 2010 avec des enlèvements qui se sont transformés en tueries quatre ans plus tard. Plus de mille personnes ont perdu la vie, selon la société civile, égorgées le plus souvent, parfois tuées par balles.
Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2025, l’Ifri accompagne plus de 80 entreprises et organisations françaises et étrangères.