Défense allemande
Comment l’Allemagne traduit-elle le changement d’époque dans le secteur de la défense par des politiques d’armements et la défense d’un système de force ? Quels en sont les impacts sur son positionnement au sein de l’OTAN et de la PESD (politique européenne de sécurité et de défense) ?
The Wider Context: Germany's Baltic Engagement, the 'Munich Consensus' and the Future of European Security
De par sa taille et son poids économique et politique en Europe, l’Allemagne est un acteur important dans la région de la mer Baltique (BSR). Berlin a choisi de jouer un rôle actif : la présence de la Bundeswehr en Lituanie dans le cadre de la stratégie de l’OTAN de l’eFP - présence avancée renforcée - mais aussi des propositions relatives aux pays baltes concernant la coopération de la mer Baltique (Baltic Sea Cooperation) au sein du « Conseil des États de la mer Baltique » (CBBS), dont l’Allemagne est un membre fondateur, sont des exemples d’engagement allemand dans la région. Au-delà de la dimension régionale, l’engagement de l’Allemagne dans le BSR doit être considéré dans le contexte plus large de la politique étrangère, de sécurité et de défense allemande.
La négociation du traité de Versailles : exactement ce qu’il ne faut pas faire
Les négociations du traité de Versailles ne se sont pas passées comme prévu. Les Allemands se sont vu imposer un texte perçu comme un Diktat. La paix de Versailles ne fut pas seulement unilatérale, elle fut aussi contradictoire, dans le sens où les principes du wilsonisme se sont heurtés à des considérations géopolitiques plus traditionnelles. Le traité, nourri par les travaux d’experts, était complexe et difficile à maîtriser. Il ouvrait en outre la voie à une révision future.
Le nucléaire militaire français dans un nouveau contexte stratégique
La population et les dirigeants français sont fermement attachés à la dissuasion nucléaire, même si des voix dissonantes se font occasionnellement entendre. Le contexte stratégique est toutefois en train d’évoluer et pourrait affecter la posture stratégique française. Entre les rodomontades de Vladimir Poutine, l’imprévisibilité de Donald Trump, et les difficultés propres à l’Europe – notamment le Brexit – les incertitudes sont aujourd’hui nombreuses et laissent ouvert le champ des possibles.
L'Allemagne mise au défi d'une défense européenne
Conçue en Allemagne comme une « politique d'intégration européenne », la Pesco, un programme de coopération concernant essentiellement la défense, a été approuvée par 23 pays membres de l'UE, réunis à Bruxelles. La Bundeswehr a posé ses conditions. Elle va devoir maintenant remplir ses engagements pour répondre au défi d'une défense européenne.
Le Livre blanc allemand 2016. La consolidation du “consensus de Munich” et des questions qui persistent
Le nouveau Livre blanc allemand sur la politique de sécurité et l’avenir de la Bundeswehr paru en juillet 2016 témoigne de la volonté de l’Allemagne de s’investir davantage sur la scène internationale, d’assumer plus de responsabilité et d’assurer un leadership en étroite concertation avec ses partenaires en Europe et dans le monde.
Entre la crise et la responsabilité : un premier bilan de la nouvelle politique de défense allemande
Depuis les discours du Président Joachim Gauck, du ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier et de la ministre de la Défense Ursula von der Leyen, prononcés lors de la Conférence sur la sécurité de Munich début 2014, le débat sur de nouvelles responsabilités dans la politique étrangère et de sécurité est lancé en Allemagne.
À Berlin de prouver que sa posture stratégique a vraiment changé
L'Allemagne a annoncé qu'elle allait publier en 2016 un nouveau Livre blanc sur la défense. Cet exercice pourrait illustrer que les signaux positifs, mais dispersés, lancés par l'Allemagne depuis un peu plus d'un an auguraient d'un réel changement de posture stratégique, gage d'une reprise sérieuse de la coopération franco-allemande en matière de sécurité et défense et d'un éventuel co-leadership franco-germano-polonais pour la défense européenne.
L’engagement de la Bundeswehr en Afghanistan : quels enseignements pour la politique de défense allemande ?
Depuis leur création et jusqu’au milieu des années 1990, les forces armées de la République fédérale n’avaient que des missions de défense du territoire. À partir de 2001, elles ont pu être déployées sur un théâtre d’opérations très lointain pour servir des objectifs politiques sans lien direct avec la sécurité des frontières allemandes.
La dimension parlementaire de la politique de défense allemande
La politique de sécurité et de défense reste toujours en Allemagne l’objet de débats publics intenses comme en témoigne la convocation du Bundestag sur la question de la livraison d’armes aux Kurdes d’Irak pour lutter contre « l’État islamique ».
La politique de défense allemande en 2014 et au-delà : un changement est-il possible ?
Les discours prononcés par plusieurs responsables politiques allemands à la Conférence de Munich sur la sécurité ont mis l’accent, début 2014, sur le fait que l’Allemagne doit être prête à un engagement international plus important, et sans exclure a priori les instruments militaires.
L'Allemagne : le passé qui ne passe pas
La responsabilité allemande dans les deux conflits mondiaux renvoie, entre autres, à la volonté du militarisme allemand de se soustraire au contrôle du politique, ainsi qu’à l’immersion de la Wehrmacht dans une idéologie et un État nazis dont elle n’a jamais vraiment contesté les ordres. C’est ce double héritage qu’entendent rejeter l’Allemagne fédérale et sa Bundeswehr, dans le fonctionnement et la doctrine de cette dernière, fût-ce au prix d’une atrophie de sa volonté et de ses moyens d’agir.
L'interaction civilo-militaire dans la politique de sécurité allemande : le cas de l'Afghanistan
L'interaction civilo-militaire fait partie de l'approche de « sécurité interconnectée » que l'Allemagne emploie en Afghanistan. Cette contribution analyse la signification conceptuelle de cette interaction, explique sa mise en oeuvre en Afghanistan et en évalue les limites et potentialités.
Les questions allemandes au XXe siècle : identité, démocratie, équilibre européen
Ce que nous appelons « la question allemande » regroupe en réalité un ensemble de problèmes de politique intérieure et extérieure dont toutes les solutions proposées sont interdépendantes. Ces problèmes peuvent être ramenés à trois notions clefs : l’identité nationale, la démocratie libérale et l’équilibre européen. Au cours du XXe siècle, la question allemande a tenu en haleine l’Europe et la planète, les précipitant même dans des abîmes et façonnant pour un siècle la carte du monde. Elles ont fini par trouver une réponse durable avec la réunification pacifique de l’Allemagne, le 3 octobre 1990, et l’intégration réussie de la République fédérale dans une Europe occidentale enfin pacifiée.
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