Russie/État-Unis, le Dégel
A l’issue du sommet entre Joe Biden et Vladimir Poutine, Tatiana Kastouéva-Jean revient sur les grands enjeux de politique étrangère et intérieure russe, en particulier la relation russo-occidentale et la situation de l’oppositio
Joe Biden rencontre Vladimir Poutine "le tueur"
Dans "L'info s'éclaire", Axel de Tarlé décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction.
Biden se frotte au "tueur" Poutine
Ambiance guerre froide à Genève. Après des mois d’escalade verbale et de tensions entre la Russie et les États-Unis, Vladimir Poutine et Joe Biden se rencontrent cet après-midi en terrain neutre. Mais les deux chefs d’État s’apprécient peu et les sujets de discorde sont nombreux.
Face à Poutine, Biden ne cherche pas qu'à se démarquer de Trump
Les premiers mois de la relation entre Joe Biden et Vladimir Poutine ont été riches en tensions. Mais le président américain semble vouloir y remédier, sur certains points.
Le Kremlin et la Maison-Blanche condamnés à ne pas se fâcher
Washington comme Moscou n'ont pas intérêt à ce que leurs relations, actuellement difficiles, s'enveniment. Les sujets de discorde ne manquent pas mais les deux dirigeants pourraient essayer de définir des lignes rouges à ne pas franchir et avancer sur les dossiers d'intérêts communs.
Nord Stream 2, gazoduc de la discorde, trace sa route
C'est un gazoduc qui oppose les Etats-Unis et la Russie, sème le trouble au sein de l'Union européenne, ternit les relations transatlantiques : l'épineux projet Nord Stream 2 devrait être au menu du premier tête à tête entre Joe Biden et Vladimir Poutine mercredi à Genève. Alors que le chantier est en passe de s'achever, un surprenant revirement de Washington laisse entrevoir un compromis.
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Le choc Biden-Poutine
La rencontre au sommet se tiendra le 16 juin à Genève, à la demande du président américain. Une détente avec Moscou lui permettrait de se concentrer sur son véritable adversaire : Pékin.
Biélorussie, Russie, déclarations de Marine Le Pen : l’influence Poutine en Europe
Vendredi à Sotchi, rencontre amicale entre les présidents russe et biélorusse, au bord de la mer Noire. Drôle de moment pour une rencontre, après l’avion de la Ryanair détourné sur Minsk cette semaine, permettant aux autorités biélorusses d’arrêter le journaliste et opposant Roman Protassevitch.
Thomas Gomart : "La dépendance de la Biélorussie avec la Russie ne doit pas être vue comme un alignement"
Le directeur de l'Ifri analyse la nature des sanctions imposées par l'Union européenne au régime biélorusse suite au détournement de l'avion de ligne qui transportait le journaliste et opposant politique Roman Protassevitch.
Géopolitique : Poutine-Erdogan, l'entente brutale
L'un est calculateur au sang froid, l'autre tribun exalté. Mais les présidents russe et turc ont en partage leur aversion de l'Occident et leur soif de pouvoir. Héritiers d'empires rivaux, tous deux tirent parti de leur relation. Même si Moscou n'apprécie guère les intrusions d'Ankara dans le Caucase ou en Ukraine.
La guerre en Ukraine
Isabelle Lasserre à propos de la guerre en Ukraine. Avec les invités Thomas Gomart (directeur du développement stratégique de l'IFRI), Thornike Gordadze et François Heisbourg (conseiller spécial à la Fondation pour la Recherche Stratégique), elle tentera un décryptage de la situation politique et militaire en Ukraine.
"D'un conflit masqué à une guerre ouverte"
Tatiana Kastouéva-Jean est responsable du Centre Russie-nouveaux États indépendants à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Selon elle, Vladimir Poutine ne peut plus annexer l'est de l'Ukraine : il cherche maintenant à affaiblir le gouvernement.
"Poutine pourrait passer d'une guerre cagoulée à une guerre ouverte"
Comment expliquez vous les difficultés de l'Ukraine à reprendre le contrôle des zones détenues par les séparatistes ?
Il y a deux dynamiques contradictoires à l'oeuvre qui épaississent le brouillard de la guerre. D'un côté, vous avez une volonté affichée par Kiev de reprendre la partie orientale du pays au prix d'une mobilisation de ses forces conventionnelles en essayant de limiter les pertes civiles. Ce qui explique que cette reconquête se fasse avec une certaine lenteur. De l'autre, la résistance des séparatistes qui se traduit par des accrochages de plus en plus violents et une dégradation rapide de la situation humanitaire.
Fallait-il vendre le Mistral à la Russie ?
Il fait 200 mètres de long pour 32 mètres de large. Les faits remontent à 2011, Paris et Moscou signent un contrat à plus d’un milliard d’euros.
Trois ans, l’annexion de la Crimée et le crash d’avion de la Malaysia Airlines plus tard, embarras dans les milieux politiques et militaires français: et si le bâtiment devenait le Cheval de Troie de l’armée russe ? Et si nous étions en train de lui fournir de quoi attaquer un pays voisin ? Trop tard pour le premier Mistral, le Vladivostok, sur le point d’être livré ; le Sébastopol en revanche attend toujours de connaître son sort dans les chantiers navals de St Nazaire.
Mais les états d’âme ne sont pas prévus dans le contrat, et la Russie n’entend pas se laisser faire « Soit vous respectez votre engagement, soit vous rendez l’argent » disent en substance les autorités russes, Quant à la France, elle est quelque peu gênée aux entournures, pressée par ses voisins d’annuler la transaction.
A-t-on fait une grosse erreur en 2011, peut-on revenir en arrière, et le doit-on ? Fallait-il vendre le Mistral à la Russie ?
La Russie face au monde
La Russie face au monde : sous les sanctions et les menaces, quelles visions stratégiques sont-elles à l'oeuvre ?
Avec : Céline Bayou, chargée de cours à l'INALCO; Thomas Gomart, directeur du développement stratégique à l'IFRI; Arnaud Dubien, directeur de l'observatoire franco-russe à Moscou.
Quel sera l'impact des sanctions occidentales contre la Russie?
Après avoir durçi le ton la semaine dernière, l’Union européenne a annoncé de nouvelles sanctions contre la Russie. Quelles sont-elles ?
Après avoir procédé à des sanctions symboliques – dont la suspension de la participation de la Russie au G8 -, des sanctions très ciblées et personnelles dirigées contre les personnes que l’Occident jugeait responsables de la situation en Ukraine et de l’annexion de la Crimée, l’Union européenne est finalement passé au troisième train des sanctions contre la Russie.
La Russie menace les Occidentaux de représailles
L'Union européenne « mène une politique antirusse dictée par Washington » et a pris des sanctions qui provoqueront « inéluctablement une hausse des prix de l'énergie en Europe ». La réaction du ministère russe des affaires étrangères ne s'est pas faite attendre hier, après l'adoption de sanctions économiques sectorielles par les Vingt Huit (Les Echos d'hier), visant à dissuader Vladimir Poutine de continuer à déstabiliser l'Ukraine orientale. Moscou a ajouté, sans autre précision, que ces sanctions « destructrices et à courte vue » auront aussi des conséquences « sérieuses » et « très concrètes » pour Washington.
Sanctions européennes contre la Russie : "Poutine n'aime pas perdre"
Interview. Avec les Etats-Unis, l'Union Européenne a adopté de nouvelles sanctions contre Moscou en raison de son implication dans la guerre en Ukraine. Quelles conséquences ces mesures économiques auront-elles? Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du centre Russie-NEI à l'Ifri, estime qu'elles sont à double tranchant.
L'Union européenne prend le risque d'une guerre commerciale avec la Russie
Le crash du vol MH17 dans l’est de l’Ukraine a sonné le réveil des Européens, qui se sont résolus à adopter de lourdes sanctions sectorielles contre la Russie.
Ces décisions font monter la tension avec Moscou, qui pourrait prendre des mesures de rétorsion. Mais les Européens, comme la chancelière allemande Angela Merkel ont estimé que ces sanctions étaient devenues « inévitables ».
"La Russie conçoit sa politique en termes de rapport de force"
Les sanctions ciblées décidées jusqu’ici par les Etats-Unis et l’UE à l’encontre de la Russie ont-elles eu des effets ?
- Oui et non. Oui au regard de la fuite des capitaux, estimée pour le premier semestre 2014 à plus de 75 milliards de dollars [56 milliards d’euros, ndlr], soit plus du double par rapport à la même période 2013. Cela traduit une incontestable fébrilité des milieux économiques russes. Non, au regard du discours politique qui se durcit, comme si le Kremlin se préparait à une crise de longue durée avec l’Occident.
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