Kurdes de Syrie : jeu d’échecs entre Moscou, Ankara, Damas et Washington
Un deal «secret» sur la question kurde aurait été conclu entre la Russie, la Turquie et le régime syrien tandis que les États-Unis tentent de ménager la chèvre et le chou et d’éviter le piège moscovite.
"En Syrie, la Russie est devenue incontournable"
Dans un livre très éclairant, La Russie de Poutine en 100 questions (Tallandier), Tatiana Kastouéva-Jean décrypte les calculs de Poutine. Propos recueillis par Christian Makarian.
Que vaut aujourd'hui l'Ukraine pour la Russie ?
Les relations ukraino-russes sont de nouveau sous tension après l’adoption mercredi dernier par Kiev d’une loi qui autorise l'armée à prendre la direction des opérations dans le Donbass. La Russie accuse l’Ukraine de préparer une nouvelle guerre.
Moscou réplique vertement à Washington sur l'Iran
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, dénonce les « diktats et ultimatums » de la Maison-Blanche sur l'accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.
Poutine, Trump : nous, maîtres du monde
Attentat déjoué en Russie : Vladimir Poutine a remercié Donald Trump pour les renseignements transmis par la CIA. Faisant rarement l'occasion de communications officielles, ces échanges d'informations ont permis de donner l'impression d'un rapprochement entre les deux pays et leurs présidents, mais quelle est la réalité des liens entre les deux puissances ?
«En Syrie, Poutine n'est pas le seul à décider»
Syrie, Ukraine et espace post-soviétique : quelle stratégie russe ?
«En Syrie, Poutine n'est pas le seul à décider»
Le Président russe doit compter avec l’Iran, la Turquie et Bachar el-Assad, qu’il ne contrôle pas toujours. Analyse, dans ce «talk stratégique», de Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste de la Russie à l'Institut français des relations internationales.
Russie : la propagande 2.0
Si la propagande depuis toujours et sous toutes les latitudes a fait cortège au pouvoir, la révolution numérique en bouleverse les méthodes et l'impact. Quelle est la stratégie d'influence planétaire élaborée et construite par Vladimir Poutine, en près de 20 ans à la tête de la Russie?
Russie - Arabie Saoudite. Visite du Roi Salmane à Moscou : nouvel Axe ou trompe-l’œil ?
Le roi Salmane et une délégation de 1000 personnes dont 100 chefs d’entreprises reçus au Kremlin. La visite officielle du roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud à Moscou est la toute première d'un chef d'Etat saoudien en Russie. Cette rencontre comporte tous les éléments d'un « événement emblématique » comme l'a souligné Vladimir Poutine. S'agit-il d'une visite de circonstance, de l'émergence d'un nouvel axe ou d'un trompe-l’œil ?
La Russie menace-t-elle l’Europe ?
Depuis jeudi 14 septembre 2017, à la frontière de l’Union européenne, l’exercice militaire "Zapad-2017" mobilise les armées de Russie et de Biélorussie.
Internet, enjeu de pouvoir entre les Etats-Unis et les "grands émergents"
Les instances qui gouvernent Internet ont affiché, début octobre, lors d'une réunion à Montevideo (Uruguay), leur désaveu des méthodes américaines, dont le programme de surveillance est devenu un scandale mondial. Certaines de ces organisations, dont celle chargée de gérer les ressources du réseau (adresses IP et noms de domaine), l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) et sa composante l'IANA (Internet Assigned Numbers Authority), sont sous contrôle direct des Etats-Unis et souhaitent désormais s'en éloigner, pour devenir des instances réellement mondiales.
Syrie: l'accord russo-américain difficile à mettre en œuvre
Les accords atteints par les chefs des diplomaties russe et américaine Sergueï Lavrov et John Kerry sur le problème syrien sont difficiles à réaliser, estime Thomas Gomart, de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Syrie : rebondissements diplomatiques
Comment les déclarations du G20, des pays européens et la proposition russe éloignent-elles la possible intervention militaire?
Le projet russe ne règle rien mais rétablit un lien direct avec Washington
Force est de reconnaître au Kremlin un sens de la manoeuvre dont peu de diplomaties sont aujourd'hui capables. La proposition russe invitant Damas à placer son arsenal chimique sous contrôle international est avant tout dilatoire. Apparemment, le tandem Poutine-Lavrov, alliage d'expérience et de constance, aurait pris l'ascendant sur un tandem Obama-Kerry émotionnel et pusillanime.
Syrie : comment Moscou a repris la main
Lundi soir, Moscou a créé l’événement en proposant de placer sous contrôle international l’arsenal chimique syrien. Cette offre, que Damas affirme accepter, a été bien accueillie par Washington et par Paris, qui se disent d’accord pour l’examiner à l’Organisation des nations unies (ONU). Les deux capitales sont pourtant les plus fervents défenseurs de frappes punitives contre le régime du président Bachar Al-Assad, accusé d’avoir utilisé l’arme chimique lors de l’attaque du 21 août dernier.
Obama-Poutine : "Prendre l'avantage sur l'autre sans l'humilier"
Comment analysez-vous cette proposition inattendue de Vladimir Poutine de placer sous contrôle international l’arsenal chimique syrien?
- Cette proposition intervient à point nommé après la tenue du G20 de St Pétersbourg, et juste avant un hypothétique vote du congrès américain. Plusieurs raisons permettent de l’expliquer. La principale correspond à une volonté de Moscou de temporiser : les dirigeants russes ont bien compris que chaque jour qui passe rend les frappes plus complexes. La Russie veut aussi montrer qu’il peut y avoir un règlement diplomatique de la crise.
Syrie: les raisons de l'obstination de Poutine
A la veille du vote du Congrès américain sur une intervention militaire contre la Syrie, la Russie a encore une fois martelé son soutien au régime de Bachar el-Assad en marge de la réunion du G20 qui se clôturait vendredi 6 septembre à Saint-Pétersbourg. Vladimir Poutine a réitéré son rejet d’une offensive sans un mandat de l’Onu, faisant état, en parallèle, d'une «opinion» selon laquelle les vidéos d'enfants tués lors des bombardements chimiques seraient une «compilation réalisée par des bandits liés à al-Qaida» —un pied de nez à l’argument et aux preuves présentées par les Etats-Unis et la France pour justifier leur recours à la force en Syrie.
"Les relations USA-Russie sont extrêmement dégradées"
Après les propos tenus par Barack Obama début août, qui parlait de "relents de guerre froide" entre les Etats-Unis et la Russie, où en est-on des relations entre Washington et Moscou ?
- Ces relations sont extrêmement dégradées. Elles avaient déjà connu une forte dégradation lors du deuxième mandat de George Bush en 2007-2008 au moment de la guerre de Géorgie. Lorsqu'Obama a été élu il a mis en place ce qu'on a appelé la politique du "reset" qui consistait à apaiser les relations avec Moscou.
Syrie/G20: Y aura t-il une victoire diplomatique pour le président Poutine ?
Après une poignée de mains diplomatique entre le président Poutine et le président Obama, à l’arrivée de ce dernier à Saint-Pétersbourg hier, le G20 s’est ouvert dans un climat russo-américain plombé par le dossier syrien.
Syrie, Snowden, homophobie... à quoi joue Vladimir Poutine avant le G20?
À Saint-Pétersbourg, l'ambiance sera tendue pour la photo de famille du G20 qui s'ouvre ce jeudi 5 septembre. Les sorties du président russe ont effectivement le don d'irriter les autres pays, et en particulier les États-Unis, compte-tenu du lourd passif entre les deux nations. A tel point que Barack Obama a "sévi" début août: il a annulé sa rencontre avec Poutine, initialement prévue en marge du sommet. Du jamais vu depuis plusieurs dizaines d'années.
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