Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Analyse de la politique russe d'Emmanuel Macron (2017-2024)
Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/Eurasie de l'Ifri, analyse la politique russe d'Emmanuel Macron, depuis le début de son mandat en 2017.
Dissuasion et prolifération : comprendre la dimension nucléaire des conflits actuels
Ce nouvel épisode du podcast « Le monde selon l'Ifri », offre une plongée au cœur du concept de dissuasion nucléaire avec Héloïse Fayet, chercheuse et responsable du Programme dissuasion et prolifération au Centre des études de sécurité de l’Ifri.
Les relations sino-russes à l'épreuve de la géopolitique mondiale
La guerre d’Ukraine se poursuit et la Russie sans doute ne peut que se féliciter de son alliance avec la Chine, laquelle lui permet de survivre face à l’embargo occidental. Cette semaine a été marquée par la visite du chancelier allemand à Pékin, trois semaines avant une visite d’État que le président chinois s’apprête à effectuer en France.
Les armes nucléaires sont dissuasives : la Russie tente de semer la peur en Occident
La crainte que la Russie n'utilise des armes nucléaires - si ce n'est pas dans le cadre de la guerre en Ukraine, mais dans un éventuel conflit contre l'OTAN - paralyse l'Occident. C'est pourquoi un certain nombre de pays européens s'empressent de souligner qu'ils n'enverront pas de troupes en Ukraine et que l'Ukraine ne deviendra pas membre de l'Alliance, car cela conduirait à une guerre nucléaire. Mais cette indécision occidentale ne nuit-elle pas à la dissuasion nucléaire ?
Russie : des élites sous contrôle ?
Le pouvoir russe ne se réduit pas à la personne de Vladimir Poutine. Autour de lui, des élites économiques et politiques s’activent pour leurs propres intérêts. Premier volet de notre série d’entretiens vidéo consacrés à la Russie, en partenariat avec l’EHESS.
Comment Vladimir Poutine maintient la pression sur la Pologne et les pays baltes
La Russie multiplie les provocations contre Varsovie. En début de semaine, un missile a survolé pendant quelques secondes l’espace aérien polonais. Le président russe est aussi coutumier des mises en garde à l’égard des dirigeants de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie.
Entre Washington et Moscou, des canaux de communications inattendus
La Maison-Blanche assure avoir partagé des informations sur un possible attentat en Russie avant l'attaque du 22 mars. Le vendredi 22 mars, Moscou a été frappée par un attentat revendiqué par l'organisation État islamique. Début mars, les États-Unis avaient prévenu les services russes: de «grands rassemblements» étaient susceptibles d'être pris pour cible dans la capitale russe, «y compris des concerts». Une alerte qui aurait été ignorée.
Attentat près de Moscou : « La population russe semble condamnée à subir la chasse aux menaces imaginaires du Kremlin »
En laissant entendre que l’Ukraine serait impliquée dans le massacre du Crocus City Hall, pourtant revendiqué par l’organisation État islamique, Vladimir Poutine perpétue la logique d’une élite politico-militaire qui accuse l’Occident de tous les maux, analyse Dimitri Minic, spécialiste de la pensée stratégique russe, dans une tribune au « Monde ».
Comment Poutine ignore l’EI pour mieux museler les critiques
Obnubilé par la guerre en Ukraine, Vladimir Poutine refuse de commenter la revendication par Daesh de l’attaque au Crocus City Hall de Moscou, préférant instrumentaliser ce tragique événement pour charger Kiev.
Derrière l’attentat terroriste à Moscou, les failles de la sécurité russe
Concentrés sur l’Ukraine, les services de renseignement russes n’ont pas anticipé une l’attaque de l’Etat Islamique. Mais par défiance, le Kremlin aussi est resté aveugle face aux alertes américaines.
Les faits - L’attaque de vendredi soir est la plus meurtrière sur le territoire russe depuis le siège de l'école de Beslan en 2004, lorsque des militants islamistes avaient pris en otage plus de 1 000 personnes, dont des centaines d’enfants.
Vladimir Poutine n’a eu qu’une semaine pour savourer sa réélection. Lui qui, lors de sa victoire, remerciait le peuple russe de lui avoir fait à nouveau confiance, doit aujourd’hui faire face aux retombées d’un attentat terroriste. 137 personnes ont perdu la vie vendredi lors d’une fusillade, dans la salle de concert du Crocus près de Moscou. L’attaque a rapidement été revendiquée par l’Etat Islamique.
Crise en Ukraine : «Poutine considère les Européens comme les vassaux des États-Unis»
Directrice du centre Russie/NEI à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Tatiana Kastouéva-Jean estime que si le président russe atteint ses objectifs par voies diplomatiques, il n’emploiera pas la force armée. Son principal objectif est de s’assurer que l’Otan ne s’élargisse pas à l’est. Ses mouvements de troupes aux frontières ukrainiennes lui servent à renforcer ses positions de négociations.
Crise en Ukraine: pourquoi les États-Unis risquent gros
Une mauvaise gestion de la situation pourrait entamer durablement l'image de la puissance américaine aux yeux du reste du monde.
Kazakhstan : les enjeux de l'Asie centrale
Face à la Chine et la Russie et depuis leur départ chaotique d’Afghanistan, les Occidentaux et en particulier les Européens sont-ils hors-jeu malgré l’importance de leurs investissements économiques dans cette zone géographique
Ukraine : les Russes parlent avec les Américains, avec «le suzerain» plutôt que «les vassaux»
Tatiana Jean, directrice du centre Russie/NEI de l’IFRI (Institut français des relations internationales), analyse la semaine intense de négociations entre Américains et Russes autour de l’Ukraine et de la sécurité en Europe.
Kazakhstan : vers une nouvelle ère ?
Le Kazakhstan s'est enflammé en ce début d'année : la semaine dernière, le plus grand pays d'Asie Centrale a été touché par des violences jamais vues depuis son indépendance en 1991. Elles ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Des troupes de maintien de la paix, principalement russes, ont été appelées en renfort. Le pays est -il en train d'ouvrir un nouveau chapitre ?
Ukraine, des pourparlers pour éviter une guerre ?
Tatiana Kastouéva-Jean partage son analyse de la rencontre entre Joe Biden et Vladimir Poutine à Genève le 9 et 10 janvier.
Vladimir Poutine marginalise les Européens
Le président russe pose ses conditions à l’OTAN, qui se réunit au niveau des ministres des affaires étrangères vendredi, et privilégie les discussions avec les Etats-Unis sur l’Ukraine et la sécurité du continent.
Asie centrale : pourquoi le Kazakhstan a basculé dans la violence ?
Le 2 janvier, des Kazakhs descendaient dans la rue pour protester contre la hausse des prix du gaz. Des scènes de violences ont éclaté face aux forces de l'ordre. Plus d'une centaine de morts à déplorer et des milliers d'arrestations. Qu’est ce qui a vraiment provoqué ces révoltes ? Peut-on craindre une déstabilisation régionale ? Précisions.
« Le Kazakhstan risque de devenir la marionnette de la Russie »
ENTRETIEN. Spécialiste de l'Asie centrale à l'Ifri, Michaël Levystone analyse les raisons du soulèvement en cours au Kazakhstan, qui a déjà fait plusieurs morts.
Kazakhstan : "Cette crise est très problématique pour Poutine"
Explosion de violence au Kazakhstan. Des dizaines de manifestants ont été tués et des milliers d'autres ont été blessés jeudi dans des affrontements avec la police. Commencé dimanche sur fond d'augmentation du prix du gaz, le mouvement de colère a rapidement gagné en intensité depuis lors, tout en virant à l'émeute politique à Almaty, capitale économique de cette ancienne république soviétique.
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