Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Navalny, Biélorussie : la méthode Poutine
En Russie, la longue liste des opposants empoisonnés s'est allongée avec le cas, emblématique, d'Alexeï Navalny la semaine dernière.
L'affaire Navalny, un coup dur pour le dialogue franco-russe
Paris (AFP) - Le président français Emmanuel Macron, qui avait pris ses partenaires de court en initiant un rapprochement avec Moscou, voit ses calculs contrariés par l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny.
Navalny Poisoning Raises Pressure on Merkel to Cancel Russian Pipeline
Evidence that the Russian opposition leader was attacked with a military-grade nerve agent has placed new pressures on the German chancellor.
Sur la scène politique russe, Navalny est incontournable
L'Allemagne a confirmé, hier, que l'opposant de Vladimir Poutine a bien été empoisonné. Qui est-il ? L'éclairage de Maxime Audinet.
Russie : les patrons de l’énergie face aux sanctions occidentales
Alors que l’UE et les Etats du G7 ont mis en œuvre des sanctions sans précédentes et coordonnées contre la Russie suite à son invasion en Ukraine, l’Ifri vous propose de relire cette note de Régis Gente sur les impacts des sanctions occidentales de 2014 sur certains oligarques russes actifs dans le secteur de l’énergie.
Poutine jusqu'en 2036 vraiment?
Vladimir Poutine vient de remporter un référendum constitutionnel ouvrant la voie à son maintien au pouvoir jusqu’en 2036. Sans aucune surprise, le « oui » l’a emporté à 77,9% avec un taux de participation de 67%.
Le gazoduc Nord Stream compromis par les sanctions américaines
Le Sénat des Etats-Unis veut durcir le régime de sanctions pour empêcher l'achèvement du pipeline qui doit acheminer le gaz russe vers l'Allemagne en passant sous la mer Baltique. La tension monte entre Washington et l'Europe qui menace de sanctions en représailles.
Russie : "La réforme constitutionnelle met un coup à la démocratie"
La réforme de la constitution russe a été adoptée à une large majorité le 1er juillet. Parmi ces mesures, la possibilité pour Poutine de rester au pouvoir pour deux mandats supplémentaires. La spécialiste de la Russie Tatiana Kastoueva-Jean décrypte le texte pour LCI.
Russie : Vladimir Poutine président à vie ?
Les Russes ont validé à 74,1%, le 1er juillet, la réforme de la Constitution qui permet à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036.
Référendum en Russie : cinq minutes pour comprendre la réforme controversée de Poutine
Les Russes ont validé mercredi à 77,92 % le référendum constitutionnel qui autorise notamment Vladimir Poutine à rester au pouvoir jusqu’en 2036. L’opposition dénonce un « mensonge ».
Réforme constitutionnelle russe : Poutine peut-il rester président à vie ?
La réforme constitutionnelle soumise au vote populaire pourrait permettre à Vladimir Poutine de rester au pouvoir jusqu'en 2036, selon Tatiana Kastaouéva-Jean, directrice du Centre Russie de l’Institut français des Relations Internationales.
Pourquoi les Américains et les Chinois mènent une guerre d'influence au Groenland
Un an après avoir proposé de racheter le Groenland, où la Chine se montre particulièrement active, le président des Etats-Unis y a ouvert un consulat.
Les « valeurs traditionnelles » bientôt dans la constitution russe
Les Russes votent, du 25 juin au 1er juillet, pour ou contre la modification de la constitution. Au cœur de la réforme, se trouve la possibilité pour Vladimir Poutine d’effectuer deux mandats de six ans de plus. Mais le pouvoir entend aussi inscrire son discours sur la défense des « valeurs traditionnelles ».
La Seconde Guerre mondiale, l’obsession de Vladimir Poutine
Le président russe a célébré en grande pompe mercredi 24 juin le 75e anniversaire de la victoire contre le nazisme. La Seconde Guerre mondiale marquée par les terribles sacrifices des Soviétiques est devenue le pilier central de la mémoire historique en Russie. Le Kremlin instrumentalise ce passé qui cimente les Russes pour légitimer et justifier les ambitions de la Russie en politique étrangère.
L’infructueux «reset» de Macron avec Moscou
Le pari russe du président français, à l’instar du «reset» de Barack Obama, a produit des résultats «très incertains», même en langage diplomatique. Il s’agirait d’un couac de communication à Moscou. Contrairement à une information donnée par le ministère russe des Affaires étrangères, Emmanuel Macron n’a jamais reçu d’invitation officielle au défilé militaire du 24 juin, organisé pour commémorer les 75 ans de la victoire contre Hitler, et qui avait été annulé le 9 mai à cause du coronavirus.
La réforme constitutionnelle de Vladimir Poutine votée le 1er juillet: interview de Tatiana Kastouéva-Jean
Le scrutin sur une réforme de la constitution en Russie, reporté à cause de la pandémie, aura lieu le 1er juillet. Parmi les modifications qui visent à protéger l'identité russe et à apporter des avantages socio-économiques, les russes devront également décider sur la possibilité de donner à Vladimir Poutine l’option de rester indéfiniment en tant que président de la Russie.
La Russie de Poutine sous le choc de la pandémie
La Covid-19 ronge les régimes politiques comme elle s’attaque aux individus. Elle vise les organes essentiels, à commencer par la tête. Les systèmes autoritaires n’y échappent pas, et la Russie de Vladimir Poutine en apporte la démonstration.
Covid-19: la menace chinoise éclipse la russe
DÉCRYPTAGE - La crise, parce qu’elle amplifie toutes les tendances déjà à l’œuvre, a propulsé la Chine en tête des puissances perturbatrices du globe.
COVID-19 : situation en Russie
Avec l'un des taux les plus élevés de la progression du virus COVID-19, la situation de la Russie frappe par le faible taux de mortalité chez les malades, alors que les restrictions seront levées avant que le pic ne soit atteint.
Russia, the Global Sanitary Crisis and Oil Meltdown: Revisiting Power and the Enemy
Les crises du Covid-19 ont fini par rattraper la Russie. Elles invitent à repenser sa stratégie de sécurité, qui se concentre sur des adversaires militaires et politiques, mais ignore les risques liées aux multiples dégradations environnementales.
"Le débat russe, un terrain glissant"
Interview. Tatiana Kastoueva-Jean, chercheuse à l’Ifri, pointe la «polarisation» des positions en France.
Pourquoi Poutine séduit-il autant en France ?
- Il passe pour un leader fort, capable de tenir tête aux Etats-Unis pour défendre ce qu’il estime être les intérêts nationaux. Ce type de leader trouvera toujours des adeptes en Europe. Par ailleurs, l’histoire pèse lourd dans la relation franco-russe, jouant un rôle trompeur. Des deux côtés, on cite Catherine la Grande, l’escadron de chasse Normandie-Niemen, Charles de Gaulle… Côté russe, surtout, on pioche dans l’histoire comme dans une boîte à outils pour faire croire que les deux pays ont toujours été du même côté, en omettant de mentionner la guerre de Crimée ou la guerre de 1812 sous Napoléon. On s’accroche à ces grands noms et périodes glorieuses pour ne pas parler des choses qui fâchent dans l’actualité. Ce qui est frappant, en France, c’est la très forte polarisation du débat sur la Russie. D’entrée, les gens sont classés en prorusses et antirusses, ou pro-Poutine et anti-Poutine. L’idéologie définit les discours : quand on voit la liste d’intervenants à un forum franco-russe, on a un avant-goût de ce qui sera dit. Cela appauvrit terriblement le débat intellectuel.
Occident-Russie, la paix froide ?
Alors que le cessez-le-feu signé entre la Russie et l'Ukraine reste fragile sur le terrain, Le Monde a invité deux spécialistes français de l'espace post-soviétique à échanger sur l'avenir des relations entre l'Occident et la Russie, et les enjeux pour la paix et la sécurité sur le Vieux continent.
L'URSS existe toujours sur Internet, et c'est devenu la zone
Plus de 118 000 sites utilisent encore aujourd’hui un nom de domaine en .su, pour « Soviet Union ». Rendez-vous privilégié de cybercriminels russes, cet espace pourrait pourtant ne jamais disparaître.
A l'Est, rien de nouveau
Le mur de Berlin est tombé, mais le rapport de force entre l'Est et l'Ouest continue. L'histoire n'est pas finie.
Russie : "Les sanctions risquent de conforter Poutine dans sa ligne dure"
Quels effets ont eu pour l’instant les sanctions adoptées par l’UE et les États-Unis vis-à-vis de la Russie ?
- Il faut en distinguer les effets économiques, qui se font déjà sentir en Russie, des effets politiques, pour l'heure nuls.
Depuis l'annexion de la Crimée, les Occidentaux ont perdu confiance en Poutine
Pensez-vous que le plan de règlement de crise proposé par Vladimir Poutine pose vraiment des questions de fond pour en finir avec le conflit ukrainien ou est-ce une simple manœuvre pour gagner du temps ?
- Aujourd'hui, il est difficile de répondre à cette question. Le président russe Vladimir Poutine a toujours fait dans la dichotomie. Sur un plan politique, il a parlé de paix et de règlement de conflit avec son homologue ukrainien à Bénouville (en France) en juin et à Minsk la semaine dernière.
Poutine et ses rêves de Nouvelle Russie
Pas un discours sans que le tsar du Kremlin, Vladimir Poutine, n'exalte la « Novorossia », Nouvelle Russie dans la langue de Tolstoï. D'où vient cette expression qui a fait son apparition dans les discours du président russe lorsqu'il a annexé la Crimée au nez et à la barbe d'autorités ukrainiennes impuissantes? II l'utilise pour la première fois en avril lors d'une allocution télévisée pour désigner les régions d'Ukraine susceptibles de revenir a la Russie.
Que cherche Vladimir Poutine avec un "statut étatique" pour l'est de l'Ukraine?
Il ne s’agit pas d’une évolution doctrinale de Moscou, mais plutôt de la volonté de traduire en gain politique l’évolution militaire sur le terrain en Ukraine, où les insurgés ont résisté à la tentative de reprise en main de Kiev et marquent des points. Depuis la chute de Ianoukovitch, la Russie souhaite en effet que les autorités ukrainiennes aillent vers une fédéralisation du pays afin que la partie orientale gagne en autonomie, voire se sépare.
"La Russie conçoit sa politique en termes de rapport de force"
Les sanctions ciblées décidées jusqu’ici par les Etats-Unis et l’UE à l’encontre de la Russie ont-elles eu des effets ?
- Oui et non. Oui au regard de la fuite des capitaux, estimée pour le premier semestre 2014 à plus de 75 milliards de dollars [56 milliards d’euros, ndlr], soit plus du double par rapport à la même période 2013. Cela traduit une incontestable fébrilité des milieux économiques russes. Non, au regard du discours politique qui se durcit, comme si le Kremlin se préparait à une crise de longue durée avec l’Occident.
"Face à la Russie, l'introuvable réponse européenne"
La politique de sanctions graduées mise au point par l'UE n'a pour l'heure pas porté ses fruits. Si les Européens ont légèrement durci leurs mesures ciblées ce jeudi, ils apparaissent surtout divisés et impuissants, face à une économie russe certes fragile, mais nullement impactée pour l'instant.
Pourquoi les sanctions américaines contre la Russie sont-elles plus dures que celles de l'Europe?
Lorsqu'il s'agit de la Russie, les intérêts américains et européens ne sont pas alignés. La Russie reste le principal fournisseur de l'Union européenne pour son pétrole, son gaz et son charbon. Par conséquent, le niveau d'interdépendance entre la Russie et l'UE est très supérieur à l'interaction existant entre les États-Unis et la Russie.
"Poutine essaye de créer une nouvelle carte du monde où l'Occident n'est plus qu'un petit point"
Nous avons sollicité, hier, en début d’après-midi, Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste du monde russe à l’Ifri, pour nous éclairer sur les derniers développements autour de la Russie (nouvelles sanctions mais aussi création par les BRICS -Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud- d’une banque de développement). Depuis, le crash de la compagnie aérienne Malaysian Airlines à la frontière russo-ukrainienne a encore fait monter les tensions d’un cran.
Ukraine. Le coût d'une victoire
Avec la prise de Slaviansk, la crise du Donbass est-elle finie ? Depuis le 5 juillet, le drapeau ukrainien flotte à nouveau sur ce bastion séparatiste de l’est du pays. Or c’est ici, dans cette ville de 110 000 habitants, que la rébellion contre Kiev avait commencé, il y a trois mois. Tout un symbole. La veille, c’est Kramatorsk, autre fief rebelle, qui rebasculait côté pro-ukrainien. Depuis la fin du cessez-le-feu, décrétée fin juin, l’armée régulière marque des points, malgré ses hommes mal armés, sous-équipés, mal entraînés. La crise ukrainienne n’est pas pour autant terminée.
"L'Ukraine fait une ouverture envers les séparatistes"
En 14 points, le président ukrainien Petro Porochenko prévoit en premier lieu « des garanties pour la sécurité des participants aux discussions », l’amnistie pour les insurgés, la libération des otages, la création d’une zone tampon de 10 km à la frontière entre l’Ukraine et la Russie, « le désarmement » des milices, la fin de « l’occupation illégale » des bâtiments de l’administration régionale de Donetsk et Lougansk contrôlés par les rebelles, l’organisation rapide d’élections législatives locales et un programme pour la création d’emplois dans la région.
La Russie a-t-elle les moyens de ses ambitions ?
Crispé sur sa sécurité et encore trop dépendant de la rente énergétique, le pays pourrait se tourner vers l'Asie. Au risque de se couper de l'Europe, son partenaire en politique et en affaires. Les avis divergents de Jacques Sapir et de Thomas Gomart.
"Avec Poutine, tout peut arriver"
En Ukraine, la guerre civile est-elle inévitable ?
- Il y a tous les éléments pour une guerre civile... mais aussi pour un conflit entre Etats. Car on devine bien sur le terrain la présence de forces internationales.
Ukraine : pourquoi Poutine se sent invincible
Pour espérer freiner l'avancée des milices pro-russes, qui se sont emparées lundi d'une nouvelle ville (Kostiantynivka) dans l'est de l'Ukraine, l'Occident a décidé de déployer une nouvelle batterie de sanctions contre la Russie. Lundi, l'Union européenne a ajouté quinze noms de responsables russes et ukrainiens pro-russes à sa liste des personnalités visées par des gels d'avoirs et interdictions de visa pour l'UE tandis que les États-Unis ont sanctionné sept nouveaux responsables russes et dix-sept sociétés, tous jugés proches de Vladimir Poutine.
L'influence que la crise ukrainienne pourrait avoir sur le conflit en Syrie
Le rattachement de la Crimée à la Russie, les sanctions, les mouvements de troupes aux frontières, les sécessionnistes de l'est... Une nouvelle «guerre froide» oppose la Russie aux Occidentaux en Ukraine. Quel rôle peut-elle avoir dans d'autres foyers «chauds», et notamment la Syrie, où le conflit –dans lequel la Russie et les Etats-Unis ont un rôle majeur– est entré dans sa quatrième année?
Mais comment faire plier Poutine ?
Rien ne semble en mesure d'arrêter Vladimir Poutine Les intentions du président russe en Ukraine sont loin d'être claires. La situation à l'est du pays, dont certaines villes souhaitent ardemment être rattachées au grand frère russe, ajoute au chaos. Les nouvelles autorités de Kiev, pro-européennes, l'accusent carrément de fomenter ces troubles dans l'Est et redoutent, comme nombre de pays de l'Ouest, que Poutine annexe ce pays comme il l'a fait en deux temps trois mouvements en Crimée.
La guerre économique aura-t-elle lieu?
Après le bruit des bottes, le cliquetis des calculettes. Souvenez-vous: il y a une semaine encore, c'était le retour de la guerre froide ! Vladimir Poutine était éjecté du G8. Barack Obama et les présidents du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et de la Commission, Jose Manuel Barroso, martelaient leur détermination à punir la Russie pour s'être rattaché la Crimée. On allait voir ce qu'on allait voir, sanctions économiques a l'appui. Aucun secteur ne serait épargné, juraient-ils tandis que Vladimir Poutine affichait une totale indifférence face à ces menaces. Alors ? Alors, après cette démonstration de force, les uns et les autres ont fait leurs comptes, et décidé qu'il était temps de calmer le jeu. Barack Obama a appelé Vladimir Poutine. Dimanche dernier à Paris, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov se retrouvaient à l'ambassade de Russie pour tenter de trouver une issue a la crise.
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