Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
COVID-19 : situation en Russie
Avec l'un des taux les plus élevés de la progression du virus COVID-19, la situation de la Russie frappe par le faible taux de mortalité chez les malades, alors que les restrictions seront levées avant que le pic ne soit atteint.
Russia, the Global Sanitary Crisis and Oil Meltdown: Revisiting Power and the Enemy
Les crises du Covid-19 ont fini par rattraper la Russie. Elles invitent à repenser sa stratégie de sécurité, qui se concentre sur des adversaires militaires et politiques, mais ignore les risques liées aux multiples dégradations environnementales.
Les limites de la méthode Poutine face au coronavirus
Après avoir été accusé de minimiser les dangers du Covid-19, le président russe est désormais résolu à changer de cap.
Coronavirus, l'adversaire qui désarme Vladimir Poutine
Vladimir Poutine a beau déclarer que « la situation est sous contrôle total », le nombre d’infections continue de croître en Russie. Ce mardi 21 avril, 456 décès ont été enregistrés pour 52 763 cas de Covid-19. Alors que la flambée épidémique avait initialement semblé moins forte que dans la plupart des pays d’Europe occidentale, le nombre de nouvelles infections quotidiennes augmente fortement depuis le début du mois. Les autorités s’attendent à un pic de l’épidémie vers la mi-mai.
La Russie face à un triple défi : réforme constitutionnelle, chute du prix du pétrole et COVID-19
Le printemps 2020 devait offrir deux points d’orgue à Vladimir Poutine. Le 22 avril, un vote populaire était censé couronner la procédure de révision constitutionnelle, ouvrant le chemin au maintien du président russe au pouvoir jusqu’en 2036.
Coronavirus : comment Poutine profite de la crise pour (tenter de) renforcer son pouvoir
En aidant l'Italie, le président russe réalise une opération de propagande auprès de l'occident et de son propre peuple, selon Tatiana Kastouéva-Jean.
Virus et disputes : jusqu’où ira la chute du brut ?
La pandémie de coronavirus a fait plonger de façon inédite le cours du baril, une crise accentuée par la guerre que se livrent l’Arabie Saoudite, la Russie, mais aussi les Etats-Unis. Les conséquences pourraient être désastreuses pour les pays pétrodépendants.
Sur la Russie : penser européen
Il faut entretenir un dialogue avec la Russie. Mais en sachant qu’elle hérite d’une culture politique différente de celle des pays occidentaux ; et que son dirigeant actuel a des objectifs de puissance peu compatibles avec les nôtres. Il serait utile de redécouvrir le concept de la CSCE, c’est-à-dire d’échanges sur l’ensemble des domaines qui nous concernent, avec une Union européenne délaissant les logiques bilatérales pour manœuvrer solidairement, sur des perspectives définies en commun.
Une politique russe à la française pour l’Europe ? Irréaliste et contradictoire
Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur d’une redéfinition des relations avec Moscou. Ses déclarations ont provoqué des remous en Allemagne. La chancelière et son ministre des Affaires étrangères sont partisans d’une ligne dure face à Vladimir Poutine, même si les coopérations germano-russes sont nombreuses. Une partie de l’élite politique et économique allemande conteste la politique russe d’Angela Merkel et souhaiterait que l’Allemagne se montre plus conciliante à l’égard de la Russie.
Poutine : 20 ans au pouvoir… et ça repart ?
Les conséquences de la réforme constitutionnelle en Russie. Vladimir Poutine, président jusqu’en 2036 ? C’est un scénario qui se concrétise.
La Russie, un acteur incontournable sur la scène internationale ?
La façon d'exister des Russes, ces dix dernières années, repose sur l'action militaire. La Russie veut être considérée comme un acteur majeur de la vie internationale. Les moyens mis en oeuvre pour y parvenir sont complexes et parfois contradictoires. Bilan après vingt ans de règne sans partage de Vladimir Poutine.
"Vladimir Poutine prépare plusieurs options pour se maintenir au pouvoir"
En 2024, le président russe Vladimir Poutine achèvera son mandat présidentiel. Même si la Constitution actuelle ne lui permet plus de se représenter, il entend bien conserver le pouvoir. Eclairage de la politologue Tatiana Kastouéva-Jean.
Cinq ans après Minsk II : peut-on sortir de la guerre ?
Cinq ans après les accords de Minsk II, force est de constater que le cessez-le-feu n’est toujours pas respecté. Dans le Donbass, les affrontements continuent de faire des morts. Alors quels sont les principaux points de blocage qui empêchent la mise en oeuvre de ces accords ?
Poutine : 20 ans déjà, où va la Russie ?
Jamais la Russie n’a été aussi présente sur le plan international, pour le meilleur ou pour le pire ? Poutine est-il un nouveau tsar ?
La fin de l'ère Poutine ?
Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a présenté mercredi 15 janvier au président Vladimir Poutine la démission de son gouvernement. Une annonce surprise après un discours du chef de l'État annonçant des réformes de la Constitution.
Vladimir Poutine est-il en train de créer les conditions de son maintien au pouvoir au-delà de son actuel mandat ? Où en est sa cote de popularité en Russie ? Quelle est la situation économique du pays ? Quel paysage politique et quelle(s) opposition(s) ? Quel est le bilan géopolitique pour le maître du Kremlin après l'annexion de la Crimée et tandis que le Moyen-Orient reste secoué par des crises multiples ?
Éléments de réponse avec Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du centre Russie/NEI à l'IFRI, spécialisée sur les questions relatives à la Russie.
Remaniement, réforme, élections... À quoi joue Vladimir Poutine?
Mercredi, Dmitri Medvedev a annoncé son départ, après un discours du président. L'homme fort du Kremlin lance ainsi un plan pour se maintenir au pouvoir.
Poutine : son dernier coup de force
L’heure des grandes manœuvres a sonné pour Vladimir Poutine. En annonçant hier une série de réformes constitutionnelles et en nommant un nouveau Premier ministre, en remplacement de Dimitri Medvedev, le chef du Kremlin a montré qu’il ne comptait pas attendre 2024, année qui marque la fin de son quatrième mandat – et théoriquement dernier mandat de président – pour organiser la suite de son pouvoir.
Poutine prépare son départ pour mieux rester
Le président russe va réduire l'hyper-présidentialisation du régime russe, afin vraisemblablement de préparer le prolongement de son règne à la tête du pays à un poste qui reste à préciser. Le nouveau Premier ministre, Mikhaïl Michoustine, jusque-là patron des services fiscaux, a été adoubé par la Douma.
La Russie est devenue «un acteur diplomatique central» au Moyen-Orient
Depuis l’intervention russe en Syrie en 2015, la Russie de Vladimir Poutine ne cesse d’étendre son influence au Moyen-Orient. Avec sa politique « opportuniste », le président russe est peu à peu devenu un interlocuteur incontournable pour de nombreux dirigeants de la région.
L'avenir de l'Europe vu des États-Unis et de l'Asie
Dans ce numéro spécial de Politique étrangère consacré aux actes de la Conférence organisée par l'Ifri le 10 avril 2019 au Grand amphithéâtre de la Sorbonne, à l'occasion de son quarantième anniversaire, découvrez le débat animé par Sylvie Kauffmann entre Kishore Mahbubani et John Allen.
Ukraine. Le coût d'une victoire
Avec la prise de Slaviansk, la crise du Donbass est-elle finie ? Depuis le 5 juillet, le drapeau ukrainien flotte à nouveau sur ce bastion séparatiste de l’est du pays. Or c’est ici, dans cette ville de 110 000 habitants, que la rébellion contre Kiev avait commencé, il y a trois mois. Tout un symbole. La veille, c’est Kramatorsk, autre fief rebelle, qui rebasculait côté pro-ukrainien. Depuis la fin du cessez-le-feu, décrétée fin juin, l’armée régulière marque des points, malgré ses hommes mal armés, sous-équipés, mal entraînés. La crise ukrainienne n’est pas pour autant terminée.
"L'Ukraine fait une ouverture envers les séparatistes"
En 14 points, le président ukrainien Petro Porochenko prévoit en premier lieu « des garanties pour la sécurité des participants aux discussions », l’amnistie pour les insurgés, la libération des otages, la création d’une zone tampon de 10 km à la frontière entre l’Ukraine et la Russie, « le désarmement » des milices, la fin de « l’occupation illégale » des bâtiments de l’administration régionale de Donetsk et Lougansk contrôlés par les rebelles, l’organisation rapide d’élections législatives locales et un programme pour la création d’emplois dans la région.
La Russie a-t-elle les moyens de ses ambitions ?
Crispé sur sa sécurité et encore trop dépendant de la rente énergétique, le pays pourrait se tourner vers l'Asie. Au risque de se couper de l'Europe, son partenaire en politique et en affaires. Les avis divergents de Jacques Sapir et de Thomas Gomart.
"Avec Poutine, tout peut arriver"
En Ukraine, la guerre civile est-elle inévitable ?
- Il y a tous les éléments pour une guerre civile... mais aussi pour un conflit entre Etats. Car on devine bien sur le terrain la présence de forces internationales.
Ukraine : pourquoi Poutine se sent invincible
Pour espérer freiner l'avancée des milices pro-russes, qui se sont emparées lundi d'une nouvelle ville (Kostiantynivka) dans l'est de l'Ukraine, l'Occident a décidé de déployer une nouvelle batterie de sanctions contre la Russie. Lundi, l'Union européenne a ajouté quinze noms de responsables russes et ukrainiens pro-russes à sa liste des personnalités visées par des gels d'avoirs et interdictions de visa pour l'UE tandis que les États-Unis ont sanctionné sept nouveaux responsables russes et dix-sept sociétés, tous jugés proches de Vladimir Poutine.
L'influence que la crise ukrainienne pourrait avoir sur le conflit en Syrie
Le rattachement de la Crimée à la Russie, les sanctions, les mouvements de troupes aux frontières, les sécessionnistes de l'est... Une nouvelle «guerre froide» oppose la Russie aux Occidentaux en Ukraine. Quel rôle peut-elle avoir dans d'autres foyers «chauds», et notamment la Syrie, où le conflit –dans lequel la Russie et les Etats-Unis ont un rôle majeur– est entré dans sa quatrième année?
Mais comment faire plier Poutine ?
Rien ne semble en mesure d'arrêter Vladimir Poutine Les intentions du président russe en Ukraine sont loin d'être claires. La situation à l'est du pays, dont certaines villes souhaitent ardemment être rattachées au grand frère russe, ajoute au chaos. Les nouvelles autorités de Kiev, pro-européennes, l'accusent carrément de fomenter ces troubles dans l'Est et redoutent, comme nombre de pays de l'Ouest, que Poutine annexe ce pays comme il l'a fait en deux temps trois mouvements en Crimée.
La guerre économique aura-t-elle lieu?
Après le bruit des bottes, le cliquetis des calculettes. Souvenez-vous: il y a une semaine encore, c'était le retour de la guerre froide ! Vladimir Poutine était éjecté du G8. Barack Obama et les présidents du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et de la Commission, Jose Manuel Barroso, martelaient leur détermination à punir la Russie pour s'être rattaché la Crimée. On allait voir ce qu'on allait voir, sanctions économiques a l'appui. Aucun secteur ne serait épargné, juraient-ils tandis que Vladimir Poutine affichait une totale indifférence face à ces menaces. Alors ? Alors, après cette démonstration de force, les uns et les autres ont fait leurs comptes, et décidé qu'il était temps de calmer le jeu. Barack Obama a appelé Vladimir Poutine. Dimanche dernier à Paris, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Serguei Lavrov se retrouvaient à l'ambassade de Russie pour tenter de trouver une issue a la crise.
Quelle Union eurasiatique ?
Quelle Union eurasiatique?
Avec Thomas Gomart, directeur du centre Russie/NEI (Nouveaux Etats Indépendants) de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales); Julien Vercueil, économiste, maître de Conférences à l’INALCO (l'Institut national des langues et civilisations orientales); David Teurtrie, géographe, chercheur au Centre de Recherches Europes-Eurasie à l'INALCO.
Poutine réinvente-t-il la guerre froide ?
Les USA et l'UE "sanctionnent" la Russie et renforcent leurs liens avec l'Ukraine. Poutine réinvente t'il la guerre froide ?
Russie : qui arrêtera Vladimir Poutine ?
En Crimée, la russification n'a pas perdu de temps. Le drapeau de la Fédération flotte au-dessus du Parlement. Dans les porte-monnaie, la hryvnia ukrainienne cédera bientôt sa place au rouble. Et quoi de mieux que la construction d'un pont entre la Crimée et le territoire russe pour symboliser le traité de rattachement de la presqu'île ? Et pourtant, à Kiev, l'annexion russe ne passe toujours pas.
Russie. Un parent pauvre de l'espace russe : l'Extrême-Orient
Depuis des années, la Russie déclare qu’elle veut rééquilibrer ses échanges au profit de l’Asie (l’Europe occupe la moitié de son commerce extérieur). Dans cette perspective, et qu’elle y parvienne ou non, elle a tout intérêt à renforcer son propre Extrême-Orient, dont les principales caractéristiques sont durables. De fait, il s’agit d’un espace lointain, peu peuplé, longtemps déshérité, poreux (économie informelle transfrontalière avec la Chine), etc., qui nécessite la mise en œuvre de moyens importants et qui doit être inclus dans une coopération régionale avec les voisins (Corée du Sud, Japon).
Pourquoi la Russie se moque des sanctions occidentales
La Russie a accueilli l’annonce de sanctions occidentales, qui ont fait suite au référendum sur la Crimée, avec “ironie et sarcasme”. Le président russe Poutine n’a pas semblé particulièrement affecté, lors de son allocution devant le Parlement russe mardi 18 mars, par les efforts américains et européens en vue de sanctions économiques contre Moscou de son action en Ukraine. Elles ne l’ont, de toute évidence, pas empêché d’entériner le rattachement de la Crimée à la Russie.
Crimée russe: quel avenir pour les Tatars?
Adoption du rouble, passage à l’heure de Moscou fin mars, unités militaires ukrainiennes dissoutes, bien ukrainiens « nationalisés »… Au lendemain du référendum lors duquel plus de 95% des Criméens ont voté en faveur du rattachement à la Russie, la transition s’accélère sur ce territoire équivalent à 4% de la superficie française. Les 300 000 Tatars qui y vivent, musulmans d'origine turque parlant le tatar, s'inquiètent de la place qui leur sera réservée dans cette nouvelle Crimée. On fait le point avec Tatiana Kastouéva-Jean, responsable du Centre Russie/NEI à l'Institut français des relations internationales (Ifri).
"La crisi ucraïnesa beneficia Putin"
Rússia denuncia que dins del nou govern ucraïnès hi ha militants filonazis. Efectivament, hi ha forces nacionalistes extremistes, que representen un cert perill i que a la Unió Europea serien condemnades.
L'ours russe contre l'agneau européen
Les mises en garde de l'Europe et des Etats-Unis n'ont visiblement pas réussi à dissuader le maître du Kremlin de rattacher la Crimée à la Russie. Après plusieurs semaines de pressions diplomatiques, l'issue annoncée du référendum de Simferopol semble donc consacrer, dans un premier temps en tout cas, la victoire du « hard power » - celui de Vladimir Poutine - sur le « soft power » - celui des Occidentaux.
Poutine III à l'épreuve du web
La victoire de Vladimir Poutine est nette, mais elle ne s'est pas faite sans bavures. Le principe d'alternance reste toujours étranger à une culture politique marquée par la fusion des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire et médiatique. En apparence, avec plus de 63% des suffrages au premier tour, Vladimir Poutine est toujours le mâle dominant, tenant ses rivaux à bonne distance. En réalité, son système est aujourd'hui fissuré. La séquence électorale vient en effet de révéler les brusques évolutions du rapport entre l'appareil d'Etat et des segments de la société, à tel point qu'on se demande si la "verticale du pouvoir", longtemps incarnée par Vladimir Poutine, résistera à la fulgurance des réseaux sociaux. Probablement pas, car le style Poutine, mélange unique de détermination, de cynisme et de communication est aujourd'hui ouvertement contesté.
La stratégie de Poutine et les Etats-Unis
Poutine et Obama rejouent-ils un épisode de la Guerre froide?
Ukraine: "Allô! Vladimir? Ici Angela..."
Il va falloir s'y habituer: la relation Est-Ouest ne se réduit plus seulement à un dialogue entre le Kremlin et la Maison-Blanche. L'Europe a aussi son mot à dire. A condition de parler allemand. Le 23 février dans la soirée, quelques heures après la chute de Viktor Ianoukovitch, le président russe Vladimir Poutine et la chancelière allemande Angela Merkel ont souligné, dans un entretien téléphonique, l'importance pour l'Ukraine de préserver son intégrité territoriale.
Sotchi: le revers de la médaille
Depuis plusieurs semaines, les JO de Sotchi donnent lieu à une forte politisation, préjudiciable à notre compréhension de la Russie, et de sa place dans le monde. S'affrontent deux images caricaturales. D'un côté, celle d'un régime somptuaire, autoritaire et persécutant les minorités sexuelles. De l'autre, celle d'un grand pays ayant retrouvé prospérité, stabilité et prestige. Concentré médiatique, les JO de Sotchi marquent une étape symbolique de la trajectoire russe depuis dix ans, mais déforment les véritables enjeux. Ils s'ouvrent dans un contexte international tendu par la Syrie, l'Iran et l'Ukraine. Ils masquent plusieurs interrogations qui pèsent sur le cours de la politique étrangère russe.
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