Russie
La Russie s'affirme comme une puissance impériale. Isolée depuis son invasion de l’Ukraine, elle cherche à renforcer ses liens avec des pays non-occidentaux. À l'intérieur, le régime de Vladimir Poutine se durcit.
Sujets liés
Affaire Navalny : les Européens s’interrogent sur la suite face à la Russie
L’empoisonnement de l’opposant russe complique les conditions du dialogue stratégique engagé par Paris avec Moscou.
Navalny, Biélorussie : la méthode Poutine
En Russie, la longue liste des opposants empoisonnés s'est allongée avec le cas, emblématique, d'Alexeï Navalny la semaine dernière.
Poutine, l'opposant et le poison
Après l’invasion de la Crimée en 2014 et son appui au séparatisme pro-russe en Ukraine, la Russie est à nouveau dans le viseur des Occidentaux.
L'affaire Navalny, un coup dur pour le dialogue franco-russe
Paris (AFP) - Le président français Emmanuel Macron, qui avait pris ses partenaires de court en initiant un rapprochement avec Moscou, voit ses calculs contrariés par l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny.
Sur la scène politique russe, Navalny est incontournable
L'Allemagne a confirmé, hier, que l'opposant de Vladimir Poutine a bien été empoisonné. Qui est-il ? L'éclairage de Maxime Audinet.
Navalny Poisoning Raises Pressure on Merkel to Cancel Russian Pipeline
Evidence that the Russian opposition leader was attacked with a military-grade nerve agent has placed new pressures on the German chancellor.
Russie : les patrons de l’énergie face aux sanctions occidentales
Alors que l’UE et les Etats du G7 ont mis en œuvre des sanctions sans précédentes et coordonnées contre la Russie suite à son invasion en Ukraine, l’Ifri vous propose de relire cette note de Régis Gente sur les impacts des sanctions occidentales de 2014 sur certains oligarques russes actifs dans le secteur de l’énergie.
Poutine jusqu'en 2036 vraiment?
Vladimir Poutine vient de remporter un référendum constitutionnel ouvrant la voie à son maintien au pouvoir jusqu’en 2036. Sans aucune surprise, le « oui » l’a emporté à 77,9% avec un taux de participation de 67%.
Le gazoduc Nord Stream compromis par les sanctions américaines
Le Sénat des Etats-Unis veut durcir le régime de sanctions pour empêcher l'achèvement du pipeline qui doit acheminer le gaz russe vers l'Allemagne en passant sous la mer Baltique. La tension monte entre Washington et l'Europe qui menace de sanctions en représailles.
Référendum en Russie : cinq minutes pour comprendre la réforme controversée de Poutine
Les Russes ont validé mercredi à 77,92 % le référendum constitutionnel qui autorise notamment Vladimir Poutine à rester au pouvoir jusqu’en 2036. L’opposition dénonce un « mensonge ».
Russie : "La réforme constitutionnelle met un coup à la démocratie"
La réforme de la constitution russe a été adoptée à une large majorité le 1er juillet. Parmi ces mesures, la possibilité pour Poutine de rester au pouvoir pour deux mandats supplémentaires. La spécialiste de la Russie Tatiana Kastoueva-Jean décrypte le texte pour LCI.
Russie : Vladimir Poutine président à vie ?
Les Russes ont validé à 74,1%, le 1er juillet, la réforme de la Constitution qui permet à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036.
Pourquoi les Américains et les Chinois mènent une guerre d'influence au Groenland
Un an après avoir proposé de racheter le Groenland, où la Chine se montre particulièrement active, le président des Etats-Unis y a ouvert un consulat.
Réforme constitutionnelle russe : Poutine peut-il rester président à vie ?
La réforme constitutionnelle soumise au vote populaire pourrait permettre à Vladimir Poutine de rester au pouvoir jusqu'en 2036, selon Tatiana Kastaouéva-Jean, directrice du Centre Russie de l’Institut français des Relations Internationales.
Les « valeurs traditionnelles » bientôt dans la constitution russe
Les Russes votent, du 25 juin au 1er juillet, pour ou contre la modification de la constitution. Au cœur de la réforme, se trouve la possibilité pour Vladimir Poutine d’effectuer deux mandats de six ans de plus. Mais le pouvoir entend aussi inscrire son discours sur la défense des « valeurs traditionnelles ».
La Seconde Guerre mondiale, l’obsession de Vladimir Poutine
Le président russe a célébré en grande pompe mercredi 24 juin le 75e anniversaire de la victoire contre le nazisme. La Seconde Guerre mondiale marquée par les terribles sacrifices des Soviétiques est devenue le pilier central de la mémoire historique en Russie. Le Kremlin instrumentalise ce passé qui cimente les Russes pour légitimer et justifier les ambitions de la Russie en politique étrangère.
L’infructueux «reset» de Macron avec Moscou
Le pari russe du président français, à l’instar du «reset» de Barack Obama, a produit des résultats «très incertains», même en langage diplomatique. Il s’agirait d’un couac de communication à Moscou. Contrairement à une information donnée par le ministère russe des Affaires étrangères, Emmanuel Macron n’a jamais reçu d’invitation officielle au défilé militaire du 24 juin, organisé pour commémorer les 75 ans de la victoire contre Hitler, et qui avait été annulé le 9 mai à cause du coronavirus.
La réforme constitutionnelle de Vladimir Poutine votée le 1er juillet: interview de Tatiana Kastouéva-Jean
Le scrutin sur une réforme de la constitution en Russie, reporté à cause de la pandémie, aura lieu le 1er juillet. Parmi les modifications qui visent à protéger l'identité russe et à apporter des avantages socio-économiques, les russes devront également décider sur la possibilité de donner à Vladimir Poutine l’option de rester indéfiniment en tant que président de la Russie.
La Russie de Poutine sous le choc de la pandémie
La Covid-19 ronge les régimes politiques comme elle s’attaque aux individus. Elle vise les organes essentiels, à commencer par la tête. Les systèmes autoritaires n’y échappent pas, et la Russie de Vladimir Poutine en apporte la démonstration.
Covid-19: la menace chinoise éclipse la russe
DÉCRYPTAGE - La crise, parce qu’elle amplifie toutes les tendances déjà à l’œuvre, a propulsé la Chine en tête des puissances perturbatrices du globe.
Ukraine : guerre ou paix?
Tatiana Kastoueva-Jean sur Europe 1 jeudi 19 février à propos des accords de Minsk II et de la situation en Ukraine.
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A partir de 39'30''
Les accords de Minsk sur l'Ukraine sont-ils voués à l'échec ?
« Depuis l’accord conclu mercredi 11 février à Minsk, la ligne de démarcation entre l’armée ukrainienne et les séparatistes a changé avec la chute, qui était prévisible, de la ville de Debaltseve. »
"Poutine a remis en question l'ordre de l'après-guerre froide"
"Tous les mécanismes sécuritaires sur lesquels reposait l’ordre de l’après-guerre froide ont été remis en question par l’annexion de la Crimée et la déstabilisation de l’Ukraine"
"La France et l'Allemagne ont décidé qu'il fallait agir maintenant"
Suite à l'accord de Minsk du 13 février, Vivien Pertusot estime que la France et l'Allemagne ont décidé qu'il était important d'agir au plus vite dans le conflit russo-ukrainien. Selon lui, cet accord est une avancée, mais n'est pas la panacée, pas plus qu'il n'est le fruit d'un consensus européen.
En Occident, personne n'est prêt à mourir pour Kiev
"Pour la politologue Tatiana Kastouéva-Jean, le sommet prévu demain à Minsk (Biélorussie) a peu de chance de déboucher sur un règlement du conflit entre Kiev et Vladimir Poutine."
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Poutine absent aux cérémonies d'Auschwitz pour "crier son désaccord avec l'Occident"
Vladimir Poutine sera mardi le grand absent des commémorations des 70 ans de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne. Par-delà ce qui pourrait passer pour un geste d'humeur, quelles sont les raisons de l'absence du président russe?
"La violence des propos de Poutine soude les européens"
Jusqu’où Poutine peut-il aller dans la provocation ?
Vladimir Poutine est davantage dans une logique d’escalade que de provocation. Et ce depuis son discours du 24 octobre à Sotchi. Depuis, son durcissement de ton s’accompagne, sur le terrain, d’un déploiement des forces militaires russes . Au G20, le patron du Kremlin a été clairement critiqué par les Occidentaux , mais a bénéficié d’une écoute plus bienveillante de la part d’autres pays. Il a tenu à symboliser les BRICS. Cependant, si ces pays ne sont pas à 100 % alignés sur les positions des pays développés, ils nourrissent néanmoins des inquiétudes grandissantes face aux démonstrations de force dont le président russe s’est rendu coutumier. Le déploiement de quatre bâtiments de la marine russe au large des côtes australiennes avant le G20 en est l’exemple caricatural. Il faut bien comprendre que, de tous les dirigeants présents à Brisbane, Vladimir Poutine se distingue en alternant casquette de chef politique et casquette de chef militaire.
Potemkin observers
Rebel commander Alexander Zakharchenko smiled only slightly on hearing that he had won this weekend's elections in Donetsk, Ukraine (pictured). The results were never in doubt: Mr Zakharchenko's nominal opponents openly supported him, and his face was the only one on campaign billboards. Nonetheless, eastern Ukraine's separatist republics went through the motions of democracy, including inviting international election observers. Those proved hard to find: while Russia has said it will respect the vote, America, the European Union, and the United Nations have all condemned it.
"Le débat russe, un terrain glissant"
Interview. Tatiana Kastoueva-Jean, chercheuse à l’Ifri, pointe la «polarisation» des positions en France.
Pourquoi Poutine séduit-il autant en France ?
- Il passe pour un leader fort, capable de tenir tête aux Etats-Unis pour défendre ce qu’il estime être les intérêts nationaux. Ce type de leader trouvera toujours des adeptes en Europe. Par ailleurs, l’histoire pèse lourd dans la relation franco-russe, jouant un rôle trompeur. Des deux côtés, on cite Catherine la Grande, l’escadron de chasse Normandie-Niemen, Charles de Gaulle… Côté russe, surtout, on pioche dans l’histoire comme dans une boîte à outils pour faire croire que les deux pays ont toujours été du même côté, en omettant de mentionner la guerre de Crimée ou la guerre de 1812 sous Napoléon. On s’accroche à ces grands noms et périodes glorieuses pour ne pas parler des choses qui fâchent dans l’actualité. Ce qui est frappant, en France, c’est la très forte polarisation du débat sur la Russie. D’entrée, les gens sont classés en prorusses et antirusses, ou pro-Poutine et anti-Poutine. L’idéologie définit les discours : quand on voit la liste d’intervenants à un forum franco-russe, on a un avant-goût de ce qui sera dit. Cela appauvrit terriblement le débat intellectuel.
Occident-Russie, la paix froide ?
Alors que le cessez-le-feu signé entre la Russie et l'Ukraine reste fragile sur le terrain, Le Monde a invité deux spécialistes français de l'espace post-soviétique à échanger sur l'avenir des relations entre l'Occident et la Russie, et les enjeux pour la paix et la sécurité sur le Vieux continent.
L'URSS existe toujours sur Internet, et c'est devenu la zone
Plus de 118 000 sites utilisent encore aujourd’hui un nom de domaine en .su, pour « Soviet Union ». Rendez-vous privilégié de cybercriminels russes, cet espace pourrait pourtant ne jamais disparaître.
A l'Est, rien de nouveau
Le mur de Berlin est tombé, mais le rapport de force entre l'Est et l'Ouest continue. L'histoire n'est pas finie.
Russie : "Les sanctions risquent de conforter Poutine dans sa ligne dure"
Quels effets ont eu pour l’instant les sanctions adoptées par l’UE et les États-Unis vis-à-vis de la Russie ?
- Il faut en distinguer les effets économiques, qui se font déjà sentir en Russie, des effets politiques, pour l'heure nuls.
Depuis l'annexion de la Crimée, les Occidentaux ont perdu confiance en Poutine
Pensez-vous que le plan de règlement de crise proposé par Vladimir Poutine pose vraiment des questions de fond pour en finir avec le conflit ukrainien ou est-ce une simple manœuvre pour gagner du temps ?
- Aujourd'hui, il est difficile de répondre à cette question. Le président russe Vladimir Poutine a toujours fait dans la dichotomie. Sur un plan politique, il a parlé de paix et de règlement de conflit avec son homologue ukrainien à Bénouville (en France) en juin et à Minsk la semaine dernière.
Poutine et ses rêves de Nouvelle Russie
Pas un discours sans que le tsar du Kremlin, Vladimir Poutine, n'exalte la « Novorossia », Nouvelle Russie dans la langue de Tolstoï. D'où vient cette expression qui a fait son apparition dans les discours du président russe lorsqu'il a annexé la Crimée au nez et à la barbe d'autorités ukrainiennes impuissantes? II l'utilise pour la première fois en avril lors d'une allocution télévisée pour désigner les régions d'Ukraine susceptibles de revenir a la Russie.
Que cherche Vladimir Poutine avec un "statut étatique" pour l'est de l'Ukraine?
Il ne s’agit pas d’une évolution doctrinale de Moscou, mais plutôt de la volonté de traduire en gain politique l’évolution militaire sur le terrain en Ukraine, où les insurgés ont résisté à la tentative de reprise en main de Kiev et marquent des points. Depuis la chute de Ianoukovitch, la Russie souhaite en effet que les autorités ukrainiennes aillent vers une fédéralisation du pays afin que la partie orientale gagne en autonomie, voire se sépare.
"La Russie conçoit sa politique en termes de rapport de force"
Les sanctions ciblées décidées jusqu’ici par les Etats-Unis et l’UE à l’encontre de la Russie ont-elles eu des effets ?
- Oui et non. Oui au regard de la fuite des capitaux, estimée pour le premier semestre 2014 à plus de 75 milliards de dollars [56 milliards d’euros, ndlr], soit plus du double par rapport à la même période 2013. Cela traduit une incontestable fébrilité des milieux économiques russes. Non, au regard du discours politique qui se durcit, comme si le Kremlin se préparait à une crise de longue durée avec l’Occident.
"Face à la Russie, l'introuvable réponse européenne"
La politique de sanctions graduées mise au point par l'UE n'a pour l'heure pas porté ses fruits. Si les Européens ont légèrement durci leurs mesures ciblées ce jeudi, ils apparaissent surtout divisés et impuissants, face à une économie russe certes fragile, mais nullement impactée pour l'instant.
Pourquoi les sanctions américaines contre la Russie sont-elles plus dures que celles de l'Europe?
Lorsqu'il s'agit de la Russie, les intérêts américains et européens ne sont pas alignés. La Russie reste le principal fournisseur de l'Union européenne pour son pétrole, son gaz et son charbon. Par conséquent, le niveau d'interdépendance entre la Russie et l'UE est très supérieur à l'interaction existant entre les États-Unis et la Russie.
"Poutine essaye de créer une nouvelle carte du monde où l'Occident n'est plus qu'un petit point"
Nous avons sollicité, hier, en début d’après-midi, Tatiana Kastouéva-Jean, spécialiste du monde russe à l’Ifri, pour nous éclairer sur les derniers développements autour de la Russie (nouvelles sanctions mais aussi création par les BRICS -Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud- d’une banque de développement). Depuis, le crash de la compagnie aérienne Malaysian Airlines à la frontière russo-ukrainienne a encore fait monter les tensions d’un cran.
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