La politique russe de recrutement de combattants et d’ouvrières en Afrique subsaharienne
La guerre russo-ukrainienne, déclenchée le 24 février 2022, s’est rapidement internationalisée. La Russie et l’Ukraine se sont très vite efforcées de mobiliser leurs alliés afin d’obtenir un soutien politique et diplomatique, ainsi que des ressources militaires et économiques. Mais les deux belligérants ont aussi cherché à recruter des étrangers à titre privé pour soutenir leurs efforts de guerre respectifs. Cette politique est globale et s’étend de l’Amérique latine à l’Extrême-Orient. L’Afrique subsaharienne, dans ce panorama, présente un intérêt particulier car elle constitue un vivier de recrutement vaste et facilement accessible, en raison de taux de pauvreté élevés dans la plupart des pays de la zone conjugués à un important désir d’émigration.
Mobilisation générale : un test grandeur nature pour Moscou
Les victoires ukrainiennes se multiplient sur le front est ukrainien, occasionnant une retraite désorganisée des troupes d'occupation russes. Face à une telle retraite, des critiques commencent à se faire entendre dans le paysage politique et médiatique russe. Ces dernières portent notamment sur l'absence de mobilisation générale, vue comme une solution pour beaucoup de personnalités favorables à la guerre.
Conférence RAMSES 2023 : débat entre Thierry de Montbrial et Ulysse Gosset (Replay vidéo)
Intervention de Thierry de Montbrial interviewé par Ulysse Gosset éditorialiste international sur BFM TV à l'occasion de la conférence de présentation du RAMSES 2023, le 12 septembre 2022 à l'Ifri.
Guerre en Ukraine : "La Russie n'a plus la force de mener une grande offensive"
Balakliia, Koupiansk, Izioum… Depuis quelques jours, l’armée ukrainienne engrange les succès face aux forces russes sur le front nord-est. L’armée de Kiev assure avoir repris environ 3 000 kilomètres carré depuis début septembre, essentiellement à la faveur d’une contre-offensive surprise dans les régions de Kharkiv et de Donetsk. Lundi, les autorités ont affirmé avoir « réussi à chasser l’ennemi de plus de vingt localités » en 24 heures, face à des adversaires qui « abandonnent leurs positions hâtivement et s’enfuient ». Dans le sud, la contre-attaque lancée fin août autour de Kherson est moins spectaculaire mais progresse, avec 500 km2 reconquis en deux semaines.
Quelles conséquences aura cette déroute sur la Russie, qui bombarde les secteurs perdus ? Jusqu’où pourra aller la rapide avancée ukrainienne ? Pour Dimitri Minic, chercheur au Centre Russie/NEI de l’Institut français des relations internationales (Ifri) et spécialiste des forces armées russes, « la Russie a perdu l’initiative ».
"Poutine regarde le compromis comme l'apanage des faibles et des vaincus"
Dans une interview accordée en marge de la 6e Conférence internationale de Tbilissi, coorganisée par l’European Center for economic policy, le John Mc Cain Institute et le George W Bush institute, le spécialiste de politique étrangère Bobo Lo revient sur les grands désordres d’un monde qui s’est « désuniversalisé ».
Thierry de Montbrial : « Les États-Unis ont repris en main la destinée de l’Europe »
La guerre menée par la Russie en Ukraine a permis aux États-Unis de se poser en protecteurs du continent mais aussi de renforcer leur influence au détriment de la volonté d’autonomie stratégique des Européens. À l’occasion de la publication du Ramses, ouvrage prospectif de l’Institut français des relations internationales, son président, Thierry de Montbrial, fait part de ses inquiétudes.
La Russie dans la guerre - RAMSES 2023
À l'occasion de la parution de Ramses 2023, nous avons posé trois questions à Tatiana KASTOUÉVA-JEAN, directrice du Centre Russie/NEI de l'Ifri.
Le paradoxe colonial de la Russie
En Ukraine, la Russie mène une guerre coloniale sous couverture nucléaire. Renouant avec l’histoire impériale et soviétique, Vladimir Poutine s’est lancé dans une « opération militaire spéciale » qui s’est transformée en guerre d’attrition. Aux objectifs initialement affichés – « démilitarisation » et « dénazification » – s’est ajouté un objectif de conquête territoriale.
Le retour de la menace nucléaire
La guerre chaude est-elle de retour ? La menace nucléiare militaire, celle qui croyait amoindrie avec la chute de l'URSS, a ressurgi avec la déclaration de Vladirmir Poutine, le 27 février 2022, qui annonçait mettre en alerte la "force de dissuasion" russe. Où en est-on, six mois après le début de la guerre ?
Nucléaire : la Russie met en danger l’architecture de non-prolifération et de maîtrise des armements
Alors que Moscou a rejeté vendredi le document final rédigé lors de la 10e conférence de réexamen du Traité de non-prolifération, l’invasion de l’Ukraine fragilise les efforts pour le désarmement nucléaire international.
Guerre en Ukraine : la centrale nucléaire de Zaporijia, une arme de chantage pour Poutine
Contrôler la plus grande centrale nucléaire d'Europe offre au chef du Kremlin, prêt à prendre tous les risques, un moyen de pression sur Kiev. Et sur les Occidentaux.
"Il est vain de penser que la Chine puisse jouer un rôle constructif dans cette guerre"
Pendant que l'invasion russe se poursuit en Ukraine, Marc Julienne, chercheur et responsable des activités Chine au Centre Asie de l’Institut français des relations internationales (IFRI), fait le point sur les relations entre Vladimir Poutine et Xi Jinping.
Guerre en Ukraine : renforcer 27 armées pour soutenir une défense européenne commune
DÉCRYPTAGE - L’Europe ne serait pas en mesure aujourd’hui d’assurer seule sa défense en dehors de l’Organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan).
Conflit russo-ukrainien: l’armée française (re)découvre qu'elle manque de muscle
Malgré la remontée en puissance du budget militaire depuis 2017, les forces françaises apparaissent insuffisamment armées face à la menace de conflits de haute intensité, comme en Ukraine. Un grand rattrapage semble inévitable. Il sera coûteux.
Guerre en Ukraine: «la Chine a une neutralité de façade»
Le ministre chinois des Affaires étrangères s'est à nouveau refusé ce lundi 7 mars à condamner l'invasion russe en Ukraine et a assuré que l’amitié entre Pékin et Moscou était « solide comme un roc ». L’analyse de Marc Julienne, chercheur au Centre Asie de l'Institut français des relations internationales (Ifri).
Elie Tenenbaum : "L'armée russe a besoin de détourner l'attention du théâtre des opérations."
Onze jours après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la diplomatie peut-être encore avoir de l'influence sur Vladimir Poutine ? Respectivement professeur en études russes et soviétiques à l’Université Rennes II et directeur du Centre des études de sécurité de l'Institut français des relations internationales, Cécile Vaissié et Elie Tenenbaum sont les invités de France Inter.
Russie, Chine : l’alliance ambiguë
La Chine a-t-elle les moyens de soutenir économiquement la Russie, est-ce surtout son intérêt de s’aligner sur Moscou ?
Arme nucléaire : “Vis-à-vis de la Russie, nous sommes dans un rapport du faible au fort”
Pour la première fois depuis des décennies, l’Europe est menacée par une puissance nucléaire. Une menace proférée par Vladimir Poutine, à plusieurs reprises, et qui inquiète tant sur le sol ukrainien qu’à l’Ouest de l’Europe. Que faudrait-il pour qu’une arme nucléaire russe soit effectivement utilisée ? Que prévoit concrètement la doctrine russe ? La France a-t-elle les moyens de rivaliser ?
« Quelle est la position de la Chine dans le conflit russo-ukrainien? »
Le 1er mars, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi s'est entretenu avec son homologue ukrainien Dmytro Kuleba. Wang Yi a « regretté l'éclatement du conflit entre l'Ukraine et la Russie » et s'est dit « extrêmement attentif aux dommages subis par les civils ». Il s'agit de la première interaction de haut niveau entre les deux pays depuis le début du conflit. Jusque-là, la partie chinoise s'était montrée plus que discrète à l'égard de la situation en Ukraine.
Marqué par l'Ukraine, le discours de Joe Biden sur l'état de l'Union rassemble au-delà des clivages
Cette intervention est l'occasion pour lui d'inverser la dynamique des sondages, très mauvaise à quelques mois des élections de novembre.
Bombardements aveugles, pertes civiles: craintes d'un bain de sang en Ukraine
Bombardements massifs et destructeurs, accusations de "crimes de guerre" et d'utilisation d'armes prohibées: l'offensive russe en Ukraine commence à évoquer sinistrement pour certains les images des guerres syrienne ou tchétchène, et font craindre le déclenchement du redoutable rouleau compresseur russe.
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