Économie
L'économie est un attribut essentiel de la puissance et une composante majeure des relations internationales. Alors que les tensions géopolitiques augmentent, les interdépendances économiques restent fortes.
Sujets liés
1929-1990-2008 : les leçons des crises passées face à la crise actuelle
La crise de 1929, la crise japonaise des années 1990, génèrent leurs leçons en politique intérieure : d’abord l’obligation de prendre très au sérieux les menaces de crises des liquidités, et les premières mesures à leur opposer : purge du système, relance budgétaire... Elles ont aussi leurs leçons en matière de coordination internationale, au premier chef sur les axes possibles de réforme du système financier : liberté de mouvement des capitaux, ou cloisonnement de la finance.
Agriculture et développement : impasse à l'OMC
Ce ne sont pas tant les questions des subventions et du protectionnisme agricoles, pourtant inlassablement mis en cause dans le débat international, que les contradictions inhérentes au cycle de négociations lui-même, qui sont responsables de l’échec des négociations de l’OMC à Genève. En rebaptisant cette négociation « cycle du développement » peu après son ouverture à Doha, on a tenté de lui donner une nouvelle rationalité, qui s’est avérée largement contre-productive.
Nourrir la planète de façon durable est possible, à condition que...
'La planète comptera plus de 9 milliards d'habitants en 2050. D'où la question de la capacité des agricultures du monde à satisfaire les besoins alimentaires d'une population en croissance'.
Quel est l'impact économique des tensions transatlantiques ?
En 2003, les appels au boycott économique ont été nombreux entre États- Unis et pays européens opposés à la guerre en Irak mais n’ont pas eu de véritables effets économiques. Plusieurs facteurs peuvent expliquer la faible perméabilité des échanges aux tensions politiques, et au premier chef la transnationalité des entreprises. Il n’est en revanche pas exclu que, sur le long terme, la dégradation de certaines images nationales affecte la diffusion de produits emblématiques.
La crise et la gouvernance européenne
La crise financière frappe une Europe institutionnellement mal en point. La présidence française a donné à l’UE l’illusion d’être gouvernée, sans instituer de gouvernance nouvelle. La Commission s’est marginalisée, et le Conseil n’a démontré aucune autonomie par rapport à sa présidence semestrielle. La Banque centrale est sans doute l’institution qui a le mieux réagi. Quant au traité de Lisbonne, il n’est pas bien sûr qu’il puisse remédier à une faiblesse persistante de l’exécutif européen.
La crise économique mondiale : enjeux et réformes
L’intégration des marchés financiers et le développement du commerce international ont eu par le passé un effet multiplicateur au service de la croissance. Le mécanisme fonctionne désormais à rebours et la chute de la demande se diffuse à travers le monde.
Crise financière, consensus et contrariétés
La crise actuelle ne reflète pas la perversité du système financier, mais de pratiques sociales complexes. Il faut se détacher des interprétations faussement évidentes, qui cachent les raisons réelles. L’aversion envers le risque économique, producteur d’insécurité, augure cependant mal de la reprise. Les critiques des débordements du système financier pourraient déboucher sur une reterritorialisation des échanges. Il faut éviter d’imputer les dérèglements observables à des entités étrangères aux habitudes des sociétés.
Globalisation, crise financière et gouvernance mondiale
Ces vingt dernières années, la globalisation de la finance a beaucoup contribué à la croissance mondiale. Elle a pourtant eu pour conséquence négative de permettre la propagation de la crise à l’ensemble du système financier mondial. Cette crise a mis en évidence la nécessité d’une nouvelle gouvernance mondiale, tant économique pour limiter la durée et l’ampleur de la récession, que monétaire et financière pour éviter, ou tout du moins limiter, les crises futures.
Radioscopies de l'Allemagne 2009
Placée sous le signe de la crise - économique et financière d'abord, avec l'effondrement des valeurs boursières et le ralentissement de la conjoncture, mais aussi géopolitique avec les guerres russo-géorgienne et israélo-palestinienne -, l'année 2008 a confronté l'Allemagne à des défis d'une très grande ampleur. Alors que la République fédérale avait surpris par ses bons résultats économiques en 2007, les experts allemands tablaient au début de l'année 2009 sur une récession sans précédent et une montée du chômage.
Une régulation des télécommunications au service de la concurrence et de l'innovation
Compte-rendu réalisé par Charlotte Teisseire, stagiaire, Ifri Bruxelles.
Negotiating a Korea-EU Free Trade Agreement: Easier Said Than Done
A number of countries have chosen recently to shift away from an exclusive support to trade multilateralism and towards regional or bilateral trade agreements.
The political economy of regional integration in East Asia
A widely held consensus view claims that East Asia has been shifting recently from a market-led to an institution-based form of regional economic integration, primarily as a result of the 1997-1998 financial crisis. Next to post-crisis financial cooperation schemes under the ASEAN+3, the surge of Regional Trade Agreements (RTAs) involving East Asian countries is thought by some to further substantiate this claim. The objective of the paper is to question the validity of this claim. By examining the current state of play of economic cooperation, in the financial and monetary areas as well as in the trade sphere, the paper highlights the limitations of the formal regional integration movement in East Asia to date, as well as the vastly different dynamics underlying the financial and trade developments. It also explores the changing nature of intra-regional trade and investment linkages and concludes that this new form of interdependence may be instrumental in changing the trade-offs of formal regional economic schemes.
Crise financière : le salut ne viendra pas d'Asie, pas tout de suite
Certains se plaisaient à croire que l'Asie pourrait échapper à la contagion de la crise financière américaine et assurer le relais des Etats-Unis comme principal moteur de la croissance mondiale. Les tenants de la thèse du " découplage " étaient de ceux-là. Or, il ne fait plus de doute aujourd'hui qu'aucune des économies d'Asie orientale ne sera épargnée par les turbulences financières. Toutefois, les difficultés qu'elles rencontreront devraient être d'une tout autre nature qu'en Occident. Dans ces conditions, bien que l'Asie ne soit pas en mesure d'atténuer dans l'immédiat les effets de la crise, elle pourrait à terme émerger renforcée de cette épreuve. En d'autres termes, la crise actuelle pourrait marquer l'ouverture d'une ère nouvelle où les rapports de force économiques mondiaux seraient plus favorables au continent asiatique.
Au lendemain des élections, les Etats-Unis seront-ils prêts pour un nouveau Bretton Woods ?
Compte-rendu réalisé par Christian Schülke, assistant de recherche, Ifri Bruxelles
Les aides publiques au développement en France et en Allemagne : perspectives comparées
Les ministres européens du Développement ont qualifié l'année 2008 de "cruciale pour le développement et la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD)". Ainsi, la présidence française du Conseil de l'Union européenne consacre un volet à la coopération au développement, s'appuyant en partie sur les initiatives lancées par l'Allemagne en 2007.
La troisième révolution américaine
La présidence de George Bush se solde par un désastre : l'Irak, la corruption, l'incompétence, l'irresponsabilité financière et, en toile de fond, une économie qui rappelle celle de la fin de XIXe siècle, douce aux riches, dure pour les pauvres et surtout menaçante pour les classes moyennes.
La croissance économique chinoise face aux défis de la mondialisation
Cet article est représentatif du courant de pensée des jeunes économistes, qui tentent d'appréhender d'une manière ouverte l'ensemble des contraintes qui pèsent sur le développement chinois.
De l'internationalisation à la globalisation : quels succès, quels défis ?
.
Pour la vérité des prix de l'énergie aux consommateurs
L"un des objectifs de l"Etat-protecteur est d"améliorer le niveau de vie des plus démunis dans la société, mais depuis l"origine, deux moyens sont en concurrence : la modulation d"impôts ou de subventions sur le revenu global de chaque ménage ou la fourniture directe de biens ou de services gratuits ou à tarif réduit. La théorie économique du welfare recommande en général le premier moyen, car le second fausse les choix des ménages et les conduit à ne pas prendre en compte le coût des ressources rares nécessaires à la production de chaque bien et service, coût que sous certaines hypothèses le prix représente.
"Je dois être le maître dans tout et surtout dans ce qui concerne les affaires de la Banque".
.
Après Enron. Wall Street et le gouvernement d'entreprise
Après les scandales financiers de l'année 2002 -Enron, WorldCom, etc.- les pouvoirs publics américains et les différents acteurs des marchés financiers ont mis en œuvre un ensemble de mesures destinées à restaurer la confiance des investisseurs.
Pour une relance du cycle du développement: refonder le consensus multilatéral après Cancun
Le programme de développement de Doha conjuguait trois demandes divergentes des membres de l’OMC: les pays en développement voulaient rééquilibrer en leur faveur les accords existants; les Etats-Unis voulaient un nouveau cycle de libéralisation ; l’Europe le voulait aussi, mais en l’équilibrant par un enrichissement des règles économiques mondiales sur les 'sujets de Singapour'.
Cancun a fait éclater ces ambiguïtés et l’échec de la conférence pourrait engendrer une panne durable de l’OMC. Cette dernière doit affronter deux grands défis.
Théorie de la croissance: les leçons pour les pays en développement - Revue sélective de la littérature théorique et empirique
.
FDI and the Economic Status of Korea: The Hub Strategy in Perspective
Cet article sur la Corée traite des changements relatifs aux politiques d’investissements directs à l’étranger (IDE) et examine la récente évolution de l’investissement étranger.
La crise budgétaire des Etats fédérés américains
La fin de l'année fiscale 2003 a révélé l'ampleur de la crise budgétaire des Etats fédérés. Cette étude en analyse les causes politiques et institutionnelles.
L'Emergence du capital-risque : la politique publique française
Un examen de la politique française en matière de capital-risque depuis les années 1980.
Du bon usage de la mondialisation
La mondialisation est souvent perçue comme une force anonyme qui impose, de l’extérieur, des changements aux différents pays. L’ouverture croissante au commerce et aux flux de capitaux résulte pourtant des choix des gouvernements, des pays riches, mais aussi plus récemment des pays pauvres, qui ont cherché à bénéficier des opportunités de l’intégration au sein de plus vastes espaces économiques. La mondialisation appartient à la dynamique des économies modernes, où l’innovation et les besoins en matière de gestion des risques incitent les gouvernements à promouvoir l’extension du recours aux solutions de marché. Le bilan de deux décennies de mondialisation montre que ses effets sont filtrés par le contexte national, qui reflète lui-même les préférences collectives. Les politiques nationales conservent donc un rôle fondamental pour catalyser les effets positifs de la mondialisation, comme pour anticiper et corriger ses effets négatifs. C’est ce que montrent notamment l’analyse de la réduction de la pauvreté dans le monde et l’évolution des inégalités dans les pays industrialisés.
L'architecture financière internationale et les faillites d'Etat
.
L'économie allemande, entre faiblesses structurelles et volonté de réforme
Dans cette note, les deux auteurs font le point sur l'économie allemande. Situant l'Allemagne dans le contexte européen, ils reviennent sur les causes de sa faible croissance et présentent les réformes récemment avancées pour y remédier.
La contestation de la mondialisation : une nouvelle exception française ?
Eddy Fougier est chercheur à l'Ifri (antimondialisation, idées et opinions politiques).
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.