De nouvelles stratégies pour l'Europe de demain ?
La réponse de l’Europe à ses nouveaux défis nécessite de concevoir le présent comme le choc du passé et du futur. Une vision de long terme solide et convaincante est au prix de cet effort de conception.
Sortie ou croissance du charbon ? Analyse des marchés et des politiques en 2017
Les émissions de gaz à effet de serre liées à la combustion du charbon pour la production d’électricité sont un facteur majeur du changement climatique. Cette étude analyse, à différents niveaux, les évolutions récentes des marchés du charbon et de la production d'électricité au charbon dans le monde, et effectue un état des lieux des politiques de sortie du charbon et des perspectives de consommation de cette énergie à moyen terme.
Bruxelles et Gazprom trouvent un terrain d'entente
Le gazier russe devra faire des concessions pour garantir la concurrence dans les pays d'Europe centrale et orientale, mais il échappe à une amende.
Nouvel avion de combat franco-allemand : le début d’une défense européenne ?
C'est un accord inédit en Europe dans le domaine de la coopération militaire. Français et Allemands ont travaillé ensemble pour développer le futur avion de combat. Airbus a signé un premier accord de coopération pour penser et construire le système de combat aérien du futur sensé remplacer à terme le Rafale et l'Eurofighter.
Renforcer la coopération franco-allemande
Le rapport du Cerfa, "France, Germany, and the Quest for European Strategic Autonomy: Franco-German Defence Cooperation in A New Era", NdC n°141, décembre 2017 par Barbara Kunz et Ronja Kempin, entend donner des pistes pour renforcer la coopération franco-allemande. Publié en décembre 2017, il met au point sept recommandations afin de consolider la relation entre ces deux alliés et permettre une intégration européenne accrue dans le domaine de la défense.
Emmanuel Macron face aux doutes du Parlement européen
Le Président Emmanuel Macron fait jouer à la France toute sa place au sein de l'Union Européenne. Alors que les élections européennes approchent, son principal défi sera de relancer le débat sur l'Union, sur un terrain différent. Plus de souveraineté, plus de démocratie...
Washington devrait aider l'Europe à atteindre une « autonomie stratégique » et non la combattre
En 2016, l'Union européenne a publié le rapport intitulé "Mise en oeuvre de la stratégie globale de l'UE", le dernier document publié à ce jour, clarifiant les orientations de l'Union en matière de politique étrangère et de stratégie de sécurité. Le rapport soutient « l'ambition d'une autonomie stratégique pour l'Union européenne ».
Cependant, les sentiments des décideurs américains à l'égard de ces aspirations sont, pour le moins, mitigés.
Davantage d’énergies renouvelables en Europe ? C’est possible
L’Union européenne s’apprête à adopter de nouveaux objectifs de déploiement des énergies renouvelables pour 2030. S’il est tout à fait possible d’aller au-delà des 27% initialement proposés, la stratégie européenne ne sera crédible que si elle s’appuie sur un bon dosage entre contraintes chiffrées et obligations de moyens, tout en incluant d’éventuelles clauses de revoyure.
Europe de la défense : la nouvelle ligne allemande inquiète la France
Exportations d’armes, armement des drones... Paris et Berlin discutent ce jeudi de l’avenir de la défense européenne. Mais depuis que la Grosse Koalition est aux commandes en Allemagne, les positions divergent. L’opération de sauvetage est lancée. Jeudi, la ministre française des armées, Florence Parly, rencontre à Paris son homologue allemande, Ursula von der Leyen. Cette rencontre se déroulera dans un climat un peu différent des six précédentes.
Pologne/Allemagne : quelle coopération dans une Europe « à deux vitesses » ?
Les relations entre la Pologne et l’Allemagne, dégradées depuis octobre 2015, ont pris un nouveau départ au début de l’année 2017. Le pragmatisme d’Angela Merkel, et de nombreux contacts avec les dirigeants polonais, ont permis de renouer le dialogue. Toutefois, les différends persistent et affectent les relations entre les deux pays. En Pologne, la nomination d’un nouveau Premier ministre et le remaniement du gouvernement pourraient avoir pour objectif d’apaiser la situation.
Résolution des litiges Gazprom-Naftogaz : un enjeu majeur pour l'avenir des marchés gaziers européens
Le tribunal d’arbitrage de la Chambre de Commerce de Stockholm a finalement rendu ses deux décisions portant sur les litiges qui ont opposé Naftogaz et Gazprom et dont le montant totalisait environ 125 milliards de dollars.
L'alliance européenne des batteries présente ses priorités
Elle est là : la feuille de route promise en octobre 2017 lors de la mise sur pied de l'Alliance européenne des batteries a été dévoilée à Bruxelles le 23 février. Dix-huit recommandations stratégiques déclinées en 45 actions à mettre en oeuvre d'ici 2025, et qui touchent à l'ensemble de la chaîne de valeur, de la production au recyclage.
L'Alliance européenne des batteries. Peut-on encore éviter la dépendance technologique ?
Avec le lancement de l'Alliance des batteries, l'Union européenne s'engage dans la bataille industrielle avec l'Asie et espère couvrir une grande partie de sa demande domestique de batteries électriques. Néanmoins, l'heure tourne et l'avenir de la production de batteries en Europe dépendra avant tout des stratégies que poursuivront les constructeurs automobiles.
Les énergies renouvelables en Inde: des réponses au défi du financement
L'Inde s'est engagée à lutter activement contre le changement climatique, en développant notamment les énergies renouvelables. Cependant, elle se heurte aujourd'hui au défi du financement de ses projets.
Europe de la défense : les divergences persistent entre Berlin et Paris
L'Europe toujours plus dépendante du gaz russe
Les exportations de Gazprom vers l'Europe ont battu un nouveau record. Un paradoxe alors que l'UE cherche à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou.
Le gaz dans la transition énergétique européenne : enjeux et opportunités
Après des années difficiles pour l’industrie gazière européenne, le gaz revient sur le devant de la scène. Grâce à ses atouts environnementaux, sa flexibilité, sa performance et la diversité de ses usages, le gaz a en effet un rôle majeur à jouer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), l’amélioration de la qualité de l’air et l’intégration des énergies renouvelables (ENR) dans le mix électrique. Ce rôle évoluera dans le temps et il convient de distinguer la période 2015-2030 et la période 2030-2050.
La France, une opportunité pour Vladimir Poutine
Aux yeux des dirigeants russes, la France est toujours considérée comme une opportunité. Peu importe le pseudo-virage de Moscou vers la Chine, son obsession persistante pour les Etats-Unis, les tapes dans le dos (et les coups de poignard) de Vladimir Poutine à son "bon ami" Erdogan ou encore les tapis rouges déroulés pour le roi d’Arabie Saoudite, la relation avec Paris bénéficie toujours d’une attention prioritaire.
Le Monténégro ou la fragilité à toute épreuve
Le Monténégro est désormais membre de l’Alliance atlantique, et peut-être l’État des Balkans occidentaux le plus avancé sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne. Il a pu développer son ancrage régional et ses échanges avec les États voisins, au moment où ses relations avec Moscou se faisaient plus difficiles. Son identité nationale reste néanmoins fragile. L’économie connaît de réelles difficultés, et son système politique fait l’objet d’une contestation interne croissante.
Union de l'Énergie : le paquet "Énergie propre" à mi-parcours
Le 30 novembre 2016, la Commission européenne déposait un ensemble considérable de propositions, le paquet « Énergie propre », visant à restructurer profondément le secteur de l’énergie en Europe, et tout particulièrement le secteur de l’électricité. Les dispositions préconisées sont regroupées en huit sous-ensembles, visant d’une part à faire progresser l’efficacité énergétique et la place des énergies renouvelables, d’autre part à étendre l’emprise du marché et à faciliter les échanges transfrontaliers pour l’électricité.
Quel policy mix de sortie de crise pour la zone euro ? Vers de nouvelles convergences franco-allemandes
La quasi-récession que connaît la zone euro est un motif de grave préoccupation. Cette atonie de la croissance se double d’un phénomène tout aussi exceptionnel : la menace grandissante de déflation. Le déficit de croissance et la trop faible inflation compliquent les ajustements budgétaires structurels encore nécessaires dans certains États européens, notamment en France et en Italie. Plus fondamentalement, ils indiquent que les dysfonctionnements de l’Union économique et monétaire (UEM), mis au jour en 2009-2010 par la crise des finances publiques grecques, sont encore loin d’être tous réglés sur le fond.
European Energy Security Challenges and Global Energy Trends: Old Wine in New Bottles?
Paper produced within the framework of the IAI-OCP Policy Center partnership and presented at the international seminar "Morocco's Role in Fostering Euro-Mediterranean Energy Cooperation" organised in Rabat on 26 September 2014.
L'Union européenne au secours de l'Ukraine
Les relations entre l’Ukraine et l’Union européenne se sont resserrées à l’occasion des récents événements.
La crise ukrainienne ou le malentendu européen
La crise ukrainienne semble avant tout résulter du choc de deux malentendus sur les représentations russes et occidentales.
L'aide de l'Union européenne : du développement à la sécurité, l'exemple du Fonds européen de développement
Au fil de son développement institutionnel et de la multiplication de ses activités, l’Union européenne (UE) a eu tendance à empiler plutôt qu’à rationaliser ses politiques, en créant un outil financier par objectif. De ce fait, les fonds européens sont devenus un labyrinthe dont le coût de gestion est élevé.
L'Europe et l'énergie : un contrat à refonder d'urgence
« L’on en est encore, après dix-sept ans de supranationalité, à chercher comment définir une politique commune de l’énergie, et laquelle. (…) Pouvait-on faire plus en une génération ? Ou les objectifs fixés l’étaient-ils seulement par soucis d’équilibre politique, équilibre qu’il était implicitement convenu de ne pas respecter une fois la machine mise en route ? Entre les ambitions excessives et les hypocrisies nationales, les historiens (…) auront bien du mal à faire le partage ».
Alors qu’est annoncé pour 2014 l’achèvement du marché intérieur du gaz et de l’électricité, ce constat pourrait fort ressembler à un bilan tiré dix-sept ans après le premier paquet de libéralisation du marché, adopté en 1996-1998. Il n’en est rien : ce jugement peu optimiste est porté en… 1970 sur la CECA.
Aides d'État : Réorientation des soutiens aux renouvelables
Les nouvelles lignes directrices européennes concernant les aides d’Etat aux secteurs de l’énergie et de l’environnement pour 2014-2020, amorcent un tournant dans la politique européenne de l’énergie. En faisant basculer les énergies renouvelables vers des mécanismes de marché, la Commission européenne accompagne le ralentissement déjà engagé dans le développement des capacités de renouvelables (éolien et solaire) et permet aux Etats membres de stimuler des investissements à plus long terme : énergies traditionnelles de soutien aux énergies renouvelables et déploiement des réseaux et des nouvelles technologies.
Pour une révision de la politique européenne de l'énergie
La politique européenne de l’énergie est actuellement construite sur un ensemble de dispositions contradictoires et de concepts discutables.
Le Royaume-Uni peut-il présider le Conseil de l'UE en 2017?
« Juridiquement, rien n'empêche le Royaume-Uni d'assurer la présidence », rappelle Vivien Pertusot, directeur du bureau à Bruxelles de l'Institut français des relations internationales (Ifri), avant de concéder: « Mais ce serait quand même étrange ! » L'expert maintient surtout que le pays n'est pas prêt pour ce rôle clé : « Une présidence se prépare longtemps
à l'avance. Le Royaume-Uni a mobilisé ses forces vives ailleurs, notamment dans la préparation du référendum ».
Et si le Royaume-Uni décidait de présider malgré tout ? Cela n'est pas exclu. Pour Vivien Pertusot, il serait même dans l'intérêt des Britanniques d'assumer ce rôle : « Le Royaume-Uni pourrait gérer les affaires courantes et essayer d'influer sur les politiques qui l'intéressent, de telle sorte qu'il puisse en bénéficier une fois sorti de l'UE. Il serait au coeur du jeu institutionnel ».
Malgré le départ du Royaume-Uni, la frontière reste à Calais
Malgré les voix qui s’élèvent en France pour un rétablissement du contrôle aux frontières en Angleterre, il n’y aura pas de retour sur les accords bilatéraux entre la France et la Grande-Bretagne. Paris plaide plutôt pour l’organisation de l’immigration légale entre les deux pays.
Après le Brexit, l'Europe doit-elle encore légiférer sur la qualité des bananes ?
"Depuis cinq ans, le principe de subsidiarité est remis énormément en avant à l'initiative des Néerlandais et des Britanniques", remarque Vivien Pertusot, chercheur et responsable de l'Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles.
La nouvelle géographie des pouvoirs en Europe
« Le changement de l’équilibre des forces au sein du Conseil et plus généralement dans les institutions européennes dépendra beaucoup des sujets et du degré d’activisme passé des Britanniques sur chacun d’entre eux. Ils ont été très actifs sur certains thèmes, sur d’autres beaucoup moins », explique Vivien Pertusot, responsable de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles.
"Je ne crois pas à la contagion de sorties de l'UE"
Dans quel état se trouvent le Royaume-Uni et l’Union européenne au lendemain du Brexit ?
Le Royaume-Uni se réveille très divisé. Il suffit de prendre une carte des résultats pour s’en rendre compte. On voit très clairement qu’il y a deux unions : l’Ecosse, ultra majoritairement pour le « remain », et l’Angleterre et le pays de Galles qui sont majoritairement pour le « leave », à l’exception des grandes métropoles, dont Londres.
L’euroscepticisme a gagné beaucoup de pays européens. Le Brexit peut-il avoir un effet domino ?
Je ne crois pas à la contagion de sorties de l’Union européenne. Par contre, il va y avoir une contagion de la critique européenne. Et c’est sain. Le projet européen n’est pas parfait. Il faut le critiquer. Mais les Le Pen et autres ne représentent pas la majorité dans leurs pays. Et je pense que si l’on organisait un référendum du même type aux Pays-Bas ou en France, le « remain » l’emporterait.
Pourquoi ?
La critique de l’UE traverse quasi tous les Etats membres. Mais il n’y a pas une hostilité généralisée envers l’Union européenne, comme c’est le cas en Angleterre.
Ni contagion ni électrochoc. Quelle est la perspective, alors ? La paralysie ?
C’est le grand débat. Soit on saisit l’opportunité des négociations qui vont s’ouvrir avec le Royaume-Uni – qui vont prendre au moins deux ans – pour lancer un débat transnational sur les projets que l’on a envie de mener ensemble. Sans forcément changer les traités. Soit on rentre dans une forme d’apathie politique. Un trop-plein de crises.
On ne voit pas qui peut ou veut prendre le leadership…
Je suis régulièrement critique sur la relation franco-allemande au niveau européen. Ça peut être utile qu’ils se parlent. Mais ce n’est pas suffisant. Il est nécessaire pour la France comme pour l’Allemagne de prendre conscience de ce qu’est l’Europe du XXIe siècle : une Union où il n’y a pas que les pays fondateurs. Il serait extrêmement contre-productif qu’une initiative soit portée uniquement par ces pays. Il faudra certes l’Allemagne et la France, mais aussi, par exemple, un pays de chaque vague d’élargissement. C’est cette diversité qui reflète l’Union d’aujourd’hui.
Retrouvez l'entretien dans son intégralité ci-dessous.
Les jeunes Britanniques sont-ils aussi europhiles qu'on le dit ?
“Les Britanniques ont depuis le départ noué une relation contractuelle plus que sentimentale avec l’UE. Et cette vision pragmatique est largement diffusée dans la société”, relève Vivien Pertusot de l’Ifri.
Les jeunes Anglais sont aussi moins incités à partir à l’étranger, notamment du fait de leurs lacunes en langues. Dans le système éducatif britannique, l’encouragement à apprendre une seconde langue est souvent plus faible que la moyenne européenne, et l’apprentissage des langues y est globalement en déclin.
Lire l'article.Jour J-1 à Londres : Bruxelles retient son souffle
Un Brexit ouvrirait la voie à deux ans de tractations, minimum. Et en attendant ?« C'est le grand flou », commente Vivien Pertusot, de l'Institut français des relations internationales à Bruxelles. Les eurodéputés britanniques continueront de siéger et de voter sur tout, hormis sur les négociations les concernant. « Et le commissaire britannique Jonathan Hill, en charge des services financiers, pourrait garder son poste jusqu'aux élections de 2019... Ubuesque ! »
Brexit: ne craignons pas la contagion
Les voix se multiplient en France et à l’étranger pour exprimer la peur d’une contagion en cas de Brexit. Qui serait le prochain à prendre la poudre d’escampette ? Cette lecture ignore la réalité des débats nationaux sur l’Union et, plutôt que de songer à la crainte d’un effet domino, il faudrait accueillir l’effet de contagion de la critique de l’Union. C’est une opportunité à saisir tant l’Union européenne (UE) n’est pas débattue et les seuls arguments la concernant sont laissés à ses opposants.
Brexit : Le retrait de l’Union européenne se ferait pas à pas
La consultation historique de jeudi 23 juin dans le Royaume-Uni oblige l’Union européenne à se projeter dans l’hypothèse très plausible du départ d’un État, pour la première fois de son histoire. L’occasion de se réinventer ? « Si le Royaume-Uni sort, Bruxelles mettra en place une stratégie d’autodéfense. Il s’agit de ne pas être conciliant, d’imposer une ligne dure, afin d’éviter les contagions » explique Vivien Pertusot.
Lire l'article.
Et si la foudre tombait sur l’Europe?
Plus qu’une grosse semaine avant le vote crucial des Britanniques sur le maintien ou non de leur pays dans l’Union européenne. Vivien Pertusot est le responsable, à Bruxelles, de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Un «no» à l’Europe ne l’étonnerait pas. Il marquerait le point de départ d’une longue période d’incertitude, pour l’UE.
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.