De l'espérance à l'incertitude : l'Europe, l'énergie et le climat 2008-2012
En ce début d’année 2012, nombreuses sont les questions qui se posent en ce qui concerne la politique européenne en matière d’énergie et de climat, mais pour les identifier, il faut, au préalable, rappeler l’architecture de cette politique, esquisser la toile de fond des grands événements politiques et économiques mondiaux des dernières années et tenter un bilan des succès et des échecs.
L'UE face à la crise. Faut-il plus d'intégration ?
L'Union européenne est face à un défi redoutable : sortir soudée de la crise. Chaque sommet semble être celui de tous les espoirs autant que de la dernière chance. Les informations ne cessent de pleuvoir offrant une situation difficile à cerner.
L'Europe de l'énergie: des politiques à contre-courant
Les politiques de ‘"énergie de l’Union Européenne et des Etats-membres n’ont pas pour but d’obtenir des prix de vertu.
La politique internationale de l'Allemagne : Une puissance malgré elle
La République fédérale a été à la fois témoin et acteur de bouleversements profonds, tels que l’approfondissement et l’élargissement de l’UE, la transformation de l’OTAN, le rééquilibrage des rapports avec Washington, Pékin et Moscou, les guerres dans les Balkans, en Afrique, en Irak et en Afghanistan, sans oublier l’impact des attentats du 11 septembre sur la sécurité européenne.
Le budget européen à l'heure de la crise : Positions allemandes relatives au CFP 2014-2020
Survenue dans le contexte de la crise économique et financière, la proposition de cadre financier pluriannuel 2014-2020 présentée par la Commission européenne en juin 2011 a provoqué des réactions diverses parmi les principaux acteurs allemands.
Incertitudes sur la PSDC : Une nécessaire réflexion franco-allemande
Une année après la présentation d'un « Agenda franco-allemand 2020 » en février 2010, Paris et Berlin peinent toujours à agir de concert en matière de défense, comme le reflète l’absence de traduction concrète d’un certain nombre de mesures annoncées par les deux gouvernements, et les divergences profondes révélées par la crise libyenne.
Transport : le gaz non conventionnel donnera t-il un coup de frein à l'électrique ?
La peur de la fin du pétrole, la nécessité de réduire les émissions de CO2 pour combattre le changement climatique et le problème de l’urbanisation rampante associée aux émissions de polluants nocifs pour la santé ont conduit les gouvernements à chercher des alternatives au pétrole pour le transport routier.
L'Europe, l'énergie et le chaos
La politique européenne de l’énergie dont les Etats et les autorités européennes étaient si fières est en train de tomber dans le chaos.
Mieux gouverner la zone euro : le fragile compromis franco-allemand
Pour de nombreux observateurs allemands, la politique de l'Union européenne (UE) pendant la crise financière a été trop fortement marquée par les conceptions françaises et aurait enfreint des règles fondamentales de l'intégration européenne, mettant ainsi en péril la durabilité future de cette politique d'intégration.
Un leadership par la crédibilité : Prospectives franco-allemandes sur l'avenir de l'Union européenne
Ces Visions franco-allemandes présentent quatre scénarios d’avenir de l’Union européenne (UE) à l’horizon 2020. L’UE dispose incontestablement de ressources politiques et économiques et d’une certaine attractivité, conditions sine qua non pour jouer un rôle de leader. Seul un leadership par la crédibilité, fondé sur une cohérence entre son input et son output politiques, peut faire progresser l’Union de manière significative.
Les Irlandais et le Traité de Lisbonne : Acte II
Depuis que le traité de Lisbonne est entré en vigueur, le blocage institutionnel provoqué par le rejet dudit traité, à 53,4 % des voix, par l’électorat irlandais, fait désormais figure de simple péripétie dans l’histoire communautaire. Il aura néanmoins pesé sur l’avenir de l’Union européenne (UE) et suscité bien des débats et controverses jusqu’au 2 octobre 2009, jour où le 28e amendement à la Constitution était proposé pour la seconde fois à l’approbation des Irlandais.
Le débat sur la Turquie en France : La mise à jour des élections européennes de 2009
C'est avec la campagne du référendum sur le Traité constitutionnel européen du printemps 2005 que la Turquie est devenue un motif récurrent du débat politique interne français.
L'Europe, l'OTAN et la France : les problèmes non résolus de la défense européenne
Certains vocables ne sont pas tout à fait neutres. Qui inscrit en tête d'un article le titre « Moyen-Orient », laisse le lecteur sans indication sur ses tendances ou sympathies vis-à-vis d'Israël ou des Arabes. Mais l'expression « défense de l'Europe » n'a pas été couramment employée par tous ceux qui se sont penchés sur les problèmes stratégiques de notre continent.
L'Europe 1972-1980 : données et perspectives politiques
Cet article a été rédigé à l'occasion de la réunion des directeurs d'Instituts européens des relations internationales qui s'est tenue à Varna (Bulgarie) les 4 et 5 octobre 1972.
Contre l'armée européenne
Quand Démosthène mettait en garde les Athéniens contre Philippe de Macédoine, Démosthène avait raison ! Athènes était une cité, et l'âge venait de plus grands empires. Mais il était deux politiques : l'une qui permettait de les constituer par une alliance et dans la liberté, l'autre qui acceptait de les voir naître de la tyrannie.
Le Royaume-Uni peut-il présider le Conseil de l'UE en 2017?
« Juridiquement, rien n'empêche le Royaume-Uni d'assurer la présidence », rappelle Vivien Pertusot, directeur du bureau à Bruxelles de l'Institut français des relations internationales (Ifri), avant de concéder: « Mais ce serait quand même étrange ! » L'expert maintient surtout que le pays n'est pas prêt pour ce rôle clé : « Une présidence se prépare longtemps
à l'avance. Le Royaume-Uni a mobilisé ses forces vives ailleurs, notamment dans la préparation du référendum ».
Et si le Royaume-Uni décidait de présider malgré tout ? Cela n'est pas exclu. Pour Vivien Pertusot, il serait même dans l'intérêt des Britanniques d'assumer ce rôle : « Le Royaume-Uni pourrait gérer les affaires courantes et essayer d'influer sur les politiques qui l'intéressent, de telle sorte qu'il puisse en bénéficier une fois sorti de l'UE. Il serait au coeur du jeu institutionnel ».
Malgré le départ du Royaume-Uni, la frontière reste à Calais
Malgré les voix qui s’élèvent en France pour un rétablissement du contrôle aux frontières en Angleterre, il n’y aura pas de retour sur les accords bilatéraux entre la France et la Grande-Bretagne. Paris plaide plutôt pour l’organisation de l’immigration légale entre les deux pays.
Après le Brexit, l'Europe doit-elle encore légiférer sur la qualité des bananes ?
"Depuis cinq ans, le principe de subsidiarité est remis énormément en avant à l'initiative des Néerlandais et des Britanniques", remarque Vivien Pertusot, chercheur et responsable de l'Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles.
La nouvelle géographie des pouvoirs en Europe
« Le changement de l’équilibre des forces au sein du Conseil et plus généralement dans les institutions européennes dépendra beaucoup des sujets et du degré d’activisme passé des Britanniques sur chacun d’entre eux. Ils ont été très actifs sur certains thèmes, sur d’autres beaucoup moins », explique Vivien Pertusot, responsable de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles.
"Je ne crois pas à la contagion de sorties de l'UE"
Dans quel état se trouvent le Royaume-Uni et l’Union européenne au lendemain du Brexit ?
Le Royaume-Uni se réveille très divisé. Il suffit de prendre une carte des résultats pour s’en rendre compte. On voit très clairement qu’il y a deux unions : l’Ecosse, ultra majoritairement pour le « remain », et l’Angleterre et le pays de Galles qui sont majoritairement pour le « leave », à l’exception des grandes métropoles, dont Londres.
L’euroscepticisme a gagné beaucoup de pays européens. Le Brexit peut-il avoir un effet domino ?
Je ne crois pas à la contagion de sorties de l’Union européenne. Par contre, il va y avoir une contagion de la critique européenne. Et c’est sain. Le projet européen n’est pas parfait. Il faut le critiquer. Mais les Le Pen et autres ne représentent pas la majorité dans leurs pays. Et je pense que si l’on organisait un référendum du même type aux Pays-Bas ou en France, le « remain » l’emporterait.
Pourquoi ?
La critique de l’UE traverse quasi tous les Etats membres. Mais il n’y a pas une hostilité généralisée envers l’Union européenne, comme c’est le cas en Angleterre.
Ni contagion ni électrochoc. Quelle est la perspective, alors ? La paralysie ?
C’est le grand débat. Soit on saisit l’opportunité des négociations qui vont s’ouvrir avec le Royaume-Uni – qui vont prendre au moins deux ans – pour lancer un débat transnational sur les projets que l’on a envie de mener ensemble. Sans forcément changer les traités. Soit on rentre dans une forme d’apathie politique. Un trop-plein de crises.
On ne voit pas qui peut ou veut prendre le leadership…
Je suis régulièrement critique sur la relation franco-allemande au niveau européen. Ça peut être utile qu’ils se parlent. Mais ce n’est pas suffisant. Il est nécessaire pour la France comme pour l’Allemagne de prendre conscience de ce qu’est l’Europe du XXIe siècle : une Union où il n’y a pas que les pays fondateurs. Il serait extrêmement contre-productif qu’une initiative soit portée uniquement par ces pays. Il faudra certes l’Allemagne et la France, mais aussi, par exemple, un pays de chaque vague d’élargissement. C’est cette diversité qui reflète l’Union d’aujourd’hui.
Retrouvez l'entretien dans son intégralité ci-dessous.
Les jeunes Britanniques sont-ils aussi europhiles qu'on le dit ?
“Les Britanniques ont depuis le départ noué une relation contractuelle plus que sentimentale avec l’UE. Et cette vision pragmatique est largement diffusée dans la société”, relève Vivien Pertusot de l’Ifri.
Les jeunes Anglais sont aussi moins incités à partir à l’étranger, notamment du fait de leurs lacunes en langues. Dans le système éducatif britannique, l’encouragement à apprendre une seconde langue est souvent plus faible que la moyenne européenne, et l’apprentissage des langues y est globalement en déclin.
Lire l'article.Jour J-1 à Londres : Bruxelles retient son souffle
Un Brexit ouvrirait la voie à deux ans de tractations, minimum. Et en attendant ?« C'est le grand flou », commente Vivien Pertusot, de l'Institut français des relations internationales à Bruxelles. Les eurodéputés britanniques continueront de siéger et de voter sur tout, hormis sur les négociations les concernant. « Et le commissaire britannique Jonathan Hill, en charge des services financiers, pourrait garder son poste jusqu'aux élections de 2019... Ubuesque ! »
Brexit: ne craignons pas la contagion
Les voix se multiplient en France et à l’étranger pour exprimer la peur d’une contagion en cas de Brexit. Qui serait le prochain à prendre la poudre d’escampette ? Cette lecture ignore la réalité des débats nationaux sur l’Union et, plutôt que de songer à la crainte d’un effet domino, il faudrait accueillir l’effet de contagion de la critique de l’Union. C’est une opportunité à saisir tant l’Union européenne (UE) n’est pas débattue et les seuls arguments la concernant sont laissés à ses opposants.
Brexit : Le retrait de l’Union européenne se ferait pas à pas
La consultation historique de jeudi 23 juin dans le Royaume-Uni oblige l’Union européenne à se projeter dans l’hypothèse très plausible du départ d’un État, pour la première fois de son histoire. L’occasion de se réinventer ? « Si le Royaume-Uni sort, Bruxelles mettra en place une stratégie d’autodéfense. Il s’agit de ne pas être conciliant, d’imposer une ligne dure, afin d’éviter les contagions » explique Vivien Pertusot.
Lire l'article.
Mise en place concrète du Brexit : un voyage en terra incognita
En cas de victoire du «Leave», dès l'annonce des résultats le 24 juin, le Royaume-Uni entre en «terra incognita». Comme l'explique Vivien Pertusot, responsable du bureau de l'Ifri à Bruxelles, «la seule chose que l'on sait de manière certaine, c'est que si le score est serré, il y a une période de six semaines pendant laquelle l'un des deux camps peut contester les résultats».
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