Europe et Énergie : Bruxelles...entends-tu?
Entends-tu ce cri qui monte des quatre coins de l’Union et qui se résume à une phrase : " En Europe, la politique de l’énergie est incohérente et cela ne peut plus durer ". Cri d’autant plus légitime qu’il émane de responsables de terrain et pas d’eurosceptiques politiques.
Le "green paper" sur l'énergie de la Commission : une copie à revoir
La Commission Européenne vient de rendre public un green paper consacré aux politiques énergétique et climatique à l’horizon 2030.
La France, l'Allemagne et la défense européenne : pour plus de pragmatisme et moins de pathos
Alors que le 50e anniversaire du traité de l’Élysée va être célébré en janvier 2013, la coopération franco-allemande en matière de défense ne vit pas ses heures les plus heureuses.
OMC : quel impact pour le secteur agricole russe ?
L’article analyse les impacts envisageables de l’adhésion de la Russie à l’OMC pour son secteur agricole.
Le traité budgétaire européen (TSCG) et la France : de l'utilité de maintenir l'attention
A l'heure où le Parlement français s'apprête à voter le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), autrement connu sous le nom de 'pacte budgétaire', il convient de clarifier quelques points. Plus généralement, la classe politique française doit prendre la mesure du débat européen : le pacte budgétaire ne doit être vu ni comme la solution à la crise, ni comme un repoussoir. Surtout, la France doit prendre conscience du décalage important entre l'enjeu du jour et l'évolution des débats : le débat d'aujourd'hui a six mois de retard !
L'Europe face à la crise de la dette : les débats politiques allemands
Depuis 2010, la crise de la dette détermine largement la politique européenne de l’Allemagne. Compte tenu du rôle majeur de l’Allemagne en tant que principale garantie des mécanismes de sauvetage, et de l’endettement élevé de nombreux États membres de la zone euro, les débats ont notamment porté sur la question de la gestion de la crise. L’éloignement de l’Union monétaire européenne d’un cadre ordo-libéral et les conséquences qui en découlent ont incité la République fédérale à pousser pour des réformes des structures de gouvernance européennes.
Quand la crise menace la politique extérieure de l'Union européenne
La politique étrangère de l’Union européenne est en crise. L’Europe est en voie de démilitarisation et mise encore sur l’OTAN quand il s’agit de mener des opérations d’envergure.
The Ongoing Economic Crisis - 1 & 2: Comments on the EU Strategy / The Causes of the Crisis
Cette série de notes d'analyse, publiée par l’Ifri et le Canon Institute for Global Studies examine, d’un point de vue japonais, les causes, mécanismes et conséquences de la crise économique mondiale, ainsi que les diverses réponses apportées par les gouvernements pour y faire face.
La présidence polonaise du Conseil de l'Union européenne : Preuve de maturité par temps de crise
En assumant, pour la première fois, la présidence semestrielle du Conseil de l’Union européenne (UE), en juillet 2011, la Pologne s’est trouvée face à de nombreux défis.
Y-aura-t-il un jour un marché européen du gaz et de l'électricité ?
A cette question, j’aurais répondu il y a un an plutôt positivement. Aujourd’hui, je n’en suis plus si sûr. Mon relatif optimisme hier se basait sur le remplacement d’un ensemble d’opérateurs nationaux en situation de monopoles (au moins régionalement) par un oligopole d’opérateurs ayant une part importante de leur activité en dehors de leur pays d’origine. Figuraient dans la liste : EON, EdF, RWE, ENEL, GdFSuez, IBERDROLA, VATENFALLS pour l’essentiel.
Cancun : l'Union européenne n'a pas les moyens de ses ambitions
Texte publié dans La Tribune du 3 décembre sous le titre "Cancun : l'Europe ne donne pas l'exemple".
Parce qu’elle a porté le protocole de Kyoto sur les fonts baptismaux, l’UE peine à renoncer au " leadership " de la lutte contre le changement climatique. Mais alors que s’ouvre la conférence de Cancun et près de 20 ans après Rio, il est temps de comparer ses ambitions et ses réalisations. L’UE se félicite de son choix des 3*20 qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20%, l’amélioration de l’efficacité énergétique de 20% et l’augmentation à 20% de la part des énergies renouvelables dans sa consommation finale d’énergie, par rapport à 1990, année de référence. Mais un examen attentif met en évidence le manque de cohérence des actions européennes.
Les citoyens face à la défense européenne
De toute évidence, la politique européenne de sécurité et de défense navigue à vue et dépend du volontarisme des Etats membres englués dans les affres budgétaires. La recomposition de cette politique avec la mise en place du service européen d’action extérieure, des fonctions de Catherine Ashton qui place " ses pions " et les initiatives bilatérales franco-britanniques accentuent cette impression. L’attentisme est également renforcé par les travaux terminaux autour du nouveau Concept stratégique de l’OTAN.
L'économie européenne de défense malade de la crise
Le secteur européen de la défense génère 86 milliards d’euros si l’on ne tient compte que du chiffre d’affaires 2009 de l’industrie de défense dans les trois segments aéronautique, terrestre et naval. L’industrie de la défense en Europe représente environ 400 000 emplois directs auxquels il faut ajouter 1,8 million d’emplois dans les forces armées. Le volume d’emplois directs de l’industrie de défense et des forces armées en Europe se situe donc aux environs de 2,2 millions.
L'Union européenne, la crise, l'euro – Au-delà des Etats : les nouveaux acteurs internationaux
On trouvera dans ce numéro de quoi alimenter la réflexion sur trois lieux communs – parmi d’autres – qui comptent dans l’analyse contemporaine de la stabilité des sociétés, et donc de leurs relations internationales.
La France et l'Allemagne face à la crise de l'euro : A la recherche de la convergence perdue
L'actualité européenne récente a été marquée par un certain nombre de controverses franco-allemandes depuis le début de la crise économique de 2007 et de la crise budgétaire et monétaire en 2010, qui ont laissé des traces significatives. Les divergences entre les deux gouvernements ont été largement relayées par les médias et ont donné lieu à des échanges publics souvent vifs, mais les deux gouvernements ont fini par trouver des compromis.
La France dans l'OTAN : La culture militaire française et l'identité stratégique en question
Plus de quarante ans après la décision unilatérale du général De Gaulle de retirer les forces armées françaises du commandement intégré de l’OTAN, le président Sarkozy a décidé de faire reprendre à la France sa " participation pleine et entière " dans la structure militaire de l’Alliance atlantique. Avalisée par le Parlement, cette décision, aboutissement d’un processus de " normalisation " vis-à-vis de l’OTAN entamé dans les années 1990, a suscité peu de débats en France.
Les drones MALE : Quelles options pour l'Europe ?
Les pays européens, France en tête, doivent prendre sans tarder une décision en matière de développement et d’acquisition de drones MALE. Leurs choix seront cruciaux non seulement pour préserver la souveraineté opérationnelle des Européens au plan militaire, mais aussi pour garantir l’avenir de l’industrie aéronautique européenne.
La nomination de Vale de Almeida : un symbole de la prédominance de la Commission sur le Service Européen pour l'Action Extérieure ?
La récente nomination de João Vale de Almeida à la tête de la délégation européenne à Washington DC a provoqué des vagues de controverse parmi les Etats-membres. Pourquoi cette manoeuvre de Catherine Ashton est-elle devenue si polémique ? Que nous dit-elle à propos de la position institutionnelle du nouveau Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE) ?
L'engagement sécuritaire européen en Somalie et dans la lute contre la piraterie : réflexions pour la PESD/ PSDC
En décembre 2008, une nouvelle opération dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) a vu le jour : Opération EU NAVFOR Somalie / Atalante - Lutte contre la piraterie.
Brexit - Le timing du divorce
Vivien Pertusot, responsable d'Ifri Bruxelles, répond aux questions de "La Liberté" trois mois après le référendum britannique sur les négociations du Brexit et les prochaines étapes.
Juncker, l'optimiste
Sécurité, investissement, aide à l'Afrique: des annonces ont été faites par le président de la Commission européenne. Pour Hans Stark : Jean-Claude Juncker ne pratique pas la langue de bois et " plutôt que d'aller trop loin dans l'autoflagellation, Juncker a voulu donner de l'espoir aux Européens".
Discours sur l'état de l'union: "une tonalité assez grave"
Pour réagir au discours sur l‘état de l’Union de Jean-Claude Juncker, Euronews a interrogé Vivien Pertusot, responsable du bureau de Bruxelles de l’Ifri.
"Après le Brexit, rien de nouveau sous le soleil en Europe"
Interview sur RCF - Rapprocher les Européens. C’était l’objectif du mini-sommet réunissant les chefs d’Etat français, allemand, et italien. Ils ont tenté de trouver une solution pour l'Europe en crise.
Le Royaume-Uni peut-il présider le Conseil de l'UE en 2017?
« Juridiquement, rien n'empêche le Royaume-Uni d'assurer la présidence », rappelle Vivien Pertusot, directeur du bureau à Bruxelles de l'Institut français des relations internationales (Ifri), avant de concéder: « Mais ce serait quand même étrange ! » L'expert maintient surtout que le pays n'est pas prêt pour ce rôle clé : « Une présidence se prépare longtemps
à l'avance. Le Royaume-Uni a mobilisé ses forces vives ailleurs, notamment dans la préparation du référendum ».
Et si le Royaume-Uni décidait de présider malgré tout ? Cela n'est pas exclu. Pour Vivien Pertusot, il serait même dans l'intérêt des Britanniques d'assumer ce rôle : « Le Royaume-Uni pourrait gérer les affaires courantes et essayer d'influer sur les politiques qui l'intéressent, de telle sorte qu'il puisse en bénéficier une fois sorti de l'UE. Il serait au coeur du jeu institutionnel ».
Malgré le départ du Royaume-Uni, la frontière reste à Calais
Malgré les voix qui s’élèvent en France pour un rétablissement du contrôle aux frontières en Angleterre, il n’y aura pas de retour sur les accords bilatéraux entre la France et la Grande-Bretagne. Paris plaide plutôt pour l’organisation de l’immigration légale entre les deux pays.
Après le Brexit, l'Europe doit-elle encore légiférer sur la qualité des bananes ?
"Depuis cinq ans, le principe de subsidiarité est remis énormément en avant à l'initiative des Néerlandais et des Britanniques", remarque Vivien Pertusot, chercheur et responsable de l'Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles.
La nouvelle géographie des pouvoirs en Europe
« Le changement de l’équilibre des forces au sein du Conseil et plus généralement dans les institutions européennes dépendra beaucoup des sujets et du degré d’activisme passé des Britanniques sur chacun d’entre eux. Ils ont été très actifs sur certains thèmes, sur d’autres beaucoup moins », explique Vivien Pertusot, responsable de l’Institut français des relations internationales (Ifri) à Bruxelles.
"Je ne crois pas à la contagion de sorties de l'UE"
Dans quel état se trouvent le Royaume-Uni et l’Union européenne au lendemain du Brexit ?
Le Royaume-Uni se réveille très divisé. Il suffit de prendre une carte des résultats pour s’en rendre compte. On voit très clairement qu’il y a deux unions : l’Ecosse, ultra majoritairement pour le « remain », et l’Angleterre et le pays de Galles qui sont majoritairement pour le « leave », à l’exception des grandes métropoles, dont Londres.
L’euroscepticisme a gagné beaucoup de pays européens. Le Brexit peut-il avoir un effet domino ?
Je ne crois pas à la contagion de sorties de l’Union européenne. Par contre, il va y avoir une contagion de la critique européenne. Et c’est sain. Le projet européen n’est pas parfait. Il faut le critiquer. Mais les Le Pen et autres ne représentent pas la majorité dans leurs pays. Et je pense que si l’on organisait un référendum du même type aux Pays-Bas ou en France, le « remain » l’emporterait.
Pourquoi ?
La critique de l’UE traverse quasi tous les Etats membres. Mais il n’y a pas une hostilité généralisée envers l’Union européenne, comme c’est le cas en Angleterre.
Ni contagion ni électrochoc. Quelle est la perspective, alors ? La paralysie ?
C’est le grand débat. Soit on saisit l’opportunité des négociations qui vont s’ouvrir avec le Royaume-Uni – qui vont prendre au moins deux ans – pour lancer un débat transnational sur les projets que l’on a envie de mener ensemble. Sans forcément changer les traités. Soit on rentre dans une forme d’apathie politique. Un trop-plein de crises.
On ne voit pas qui peut ou veut prendre le leadership…
Je suis régulièrement critique sur la relation franco-allemande au niveau européen. Ça peut être utile qu’ils se parlent. Mais ce n’est pas suffisant. Il est nécessaire pour la France comme pour l’Allemagne de prendre conscience de ce qu’est l’Europe du XXIe siècle : une Union où il n’y a pas que les pays fondateurs. Il serait extrêmement contre-productif qu’une initiative soit portée uniquement par ces pays. Il faudra certes l’Allemagne et la France, mais aussi, par exemple, un pays de chaque vague d’élargissement. C’est cette diversité qui reflète l’Union d’aujourd’hui.
Retrouvez l'entretien dans son intégralité ci-dessous.
Les jeunes Britanniques sont-ils aussi europhiles qu'on le dit ?
“Les Britanniques ont depuis le départ noué une relation contractuelle plus que sentimentale avec l’UE. Et cette vision pragmatique est largement diffusée dans la société”, relève Vivien Pertusot de l’Ifri.
Les jeunes Anglais sont aussi moins incités à partir à l’étranger, notamment du fait de leurs lacunes en langues. Dans le système éducatif britannique, l’encouragement à apprendre une seconde langue est souvent plus faible que la moyenne européenne, et l’apprentissage des langues y est globalement en déclin.
Lire l'article.Soutenez une recherche française indépendante
L'Ifri, fondation reconnue d'utilité publique, s'appuie en grande partie sur des donateurs privés – entreprises et particuliers – pour garantir sa pérennité et son indépendance intellectuelle. Par leur financement, les donateurs contribuent à maintenir la position de l’Institut parmi les principaux think tanks mondiaux. En bénéficiant d’un réseau et d’un savoir-faire reconnus à l’international, les donateurs affinent leur compréhension du risque géopolitique et ses conséquences sur la politique et l’économie mondiales. En 2026, l’Ifri accompagne plus de 90 entreprises et organisations françaises et étrangères.